05/01/2026
Il y a quelques jours, ma fille me disait qu’elle trouvait injuste que je fasse un câlin à sa sœur alors qu’elle était punie pour son mauvais comportement.
Je lui ai expliqué que la sanction n’effaçait pas son besoin du moment: un besoin de contact et de réconfort pour justement l’aider à s’apaiser et à prendre du recul sur la situation.
Lorsque cette dernière a su se défaire de sa colère, nous avons pu parler calmement de son comportement. J’ai maintenu la sanction que j’avais mise en place et me suis assurée qu’elle en comprenait la raison.
Ps: par rapport au texte sur la photo, j’écrirais « un enfant ne se régule pas TOUJOURS seul »
Car un enfant est capable d’aller chercher ses ressources pour s’apaiser.
Quand un enfant est submergé par une émotion forte (peur, colère, tristesse),
son cerveau passe en mode alarme...
À ce moment-là ...
-la partie rationnelle est hors ligne
-le corps est tendu
-le cerveau cherche une sécurité immédiate
Et un enfant ne peut pas créer cette sécurité SEUL
Pourquoi ?
Parce que son cerveau est encore en construction.
Les zones qui permettent de se calmer, de relativiser, de respirer intérieurement
ne sont pas encore matures....
Alors le cerveau fait ce qu’il sait faire de plus intelligent :.. il se connecte à un autre cerveau
Quand l’adulte reste calme, présent, posé :
-le rythme cardiaque de l’enfant ralentit
-la respiration s’apaise
-le cerveau reçoit un message clair "Je suis en sécurité"
C’est ce qu’on appelle en neuroscience la co-régulation...
L’enfant emprunte littéralement le calme de l’adulte AVANT de pouvoir le créer seul.