07/04/2026
Après Pâques commence l’Octave de Pâques, huit jours qui nous invitent à méditer sur la résurrection.
Aujourdhui, la tradition célèbre l’Évangile de Jean et revient sur la résurrection annoncée à Marie-Madeleine.
Marie-Madeleine est arrivée au tombeau. Elle pleure, car il est vide. Tout ce qu’elle croyait solide semble s’être effondré. Jésus n’est plus là, il a disparu.
Mais elle ne fuit pas.
Elle reste.
Elle parle d’abord avec des anges, puis avec un homme qu’elle prend pour le jardinier alors qu’il s’agit de Jésus. Elle ne le reconnaît pas.
Cette scène est à la fois simple et bouleversante.
Marie-Madeleine est dans le deuil, dans la confusion, dans l’incompréhension, dans le déni.
Elle ne voit pas, dans un premier temps, qu’une vie nouvelle se tient déjà devant elle. Elle vit encore dans le passé et dans la mort de Jésus.
Et nous aussi, parfois, nous sommes en pleine renaissance sans le voir. Une vie nouvelle est déjà là, discrète, presque invisible, mais nous restons aveugles.
Et cet aveuglement peut aussi nous conduire à ne pas savoir reconnaître immédiatement la valeur, la beauté et la lumière de nos proches.
Ce n’est que lorsque Jésus prononce son nom avec amour que Marie-Madeleine le reconnaît et qu’elle comprend qu’il est ressuscité.
Elle aussi lui répond alors avec un seul mot : « Rabbouni ».
Ce passage magnifique nous éclaire sur une autre dimension de la vie humaine. Les résurrections et renaissances n’ont pas besoin de grands discours ou de signes éclatants.
Un seul mot empli d’amour peut suffire.
Et une seule réponse emplie d’amour peut changer la face du monde.
Les longs discours sont inutiles. L’amour est simple. Il ne s’encombre pas de fioritures. Il va à l’essentiel.
Enfin, l’extrait de cet évangile nous révèle que Marie Madeleine ne garde pas la bonne nouvelle de la résurrection pour elle. Non!
Elle s’empresse de transmettre le flambeau aux disciples, et de diffuser cette lumière autour d’elle.
Et nous sommes tous invités à faire de même. La lumière et notre lumière ne se gardent pas. Elles s’offrent et se partagent afin qu’elles puissent atteindre tous les cœurs qui en ont besoin. Soyons généreux et ouverts.
Ce mardi de l’octave de Pâques nous amène ainsi à un nouvel examen de conscience :
Dans quelle situation puis-je rester simplement présent, même si je ne sais pas quoi dire ou faire?
Quels aspects de ma vie sont en transformation, même si je n’ai pas encore de résultats visibles?
Où ne vois-je pas la grandeur des autres?
Qui autour de moi est ignoré ou sous-estimé et mérite que je voie sa lumière?
Où ne reconnais-je pas ma propre valeur ou ma propre lumière?
Quels mots simples puis-je prononcer aujourd’hui pour encourager, consoler, soutenir ou changer une situation?
Est-ce que je garde parfois pour moi des choses belles ou positives alors que je pourrais les partager?
Quels mots puis-je accueillir pour laisser l’amour transformer ma journée?
Ai‑je déjà sous-estimé la force d’un simple mot dans mes relations?
Comment puis-je transmettre aujourd’hui la lumière que j’ai reçue ou expérimentée?
♥️✨🙏
Page: Julie Geurts Kinésiologue
Source du texte : Diana Becker