01/04/2026
J’admire cette renoncule. Ses pétales sont si serrés qu’ils semblent se protéger les uns les autres, créant ce dégradé fascinant, de sombre et de lumière.
C’est une image qui me parle beaucoup de ce qui se joue en thérapie chez un.e psychologue clinicien.ne.
Souvent, on arrive en séance comme cette fleur : dense, compact, avec nos couches d'émotions et de souvenirs, nos habitudes et notre armure.
Le travail psy, ce n’est pas forcer l’ouverture, on abîmerait la fleur. C’est apporter un peu d’air et de lumière entre chaque épaisseur.
C’est un processus où l’on s’autorise, petit à petit, à relâcher la pression. On déplie un pétale, puis un autre. On explore les nuances de notre propre camaïeu intérieur, sans jugement. Et doucement, ce qui était une masse fermée et pesante devient un espace plus épanoui, où l'on respire enfin.
On ne change pas qui l'on est, on se donne simplement la place d'exister tout entier.