19/12/2025
Et si les cases dans lesquelles on nous installé nous empêchaient d’évoluer ?
Hier, une discussion m’a fait réaliser à quel point certaines idées restent tenaces.
Du style :
👉 « Je suis Ennéagramme type 1 / 2 / 3… donc je réagis comme ça. »
* Comme si le fait de poser un mot suffisait à figer qui nous sommes.
* Comme si, une fois l’étiquette collée, l’évolution n’était plus nécessaire… voire plus possible.
⚠️ Petit rappel important :
L’ennéagramme repose effectivement sur 9 grands types, mais aucun modèle sérieux ne prétend que l’être humain se résume à une seule case. Ces outils sont censés être des repères, pas des vérités absolues.
Si nous n’étions que 9 types de personnes :
* nous ne serions pas uniques
* nos histoires de vie n’auraient aucun impact
* nos blessures, nos prises de conscience, nos phases d’évolution seraient secondaires
Or… c’est tout l’inverse.
Mettre un mot sur un fonctionnement peut aider à comprendre, mais s’y accrocher pour justifier, figer ou se limiter, c’est autre chose.
Et le plus préoccupant, c’est que ces étiquettes sont aujourd’hui largement utilisées en entreprise.
Sous couvert de “mieux comprendre les personnes”, certains employeurs – et surtout certains dirigeants – se persuadent de nous connaître au plus profond de notre âme après quelques tests ou profils.
➡️ Résultat ?
* Des décisions prises sur base d’étiquettes.
* Des attentes figées.
* Et parfois même des tentatives de manipulation, conscientes ou non :
« Puisque tu es comme ça, voilà comment tu vas réagir… donc voilà comment je vais m’y prendre. »
C’est pareil avec certaines cases liées aux troubles ou diagnostics :
👉 « Je suis TDAH »
👉 « Je suis ceci, je suis cela… donc voilà, c’est comme ça. »
Attention :
👉 poser un diagnostic peut être aidant, soulageant, structurant.
Mais s’y réduire totalement peut devenir enfermant.
✅ Un trouble n’est pas une identité.
✅ Un diagnostic n’est pas une définition de l’âme.
✅ Une étiquette n’explique jamais toute la richesse d’un être.
Tu es peut-être dans une période de remise en question, un moment où tout est plus lent, plus flou, plus inconfortable.
Et c’est OK.
Mais une phase n’est pas une identité!!!!
✨ Les outils sont faits pour éclairer, pas pour enfermer.
✨ Les mots peuvent aider à comprendre, mais ils ne disent jamais tout.
✨ L’évolution commence souvent là où on enlève les œillères.
De mon côté, je ne m’arrête pas à une case.
Et bien souvent, je ne m’y repose même pas du tout.
Quand j’accompagne quelqu’un, mon intention n’est pas de travailler une étiquette, mais d’aller à la rencontre de la personne dans sa profondeur, au-delà de ce dans quoi on l’a installée – parfois malgré elle.
Parce que ce n’est pas une case qui a besoin d’être écoutée, mais un être vivant, avec son histoire, son rythme, ses couches, et son potentiel d’évolution.