29/06/2017
Voici un article de 20 minutes.
Il est temps qu'on pense a une alternative naturelle!
Le déodorant accusé de favoriser le cancer du sein
SANTE Les sels d’aluminium contenus dans les antitranspirants sont à nouveau montrés du doigt…
Une femme passe une mammographie. — WIDMANN PETER/TPH/SIPA
C’est un simple geste du quotidien, mais qui pourtant pourrait s’avérer très dangereux. Une étude publiée par des chercheurs suisses dans l’International Journal of Cancer établit formellement un lien entre les déodorants contenant des sels d’aluminium et le cancer du sein.
Cela fait déjà plusieurs années que les sels d’aluminium, présents dans la plupart des antitranspirants, sont sur le banc des accusés. Le magazine 60 millions de consommateurs tirait déjà la sonnette d’alarme en 2012 et recommandait de ne pas utiliser ces produits.
80 % des tumeurs près de l’aisselle
Le professeur André-Pascal Sappino et le docteur Stefano Mandriota, oncologue et chercheur suisses, ont réalisé plusieurs expériences sur des souris. Ils ont constaté que des cellules mammaires exposées in vitro à des sels d’aluminium contenus dans les déodorants développent la capacité de former des tumeurs et des métastases. « Les tumeurs à 80 % apparaissent désormais dans le cadran supérieur externe », c’est-à-dire à côté du creux de l’aisselle dont « l’épiderme est extrêmement perméable », ont constaté ces chercheurs, qui incitent donc « à se plier au principe de précaution ».
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Des études avaient déjà alerté les consommateurs sur d’éventuels dangers. En 2007, des chercheurs britanniques avaient mesuré la teneur en aluminium des tissus du sein de 17 patientes atteintes de cancers. La concentration était significativement plus élevée dans la région de la poitrine la plus proche de l’aisselle.
Ce « Manifeste de Florence » appelle « la communauté internationale à limiter la production et l’utilisation du triclosan et du triclocarban et à questionner l’utilisation des autres antimicrobiens ».
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Les scientifiques s’appuient sur plusieurs études qui ont déjà démontré l’inefficacité de ces antiseptiques dans la destruction des bactéries et leurs effets nocifs pour la santé. La Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire américaine, a donc interdit la commercialisation de 19 ingrédients antibactériens l’année dernière.
Développement du cancer du sein, altération des spermatozoïdes…
Utilisés de manière prolongée, le triclosan et le triclocarban seraient même suspectés de favoriser le développement du cancer du sein, d’altérer les spermatozoïdes ou encore d’avoir des effets négatifs sur le développement du fœtus.
Ces composants sont présents dans de nombreux produits du quotidien : les gels hydroalcooliques donc, mais aussi les dentifrices, les vêtements et même certains jouets. Comme l’indique dans un communiqué Rolf Halden, l’un des principaux auteurs du « Manifeste de Florence », la molécule aurait été détectée aux Etats-Unis dans le lait maternel de 97 % des mères et dans 60 % des cours d’eau.
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Si le triclosan et le triclocarban ne peuvent être remplacés efficacement dans les produits antibactériens destinés aux adolescents, les signataires de la tribune scientifique demandent qu’il disparaisse des autres compositions.