21/05/2026
Savoir déléguer…
..ou mourir en essayant
Savoir déléguer c’est un peu comme accepter qu’un chat se serve tout seul dans votre frigo : théoriquement possible mais émotionnellement traumatisant.
Je l’avoue, moi la première, j’ai cette étrange tendance à vouloir tout contrôler. Chaque pansement doit être posé à angle droit, chaque comprimé avalé à l’heure exacte… comme si l’univers dépendait de ma ponctualité et de ma précision chirurgicale. Spoiler : il ne dépend pas de moi. Mais essayez de convaincre votre cerveau que non, vous n’êtes pas indispensable.
Dans une équipe de soins, la délégation est un art subtil. Elle consiste à transférer la responsabilité à quelqu’un d’autre tout en gardant la capacité de paniquer en silence. Oui, déléguer c’est faire confiance. Et faire confiance c’est accepter que la tâche sera faite un peu différemment. Peut-être même mieux. Ou pire... Mais toujours différemment.
Il y a un moment où il faut se rendre à l’évidence : si vous voulez que votre équipe fonctionne, vous devez lâcher prise. Cela ne signifie pas abandonner, non. Cela signifie juste que vous pouvez regarder quelqu’un faire un soin avec des mains moins tremblantes que les vôtres et respirer. Une compétence rare, le souffle court étant le lot de toute infirmière qui se respecte.
La vraie magie de la délégation c’est que vous découvrez que vos collègues ont des talents insoupçonnés. Comme cette aide-soignante qui en donnant la do**he à Mr Hubert réussit l’exploit de ne pas en mettre une seule goutte d'eau sur le sol de la salle de bain… alors que moi, j’aurais été capable de transformer le couloir en petite Venise.
Déléguer est difficile. Mais nécessaire. Parce qu’une équipe de soins c’est un peu comme un orchestre symphonique : chaque instrument a son rôle. Si le chef tient tous les violons tout seul, la symphonie sonne… bizarre. Et personne n’a envie d’entendre le solo du “tout contrôler”.
En résumé, déléguer, c’est apprendre à respirer, à observer, à lâcher prise… et surtout, à rire un peu de soi-même quand le pansement n’est pas à l’angle exact prévu. Le monde continue de tourner même si vous n’êtes pas là pour le maintenir droit. Et c’est très bien comme ça.
(Texte copié de la page : chronique d'une infirmière presque zen...)
BREF, me voilà de retour après presque 3 semaines de Break 😌
Retrouver son couple, retrouver ses enfants, sa famille et ses copines, ça fait aussi du bien à la personne que je suis aussi.
Car je ne suis pas qu'une infirmière ;-), la femme avait aussi besoin de souffler 🤯
Merci les collègues ;-)