16/04/2026
Caroline Alirol est mère d’une petite fille victime d’agressions sexuelles par un animateur dans le cadre périscolaire, dans un petit village du nord de la France. Elle vient de publier l’Effet Témoin (Braquage), un livre pour guérir mais aussi pour dénoncer les failles du système.
📣 « On avait le sentiment que c’est un sujet dont il ne fallait pas trop parler. Il faut qu’on parle de ces sujets-là, que les écoles et le périscolaire se forment au recueil de la parole de l’enfant », a-t-elle expliqué au micro de France Inter, ce mardi matin, tandis que SOS Périscolaire alerte sur l’étendue du problème, qui dépasse largement Paris : le collectif a recensé des dizaines de faits de violences sexuelles en France et « davantage ces derniers mois ».
👉 À Paris, le secteur du périscolaire est bousculé depuis plusieurs mois par une série de signalements de violences et d’agressions sexuelles, qui ont mis en lumière des failles dans le recrutement et dans la gestion des alertes. Les familles en dehors de la capitale espèrent que la médiatisation des affaires parisiennes aidera à une prise de conscience nationale et à briser ce qu’elles appellent « l’omerta ».
Selon SOS Périscolaire, il est encore plus difficile pour les parents hors de Paris de savoir vers qui se tourner, car les communes ont des organisations localement très différentes.
Emmanuel Grégoire convoque ce mardi 14 avril un Conseil de Paris consacré au périscolaire, afin de soumettre son « plan d’action » à 20 millions d’euros annoncé début avril. Depuis le début de l’année 2026, 78 agents ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles dans des écoles, selon les chiffres dévoilés par le nouveau maire parisien, qui a reconnu le caractère « systémique » de ces violences et fait part de ses « regrets ».
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