13/03/2026
TU PEUX ÊTRE EN DEUIL… MÊME SI PERSONNE AUTOUR DE TOI NE LE VOIT.
Il y a des pertes qui n’ont pas d’enterrement.
Pas de fleurs.
Pas de carte.
Pas de congé.
Pas de monde qui t’écrivent pour demander comment tu tiens le coup.
P*s pourtant…
ça te rentre dedans pareil.
Une grossesse que personne n’a su.
Un lieu que t’as dû quitter.
Un diagnostic qui a tout changé.
Une version de toi qui n’existe plus.
Un animal que le monde appelle "juste un chien" ou "juste un chat".
Quelqu’un que t’aimes encore… mais qui ne fait plus partie de ta vie.
Ça aussi, c’est du deuil.
Le problème, c’est que quand la société ne nomme pas une perte,
elle te fait presque sentir que t’as pas le droit d’en souffrir.
Fait que tu te tais.
Tu souris.
Tu continues.
P*s tu portes ça tout seul dans ta poitrine comme si c’était pas assez grave pour être dit à voix haute.
Mais la douleur, elle, s’en fout des permissions sociales.
Elle se fout de savoir si ça mérite une cérémonie.
Elle se fout de savoir si le monde comprend.
Quand ça t’arrache quelque chose en dedans,
c’est réel.
Point.
Il y a du monde qui pleurent encore une version d’eux-mêmes qu’ils ne retrouveront jamais.
Il y a du monde qui font semblant d’aller bien après un départ forcé.
Il y a du monde qui portent un silence immense pour une perte que personne n’a reconnue.
P*s souvent, c’est ce monde-là qu’on traite de "fragiles",
alors qu’en vrai…
ils sont juste épuisés de porter un deuil sans témoin.
Nommer une perte,
c’est déjà commencer à lui redonner une place.
Pas pour s’y noyer.
Mais pour arrêter de faire semblant qu’elle n’existe pas.
Toi, le deuil que t’as porté en silence…
est-ce que tu t’es enfin donné le droit de l’appeler par son vrai nom ?
Si ce texte t’a parlé, partage-le à quelqu’un qui porte peut-être un chagrin invisible.
Et enregistre-le pour le relire le jour où ton cœur aura besoin qu’on lui rappelle qu’il n’exagère pas. 🤍
Jason Lapointe | L’Éveilleur ✍️