11/12/2025
Les écrans ne sont ni des "monstres", ni des baby-sitters miracles. Ce qui compte, c’est comment les enfants les utilisent, avec qui et dans quel cadre.
Voici ce qu’il faut retenir du nouvel avis du Conseil Supérieur de la Santé sur les écrans et les réseaux sociaux 👇
📌 Les effets sont réels, mais en général faibles à modérés. Les écrans jouent un rôle, mais ils ne sont pas la seule explication au mal-être des jeunes. La pression scolaire, la pauvreté, les inégalités et le climat social pèsent souvent plus lourd.
🕒 Le “temps d’écran” ne suffit pas à dire si c’est bon ou mauvais. Ce n’est pas le nombre de minutes qui compte le plus, mais le type de contenu, la manière d’utiliser les plateformes (actif, passif, isolé, accompagné…) et la vulnérabilité de chaque enfant.
😴 Risques pour la santé physique : usage excessif = troubles du sommeil, fatigue visuelle, myopie, sédentarité, impact possible sur le développement moteur, cognitif et du langage chez les plus petits. Du contenu éducatif de qualité, utilisé avec un adulte, peut au contraire être bénéfique.
🧠 Risques pour la santé mentale : exposition répétée à des contenus anxiogènes (corps parfaits, challenges dangereux, violence, etc.) est liée à davantage d’anxiété, de dépression, de troubles du sommeil et d’insatisfaction corporelle, surtout chez les enfants et adolescents déjà fragilisés.
🌐 Grands dangers psychosociaux :
- cyberharcèlement
- sexting non consenti et diffusion d’images intimes
- grooming (approche d’enfants par des adultes à des fins sexuelles)
- contenus pro-anorexie, incitation à la haine, violence, idéaux corporels irréalistes
- comportements de type “addiction” aux réseaux sociaux ou aux jeux
Ce que recommande le Conseil supérieur de la Santé :
➡️ Prévention & éducation : renforcer l’éducation aux médias et aux émotions, outiller les parents et les professionnel·les, proposer des alternatives hors écran et un usage réfléchi des écrans à l’école.
➡️ Régulation : rendre les plateformes responsables (algorithmes plus transparents, sécurité dès la conception, meilleure modération, protection renforcée des mineurs dans le cadre des règles européennes).
➡️ Soutien : mieux former les professionnel·les de la santé, intégrer les questions d’écrans dans les consultations de routine, renforcer les services d’aide accessibles aux jeunes.
➡️ Recherche & gouvernance : suivre l’évolution du numérique (IA, nouvelles plateformes…), développer un observatoire de la santé numérique des jeunes.
👶📱 Et la question de l’âge ?
➡️ Il n'y a pas de soutien majoritaire pour une interdiction générale du smartphone avant 13 ans.
➡️ En revanche, une majorité d’experts est favorable à des restrictions sur l’usage des réseaux sociaux avant 13 ans, par principe de précaution, tout en rappelant que les interdictions “tout ou rien” peuvent avoir des effets pervers.
➡️ Le Conseil recommande de limiter fortement les écrans avant 2 ans, et d’introduire les réseaux sociaux progressivement, idéalement pas avant 13 ans, dans un cadre accompagné, éducatif et sécurisé.