09/05/2026
Vous avez déjà eu ce genre de patient qui fait, sous forme de blague, une remarque sur des idées noires, des pensées suicidaires, ou l’envie de tuer quelqu’un? 😳
Il n’est pas toujours facile de savoir comment y réagir…
Je pense que c’est une occasion d’utiliser notre compétence à métacommuniquer. Métacommuniquer, c’est parler de ce qui se passe à ce moment-là de la séance.
C’est leur dire par exemple : « vous me dites ça en riant, mais sur le fond, ça ne me fait pas vraiment rire. En réalité, vous pensez réellement à mettre f*n à vos jours ? Si c’est le cas, souhaitez-vous en parler ?»
L’idée étant de ne pas éviter le sujet, de ne pas le contourner ou le prendre trop à la légère, mais d’ouvrir une porte pour parler du vrai sujet, mais de ne pas l’imposer non plus et de respecter leur position.
Ce respect de leur position qui fait partie du non vouloir stratégique et parfois difficile pour le thérapeute, mais il est indispensable afin d’ être vraiment là où souffre le patient.
S’il me répond : « c’était juste en riant», je vais lui dire que pour moi c’est important d’avoir cette précision, car j’ai d’autres personnes qui m’en parlent sans rire et avec une véritable intention.
Si, au contraire, il confirme que c’est une idée qui lui trotte dans la tête, je vois avec lui à quel point et comment elle représente un problème pour lui. Cela peut devenir l’objet de notre travail ou bien c’est une conséquence d’un autre problème que nous aborderons ensemble.