Lorie Jadot - Ostéopathe D.O.

Lorie Jadot - Ostéopathe D.O. Diplômée de l'ULB et agrée des mutualités Belges. Spécialisée dans les douleurs irradiantes et ATM.

J'ai le plaisir de vous annoncer que je suis dorénavant formée aux troubles de l'articulation temporo-mandibulaire 😁En d...
19/10/2022

J'ai le plaisir de vous annoncer que je suis dorénavant formée aux troubles de l'articulation temporo-mandibulaire 😁

En d'autres termes, vous pourrez dès maintenant venir me consulter si vous souffrez de bruxisme, de migraines temporo-frontales, de douleurs dans la face, de trouble d'ouverture ou de fermeture buccale, de trouble de la déglutition et/ou de la mastication, ... Et nous travaillerons ensemble afin de régler vos problèmes 😍

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👉 Pourquoi des douleurs cervicales apparaissent-elles lorsqu'on passe trop de temps devant l'écran de notre téléphone ? ...
23/06/2022

👉 Pourquoi des douleurs cervicales apparaissent-elles lorsqu'on passe trop de temps devant l'écran de notre téléphone ?
Pour faire simple, une tête humaine pèse en moyenne 5 kg. La masse de la tête ne varie pas, quelques soit le mouvement qu’on effectue, de même que la gravité exercée sur cette tête qui reste constante (accélération gravitationnelle de 9,8 m/s²). Pour rappel, la force se mesure en Newton et équivaut à la masse de l’objet (en gramme) multipliée par l’accélération (en m/s²).

En termes mathématiques, ça donne ça : F = m * a

Mais les forces ne suffisent pas pour expliquer les mouvements. Lorsque nous penchons la tête vers l’avant afin de mieux observer notre écran, nous modifions l’angle d’inclinaison de celle-ci. Nous modifions donc son moment de force en modifiant l’angle de la droite d’action de la force.

Je vais essayer d’illustrer ce concept physique à l’aide d’une situation de la vie courante. Prenons l’exemple d’une porte ouverte dont les charnières constituent l’axe de rotation. Vous êtes tous d’accord pour dire que plus on s’éloigne des charnières, plus il sera facile de pousser cette porte pour la fermer (en utilisant la même force) ? Ce mécanisme s’explique par l’existence d’un moment de force (ou « bras de levier »). Il se calcule en multipliant la force (en Newton) par la distance entre l’axe de rotation et la droite d’action de cette force exercée perpendiculairement à cette droite d’action (en mètres).

En termes mathématiques, ça donne ça : M = F * l

En rajoutant l’angle d’inclinaison de la tête, on arrive à la formule suivant : M = F * sin (angle) * l

Comme je vous le disais plus haut, la force ne change pas. La longueur du bras de levier (l) reste constante également étant donné que notre cou ne s’allonge pas durant le mouvement. Il n’y a donc que le sinus de l’angle d’inclinaison qui se modifie lorsqu’on déporte le centre de gravité de la tête vers l’avant.

Maintenant, si on considère la base du cou comme étant l’axe de rotation, plus l’angle entre la verticale passant par cet axe et la droite passant par la colonne cervicale augmente, plus le moment de force s’exerçant sur le haut de la colonne cervicale augmente. En pratique, plus on regarde vers le bas, plus on a l’impression que le poids de notre tête augmente (alors que je vous ai dit au début que la masse restait constante). Lorsqu’on se penche de 15°, la tête donne donc l’impression de peser 12 kg. Ça peut monter jusqu’à 27 kg lorsqu’on se penche de 60°.

Alors, pourquoi je vous parle de tout cela ? Tout simplement parce que cette position fléchie fait intervenir plusieurs muscles et articulations du haut du dos qui ne sont que très peu sollicités lorsque notre tête se trouve en position neutre (angle d’inclinaison de 0°). L’activité musculaire s’en retrouve dès lors augmentée afin d’empêcher notre tête de tomber vers l’avant, ce qui a un impact sur le long terme sur l’état de nos structures anatomiques (Eitivipart et al., 2018 ; Xie et al., 2019). L’augmentation de l’inclinaison de la tête accroit les contraintes et les tensions sur les fascias, les ligaments, les muscles, les articulations, et même les disques intervertébraux (Guzman-Sarmiento et al., 2020). La flexion cervicale constante représente ainsi un facteur de risque mécanique pouvant mener ultérieurement à des cervicalgies chroniques (Omrane et al., 2018 ; AL-Hadidi et al., 2019 ; Barrett et al., 2020).

Afin d’éviter d’en arriver là, n’hésitez pas dorénavant à prendre conscience de votre posture et à la corriger comme il se doit. Lorsque vous êtes assis, il est conseillé de garder le regard à l’horizontal et de prendre appui sur des accoudoirs pour diminuer les tensions musculaires (Syamala et al., 2018). Si jamais ces douleurs ne disparaissent pas, n’attendez pas et allez consulter un thérapeute. On a qu’un seul corps, donc autant en prendre soin !

👉 Phobique des manipulations ? Mais que se passe-t-il réellement ? La littérature scientifique nous a montré encore réce...
26/04/2022

👉 Phobique des manipulations ? Mais que se passe-t-il réellement ?
La littérature scientifique nous a montré encore récemment que l’amplitude de la rotation exercée par le praticien lors d’une manipulation cervicale n’est pas assez élevée pour provoquer une modification hémo-dynamique dans l’artère vertébrale controlatérale à la rotation, ni une modification de l’architecture des artères. En d’autres termes, la force exercée n’est pas suffisante pour générer des dommages au niveau artériel et cérébral. Les manipulations cervicales sont donc sans risque, sans augmentation d’incidents cérébro-vasculaires tels que les AVC ou les dissections aortiques (Anderst et al., 2018 ; Guan et al., 2019 ; Moser et al., 2019 ; Yelverton et al., 2020).

👉 Mais pourquoi manipule-t-on la région cervicale ?
Il existe de multiples raisons qui poussent les patients à consulter un ostéopathe, et ainsi de multiples traitement spécifiques aux besoins des patients. Dans la plupart des motifs de consultation, un blocage articulaire est présent et c’est dans ce cas précis qu’intervient la manipulation, laquelle permettra de redonner de la mobilité au niveau d’un étage ou de plusieurs étages vertébraux. Rappelons quand même que la manipulation ne constitue pas l’unique technique utilisée par l’ostéopathe lors d’une séance. Elle s’inscrit au contraire dans un ensemble de techniques permettant une amélioration positive des symptômes décrits par le patient et objectivés par le thérapeute.

👉 Contre-indications à la manipulation ?
Traumatisme, intervention chirurgicale, fragilité osseuse, fragilité vasculaire, tumeur ou cancer.

"Avec le télétravail, nous passons plus de temps devant l’ordinateur. Or ce travail sédentaire peut être à l’origine de ...
10/04/2022

"Avec le télétravail, nous passons plus de temps devant l’ordinateur. Or ce travail sédentaire peut être à l’origine de douleurs et raideurs cervicales. Voici quelques conseils pour y lutter.

👉 Penser à sa posture !
Le premier objectif sera de trouver un siège confortable et réglable en hauteur. Pour se faire, voici quelques « règles » :
- Les avant-bras et les bras doivent former un angle de 90°, pour ne pas soulever les épaules et éviter les tensions dans les membres supérieurs et les cervicales.
- L’écran de l’ordinateur doit se situer à hauteur du champ de vision, afin d’éviter une flexion ou une extension cervicale.

Le second objectif sera de se redresser sur son siège afin de garder la colonne vertébrale verticale. En effet, une position avachie entraine une augmentation de la cyphose thoracique et une augmentation de la pression abdominale. Le diaphragme ne pouvant pas fonctionner correctement, les muscles inspirateurs cervicaux (SCOM, scalènes) prennent le relais. Une activité répétée de ces muscles peut créer des tensions au niveau de la nuque et du cou. Ce phénomène pourra être à l’origine de compressions nerveuses.

👉 Prévenir l'apparition des douleurs !
Il n’est pas sans dire que maintenir une position entrainera des raideurs. Pensez donc à faire des pauses (environ une fois par heure), comme vous le feriez dans votre activité professionnelle normale. Pendant ces pauses, pensez à bouger afin d’activer vos muscles et éviter les enraidissements.

Pensez également à vous hydrater. Cela permettra d’acheminer énergie et oxygène aux muscles et ainsi prévenir crampes ou raideurs musculaires.

La pratique d’une activité physique régulière est indispensable. Encore plus en période de confinement ! Tous les muscles ne sont pas sollicités et des déséquilibres peuvent apparaître. Il peut s’agir d’exercices de yoga, pilates, musculation ou même course à pied à condition de respecter les règles de distance sociale. Attention cependant à ne pas augmenter la durée, l’intensité ou la fréquence de vos entrainements trop rapidement pour éviter les blessures.

👉 Quelques exercices pour les douleurs cervicales !
Ces exercices peuvent être réalisés quotidiennement si besoin.
- Auto-massages des muscles cervicaux postérieurs : vous pouvez utiliser une huile de massage neutre si vous le souhaitez. A l’aide de vos mains, venez réaliser une pression glissée depuis la base du crâne jusqu’à l’arrière de l’épaule. Si vous trouvez un point douloureux, vous pouvez vous y attarder en gardant l’appui et respirer calmement pendant 20 à 30 secondes.
- Etirements cervicaux : placez une main sur l’épaule opposée et relâchez les épaules. Penchez ensuite la tête en l’éloignant de votre main. Vous devriez sentir un étirement sur le côté de votre cou. Si vous souhaitez étirer les muscles de la nuque, maintenez cette position et tournez la tête pour regarder vers le sol. Si vous souhaitez étirer les muscles antérieurs du cou, tournez la tête pour regarder vers le plafond."

Lien de l'article : https://medeortho.be/index.php/2020/04/02/douleurs-cervicales/

"Vous avez déjà forcément utilisé au moins une fois ces fameuses poches de glace colorées qui traînent dans les congélat...
24/02/2022

"Vous avez déjà forcément utilisé au moins une fois ces fameuses poches de glace colorées qui traînent dans les congélateurs, ces fameux « cool-packs ». Vous êtes peut-être un adepte de son utilisation au moindre petit bobo pour vous soigner ou alors avez-vous entendu d’une source obscure que son utilisation serait finalement néfaste pour votre guérison. Qu’en est-il ? Faisons le point ensemble.

D’abord un peu d’histoire. D’où ça nous vient finalement cette manie de mettre du froid à chaque blessure lors de la pratique d’un sport ? Il faut remonter aux travaux du Dr Mirkin dans les années 70 et son protocole RICE (Rest, Ice, Compression, Elevation), bien connu dans le monde médical. Depuis sa mise en place, ce protocole a été utilisé en abondance pendant une bonne trentaine d’année sans jamais être vraiment remis en question, subissant parfois quelques actualisations mais conservant toujours la glace comme pierre angulaire de la prise en charge. L’objectif de l’utilisation de la glace dans ces protocoles était de réduire au maximum la réponse inflammatoire pour permettre une récupération plus rapide.

Cependant, la recherche scientifique a fait volte-face ces dernières années à ce concept bien ancré et le Dr Mirkin lui-même a reconnu que l’utilisation de la glace dans son protocole pouvait finalement plutôt retarder la récupération plutôt que la favoriser. En effet, les dernières études sur le sujet ont montré que lorsqu’on se blesse, le corps envoie des signaux aux cellules inflammatoires de la zone lésée qui libère une hormone de croissance (IGF-1) qui permet d’enclencher la réparation des tissus lésés. Et si l’on applique de la glace sur cette zone lésée, on retarderait donc la libération de cette hormone et donc la réparation tissulaire. Catastrophe ! Plus jamais de glace alors ? Pas si vite, nuançons un peu.

Avec les effets négatifs de l’application de glace mis en évidence, il semble indiqué d’éviter son utilisation systématique afin de favoriser la cicatrisation. Cependant, un des avantages de l’utilisation de glace reste la capacité à diminuer localement la sensibilité des terminaisons nerveuses et donc à limiter la perception de douleur à court terme. On est donc mis devant un dilemme : diminuer la douleur à court terme ou favoriser la cicatrisation.

Par ailleurs, lors de blessures plus conséquentes provoquants de gros gonflements (blessures articulaires comme entorses du genou ou de la cheville), limiter l’étendue du gonflement initial par l’application de glace pourrait être judicieux afin d’éviter d’entraver trop fortement l’amplitude de mouvement des articulations lésées, permettant de récupérer plus rapidement la fonction de son articulation. Mais ceci n’est valable que pour des lésions graves engendrant de gros gonflements limitant donc le mouvement.

Sur base de ces informations, on perçoit donc qu’il vaudrait donc mieux laisser le cool-pack le plus possible dans le fond du congélateur mais avec cependant quelques nuances à apporter pour certains cas précis comme les gonflements articulaires plus conséquents ou les douleurs plus sévères. Dans tous les cas, consultez votre médecin en cas de lésion sérieuse."

Lien de l'article : https://medeortho.be/index.php/2021/09/24/la-glace/

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17/02/2022

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"La sciatique est une douleur du nerf du même nom : le nerf sciatique. Elle peut être d’origine mécanique ou inflammatoi...
08/02/2022

"La sciatique est une douleur du nerf du même nom : le nerf sciatique. Elle peut être d’origine mécanique ou inflammatoire, et suit un trajet spécifique au niveau de la cuisse et de la jambe.

👉 On peut distinguer deux types :
- La sciatique spécifique : d’origine inflammatoire, infectieuse, complication d’une tumeur ou d’une fracture.
- La sciatique commune : liée à un simple “blocage vertébrale” ou à une déstructuration du disque intervertébral.

La sciatique “spécifique” ne rentre pas dans le domaine de l’ostéopathie. Néanmoins, l’ostéopathe est capable de la reconnaître et de vous référer vers le médecin pour d’autres analyses.

Heureusement, la sciatique commune représente environ 80% des sciatiques. Elle rentre parfaitement dans le champ d’action des ostéopathes, lesquels sont capable de diminuer la douleur et le manque de mobilité par des mobilisations et manipulations, entre autres.

👉 Comment la reconnaitre ?
Douleurs lombaires, irradiations douloureuses et fourmillements dans le membre inférieur.

Souvent motif de consultation en urgence, la douleur peut être soulagé par votre ostéopathe. Il peut également vous fournir les conseils pour régler au mieux le problème, de manière autonome."

Lien de l'article : https://medeortho.be/index.php/2019/03/05/jai-mal-a-ma-sciatique/

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"La femme enceinte peut consulter l’ostéopathe dans le cadre d’un suivi de grossesse spécifique. Elle peut être sujette ...
25/01/2022

"La femme enceinte peut consulter l’ostéopathe dans le cadre d’un suivi de grossesse spécifique. Elle peut être sujette à des douleurs situées dans le dos, les jambes ou le bassin. Dans ce cas, l’objectif va être d’améliorer l’état physique de la future maman, en libérant les zones de tension. La majorité des femmes consultent au cours du dernier trimestre, lorsque les douleurs lombaires s’intensifient, ou pour la préparation à l’accouchement. La consultation après accouchement est fortement recommandée pour réaliser un bilan post-partum.

👉 L’ostéopathe soulage alors les douleurs, en pratiquant les manipulations appropriées, en douceur, afin de ménager à la fois la maman et son bébé. Les principaux maux ressentis par la femme enceinte peuvent être de types :

- Nausées, vomissements, vertiges, ballonnements, constipation
- Mal de dos, pubalgie, douleurs du coccyx
- Troubles du sommeil, troubles de l’appétit
- Problèmes de circulation sanguine, douleurs dans les jambes"

Lien de l'article : https://medeortho.be/index.php/2019/09/11/quand-consulter-un-osteopathe-pour-femme-enceint

La nutrition a toujours eu un intérêt majeur dans le bien-être et la santé des individus, et elle est même devenue un ph...
21/01/2022

La nutrition a toujours eu un intérêt majeur dans le bien-être et la santé des individus, et elle est même devenue un phénomène mondialement connu et étudié d’un point de vue scientifique. Dans le cas de certaines pathologies, il est d’autant plus important de s’y intéresser, que ce soit pour réduire l’intensité des symptômes physiques et psychiques, ou pour endiguer l’évolution de la maladie.

Évidemment, une meilleure alimentation ne guérira pas tous les maux et les médicaments prescrits par vos médecins resteront nécessaires. Je vous propose ici, non pas une alternative, mais un paramètre sur lequel VOUS pouvez avoir une influence pour améliorer votre vie au quotidien, malgré votre pathologie.

👉 Quelles sont les maladies concernées ?

- Les pathologies inflammatoires chroniques : maladie de Crohn, rectocolite ulcéro-hémorragique, syndrome du côlon irritable, …
- Les pathologies métaboliques : obésité, syndrome métabolique, stéatose hépatique non-alcoolique, …
- Les pathologies systémiques : ostéoporose, …
- Les pathologies rhumatismales ou nerveuses : arthrite, polyarthrite rhumatoïdes, sclérose en plaque (SEP), fibromyalgie, sclérose latérale amyotrophique (SLA), …
- Les pathologies du système nerveux central : dépression, syndrome de fatigue chronique, maladie de Parkinson, dépendance à l’alcool, …
- Les éruptions cutanées : eczéma, psoriasis, …
- Les allergies alimentaires et la maladie cœliaque

👉 Comment ça fonctionne ?

L’intestin possède une barrière semi-perméable (c.à.d. qu’elle laisse passer certaines molécules mais empêche le passage d’autres molécules) qui fait le lien entre la lumière intestinale (possédant des centaines de milliards de bactéries) et le milieu intérieur. Il s’agit d’une barrière physique, chimique et immunologique qui permet l’absorption des nutriments, des électrolytes et de l’eau, nous protège contre les bactéries et empêche le passage de molécules potentiellement toxiques (endotoxines bactériennes).

S’il y a une brèche au niveau de la barrière, ces endotoxines la traversent pour se retrouver dans le sang où elles sont en contact avec des cellules du système immunitaire possédant des récepteurs qui reconnaissent ces endotoxines et entrainent une endotoxémie métabolique (réaction inflammatoire de bas grade, mais chronique). En effet, lorsque l’endotoxine se fixe sur son récepteur, il y a une cascade de réaction aboutissant à la synthèse de cytokines in-flammatoires qui ont un effet local au niveau de l’intestin, mais également un effet à distance sur le cerveau (⇨ modification du comportement, dépression), le foie (⇨ résistance à l’insuline, stéatose hépatique non-alcoolique), les articulations et les os (Bischoff et al., 2014).

Cette altération de la fonction de la barrière de l’intestin résulte d’une hyperperméabilité intestinale qu’on appelle plus communément un « Leaky Gut ». Actuellement, on ne sait toujours pas si le « Leaky Gut » est une cause ou une conséquence des pathologies citées plus haut.

👉 Quels sont les facteurs influençant la fonction de la barrière intestinale et le microbiote intestinal ?

Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (aspirine, ibuprofène), le stress psychologique, le tabac, les cytokines inflammatoires, l’alimentation, les bactéries intestinales et leurs métabolites (Rothschield et al., 2018).

👉 Quelles sont les conséquences du « Leaky Gut » ?

Le passage de produits toxiques de la lumière intestinale vers la circulation sanguine donne une grande variété de symptômes majeurs (maladies inflammatoires chroniques, maladies auto-immunes, diabète, SEP, dépression) et mineurs (crampes abdominales, ballonnements, fatigue, allergies alimentaires ou hypersensibilité, céphalées, lombalgies).

👉 Que faut-il favoriser pour atténuer ces symptômes ?

- Favoriser l’activité physique : il est évident que ce n’est pas pendant la période symptomatique que vous allez battre vos exploits sportifs. Néanmoins, il est capital de maintenir un minimum d’activité physique. Si vous êtes relativement sédentaire, 30 minutes de marche rapide par jour permettent de maintenir un BMI adéquat. L’activité physique permet, entre autres, une meilleure lubrification des articulations et, in fine, une diminution des sensations douloureuses au sein de celles-ci.

- Adopter un régime varié et équilibré, de type méditerranéen : le régime méditerranéen se caractérise par l’apport d’aliments simples peu raffinés, une consommation importante de produits d’origine végétale (céréales complètes, fibres, fruits, légumes, légumineuses, fruits à coque, herbes aromatiques, vitamines et polyphénols ⇨ régime riche en fibres et en antioxydants), un apport lipidique par l’huile d’olive principalement, une consommation modérée de poissons/crustacés/volaille/œufs/produits laitiers, une consommation occasionnelle de viande rouge et de pâtisseries, un apport d’alcool modéré (1 à 2 verres maximum par jour, pendant les repas, privilégier le vin rouge riche en polyphénols) et un apport limité en sel/matière grasse d’origine animale /sucres simples (sucre ajouté, blanc raffiné).

L’huile d’olive vierge extra est riche en acide oléique (oméga 9), en polyphénol et en vitamine E, et possède des propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Les fruits à coque sont très énergétiques, ont une faible teneur en acides gras saturés, mais sont riches en omé-ga 3 et 9, sont riches en vitamines antioxydantes (vitamine E, bêta-carotène), en minéraux (calcium, magnésium et potassium), et en vitamine B9.

Les résultats d’une méta-analyse de méta-analyses montrent que le régime méditerranéen a un impact bénéfique sur la mortalité (toute cause confondue), sur les maladies cardiovasculaires, sur le diabète, sur l’incidence du cancer et sur les maladies neurodégénératives. Des études ont montré qu’effectuer pendant 3 mois, ce régime diminuerait l’activité de la maladie chez des patients ayant une polyarthrite rhumatoïde stable et modérément active, améliorerait la forme physique et la vitalité, et diminuerait la douleur des patients. Comment ? En diminuant le phénomène inflammatoire (Skoldstam et al., 2003). Le gros avantage de ce régime est une bonne adhérence, car il n’implique pas des restrictions alimentaires extrêmes.

- Incorporer des prébiotiques et des probiotiques dans l’alimentation : ils permettent ensemble une meilleure absorption des différents minéraux et vitamines amenés dans l’intestin par le biais de l’alimentation. Les prébiotiques améliorent également la fonction digestive, les défenses immunitaires naturelles, la santé cardio-métabolique (réduction des lipides sanguins, augmentation de la résistance à l’insuline), et ils stimulent la satiété en réduisant l’appétit, ils réduisent le risque d’allergie et améliorent la santé mentale. Les probiotiques contribuent au bon fonctionnement du système digestif et du système immunitaire, ils aident à améliorer la fonction barrière de l’intestin, à digérer le lactose chez les intolérants, à réduire l’inconfort digestif et à diminuer le risque et la durée des infections intestinales, respiratoires et vaginales, et à réduire les coliques chez le bébé et l’eczéma chez les enfants (Hill et al., 2014 ; Gibson et al., 2017).

👉 Ce qu’il faut éviter ?

- Éviter le « Western Diet » : c'est une alimentation riche en graisses, en sel, en sucres et en protéines animales, mais pauvre en fibres. Elle favorise la sécrétion d’acides biliaires qui sont toxiques pour les cellules épithéliales de l’intestin, car elles induisent la mort des cellules épithéliales et peuvent perturber les jonctions serrées se trouvant entre ces cellules, induisant un « Leaky Gut » et une réponse pro-inflammatoire.

Un régime riche en sucre comme le « Western Diet » peut mener, sur le long terme, à une augmentation du glucose sanguin et à une résistance à l’insuline, aboutissant souvent à un diabète de type II. Outre le glucose, une augmentation des concentrations en fructose sous forme de saccharose (fructose + glucose) peut également se retrouver dans les alimentations riches en sodas, en biscuits, … La métabolisation intestinale du fructose au niveau intestinale est notamment connue pour avoir un effet délétère sur les jonctions serrées entre les cellules épithéliales, ce qui augmente la perméabilité intestinale et induit une endotoxémie métabolique qui favorise le développement de la maladie hépatique non-alcoolique et de la résistance à l’insuline (Jensen et al., 2018). Il est aussi associé à une élévation des triglycérides sanguins et des lipides hépatiques. Il interfère également avec le métabolisme de l’acide urique et peut être responsable des crises de goutte.

"Les céphalées de tension (CT) sont un type particulier de maux de tête, ressenti comme une pression ou une tension au n...
17/01/2022

"Les céphalées de tension (CT) sont un type particulier de maux de tête, ressenti comme une pression ou une tension au niveau des zones temporales ou du front. Elles sont provoquées par une importante tension des muscles du cou et se manifestent généralement en casque, ou en barre horizontale, irradiant parfois jusqu’à la nuque. Elles peuvent s’accompagner d’une tension oculaire et d’une crispation des muscles du cou. Contrairement à la migraine, elles ne provoquent pas de troubles digestifs (nausées, vomissements). De plus, cette pathologie souvent chronique (parfois épisodique) peut apparaître de manière bilatérale alors que les migraines apparaissent d’un seul côté.

Elles peuvent avoir différentes origines, dues à des problèmes musculaires et squelettiques cervicaux, posturaux, psychosomatiques ou encore liée au stress. En effet, les CT chroniques viendraient d’un épuisement du système nerveux central suite à une exposition prolongée intense et/ou répétée à un facteur stressant ou à une forte pression.

👉 Peut-on prévenir une céphalée de tension ?

Une bonne hygiène de vie et des techniques de relaxation peuvent souvent aider à mieux gérer son stress et donc éviter ces tensions musculaires responsables de ces céphalées. De plus, une bonne ergonomie au bureau est également utile pour éviter les mauvaises postures et éviter de sursolliciter les muscles du cou. Par exemple, une bonne position devant l’ordinateur consiste à placer l’écran bien en face de soi, et à hauteur des yeux, de manière à ce que la tête soit droite lorsqu’on regarde l’écran.

👉 Quels sont les principaux traitements d’une céphalée de tension ?

Plusieurs possibilités s’offrent à vous selon le temps et les envies dont vous disposez. Dans un premier temps, il est conseillé de faire appel à la relaxation, aux activités sportives et douces. Si cela ne suffit pas a faire disparaitre vos douleur, vous pouvez faire appel aux thérapeutes manuels qui effectueront un travail profond au
niveau de la nuque, du front, du crâne et des tempes. Associé à
cela des massages, des exercices d’étirements, de renforcements, de stabilisations musculaires et articulaires dans un but antalgique et de relâchement."

Lien de l'article : https://medeortho.be/index.php/2021/03/04/les-cephalees-de-tension/

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