27/03/2026
Je ne suis qu’une femme parmi tant d’autres.
Une femme née dans un monde où, très tôt, la douceur a côtoyé la dureté et l'incompréhension de ma sensibilité.
Depuis ma naissance, mon chemin a été traversé de souffrances que j'ai appris à taire pour ne pas déranger des parents trop jeunes pour s'y poser.
J'ai appris à encaisser des déceptions en me pliant au non amour de moi-même.
Mon chemin a été pavé d’incompréhensions qui laissent des traces invisibles,
des trahisons qui ont renforcé mon manque de confiance,
des blessures, parfois morales, parfois physiques. Sans ne jamais rien dire.
Oui j’ai appris à me taire, croyant qu'il n'y avait aucune autre alternative.
J'ai appris à contenir tout ce qui pouvait me faire souffrir.
À porter en moi ce qui ne trouvait pas d’espace pour être entendu.
Mais le silence n’a pas éteint mon être.
Il l’a creusé.
Il l’a façonné.
Il a su me montrer que j'aimais l'humain tel qu'il est, malgré tout.
Et aujourd’hui, en regardant ce chemin, je comprends.
Je comprends que chaque épreuve, aussi dure soit-elle, m’a menée vers une vérité plus grande.
Je comprends que tout ce qui a blessé la fille, la femme, la mère, était là pour montrer mes ressources cachées, voir insoupçonnées.
Oui j'ai pensé que je n'étais "bonne à rien". Ces mots là, je les ai tellement entendus de nombreuses foi, que je les ai crus et que je les ai mis au services de mes blessures.
Et puis, un chemin s'est dessiné en travers de cette route, sans même que je le décide.
Il s'est imposé pour me montrer que l'on pouvait aimer malgré tout. Que cela devait d'abord passer par moi-même, pour pardonner et mieux aimer.
Il m'a appris que le cœur ne raisonne pas, il se lance là où il s'embrase, là où il sait où aller sans en comprendre le sens.
J’ai appris à transformer la douleur en conscience,
les blessures en force,
et les ombres en amour.
Je ne suis plus seulement celle qui a subi.
Je suis celle qui a traversé.
Celle qui a choisi de ne pas se perdre.
Ma raison d’être est là, désormais :
être une femme accomplie,
une femme debout,
une femme qui a alchimisé son histoire pour en faire une lumière.
Une femme capable d’aimer profondément, de veiller avec douceur et puissance, sur tout ce qui vient à elle.
On dit de moi que je suis "une mère veilleuse", au sens le plus vaste du mot.
Une présence.
Un refuge.
Une force tranquille.
Mais pour moi, dans ce que j’ai traversé,
je suis devenue simplement
vivante, entière, debout entre ciel et terre.
Gratitude à la vie, d'avoir répondu aux choix de mon âme, pour peut-être devenir meilleure.
Ensemble sur le chemin du coeur 😉 ❤️🙏✨
Page: Julie Geurts Kinésiologue
Source : Nadine Méjean