En premier lieu, j’aimerais me présenter à toi. J’ai commencé mon parcours professionnel en tant qu’infirmière. J’ai pratiqué ce métier pendant de longues années, dévouée
corps et âme à ma mission. Le cœur toujours grand ouvert pour aider, accompagner et
soutenir mes patients dans leurs difficultés. Ce métier m’a nourri pendant de nombreuses années,
j’y avais trouvé ce que je pensais être une vocation,
ce que je pensais être ma place. Puis un jour, je me suis essoufflée. Un jour, j’ai commencé à douter. Un jour, j’ai commencé à ne plus savoir respirer dans cet
espace de soin, que le temps rendait toujours plus dur,
plus lourd. Un jour, j’ai senti que ce n’était plus assez… ou peut-être trop…
Ce n’était plus aligné avec moi, avec qui je voulais
être, avec ce que je voulais offrir au monde. Je voulais continuer à accompagner l’autre, bien sûr ! Toujours avec amour, bienveillance et lumière. Mais plus dans les conditions si difficiles que sont celles
du métier d’infirmière, avec toutes les contraintes imposées ,
la déshumanisation des soins de santé ,....
Ce n’était plus aligné avec mes valeurs. J’avais besoin d’autre chose pour ne pas m’éteindre. De calme, de douceur, d’un retour au corps dans toute sa sacralité. D’une compréhension plus juste de ce qui nous entoure, de respect
autant envers moi-même qu’envers les autres. Mais vers où me diriger ? Comment ? J’avais l’impression d'être piégée dans une impasse , de ne
pas avoir d’autre choix que de continuer , j'étais perdue. C’est à ce moment que le burn-out est “doucement” venu
toquer à ma porte un matin, me forçant à m’arrêter, à
enfin écouter ce qui se jouait à l’intérieur de moi. Enfin ,disons plutôt qu’il est arrivé avec fracas ,
défonçant la porte sans que je ne puisse rien faire ...
Je n’ai plus eu le choix… je devais enfin entendre ce que
mon corps et mon âme me criaient depuis si longtemps. Alors j’ai arrêté, je suis descendue profondément dans
mes ombres, pour aller écouter ce qu’elles avaient à me dire,
pour aller y mettre la lumière et la douceur dont
j’avais tant besoin. C’est durant cette phase de questionnement, au détour
d’une page internet, que c’est présentée à moi une formation…
« Gardienne de cercle »
Le monde des cercles de femmes m’était quasi inconnu
à l’époque, je ne savais pas trop où je m’aventurais. Tout ce que je savais, c’était que je sentais l’appel, que
mon ventre et mon intuition me hurlaient la même chose :
« Vas-y ! »
Alors, j’ai poussé la porte. J’ai pris ce nouveau chemin qui
s’ouvrait devant moi, et tout a pris du sens. Cette formation est doucement venue souffler sur les
braises qui couvaient dans mon ventre, rallumant
le feu de celle que j’étais vraiment. J’ai compris, le jour où j’ai ouvert mon premier cercle
de femmes, que mon intuition avait été la bonne . Ma place était là… Accompagner des femmes…
Ouvrir des espaces puissants, des sanctuaires où les
femmes pouvaient venir déposer, baisser les armes,
enlever les masques que la société leur impose de porter…
En toute sécurité, entourées et soutenues par d’autres
femmes, reconnectées à notre sagesse ancestrale. J’ai cheminé pendant un an, guidée par
Cindy Pinchart – Essence féminine, qui m’a enseigné
comment être une vraie Gardienne, qui m’a enseigné la
posture juste, qui m’a appris comment tenir ces espaces
pour que la guérison opère. Mais il me manquait encore quelque chose, j’avais besoin d’aller
encore un peu plus loin, un peu plus en profondeur…
Et de la même manière que pour Gardienne,
« Accompagnante holistique du féminin »
est apparue comme une seconde évidence. Accompagner en collectif, mais aussi en individuel. Toujours guidée par Cindy, j’ai entamé cette seconde
formation, et ce fut une véritable révélation. J’avais trouvé ma voi(x)e, ma mission, c’est là que mon
âme voulait que je sois. Aider les femmes à reconquérir leur féminin sacré, à
retrouver la légitimité et la connaissance de leur
propre corps, à se reconnecter à leur cycle, à écouter
les messages de leurs ventres, leurs bassins, leurs utérus...
Leur rendre les clés de leur puissance féminine. Les accompagner, avec douceur, amour et bienveillance,
sur le chemin de leurs guérisons. C’est aujourd’hui ce qui me fait avancer, la route que je
choisis d’emprunter, ce qui me fait vibrer. Aujourd’hui, j’ai envie de reprendre les mots de celle
qui m’a éveillée au monde du féminin sacré. Celle qui, au
fil de ces mois d’apprentissage, a allumé en moi un feu qui
ne s’éteint plus.
« Guérir le monde, une femme à la fois »
Tel est à présent mon chemin…
Gaëlle, Gardienne des Louves