09/02/2026
Témoignage en partage 💚
Merci 🫂
✨Avec Annick dans le désert je me suis sentie accompagnée pour de vrai, pas dirigée, pas enfermée, juste accompagnée, et autour de nous il y avait tout, le sable, le vent, le soleil brûlant le jour, le froid la nuit, le feu, le ciel immense, comme si les éléments faisaient partie du travail autant que nous, le désert n’était jamais juste un décor, il participait, il répondait, le vent se levait quand quelque chose bougeait en moi, le silence arrivait pile quand il fallait écouter, la nuit tombait d’un coup et tout devenait simple et vrai, et Annick était là au milieu de tout ça, très présente et très discrète en même temps, elle se laissait inspirer par l’instant, par ce que le groupe vivait, par ce que le désert proposait, jamais dans un programme figé, toujours dans l’écoute de ce qui se présentait, parfois elle parlait, parfois elle se taisait, parfois elle proposait quelque chose exactement au bon moment, et j’avais souvent cette sensation étrange d’être dans le Truman Show, comme si tout était orchestré à la seconde près, les décors, les rencontres, les silences, les paroles, tout tombait juste, le désert dépouillait oui, il fatiguait, il mettait face à soi sans échappatoire, et parfois je résistais, parfois je la détestais un peu, le désert aussi d’ailleurs, parce que j’aurais voulu que ça soit plus facile, mais en même temps il y avait une beauté rare, brute, presque irréelle, une grâce dans chaque lever de soleil, dans chaque marche, dans chaque regard échangé, et le groupe comptait énormément, le collectif portait, soutenait, révélait, chacun vivait son propre truc mais on avançait ensemble, et Annick veillait à cette harmonie tout le temps, elle sentait quand ça se déséquilibrait, quand quelqu’un prenait trop de place ou disparaissait, et elle réajustait sans bruit, sans jamais écraser qui que ce soit, juste en tenant l’alignement, et au milieu de tout ça il y avait aussi la culture berbère, très différente de la nôtre, étonnante, parfois déroutante, avec un rapport au masculin plus brut, plus direct, parfois même un peu rude quand on vient d’un autre monde, et en même temps très simple, très ancré, très proche de la terre, du travail, du réel, ça m’a bousculée par moments, ça m’a sortie de mes repères, mais ça m’a aussi appris à regarder sans vouloir tout comprendre ou corriger, à accepter que d’autres codes existent, que d’autres façons d’être au monde soient possibles, et dans ce contexte-là, entourée du désert, des éléments, du groupe, de cette culture si différente, j’ai senti une foi très simple s’installer, pas une foi expliquée, pas une foi qu’on apprend, mais une foi vécue, ressentie, une confiance profonde dans la vie, dans le processus, dans quelque chose de plus grand que moi mais aussi très intime, très intérieur, Annick tenait l’espace humain pendant que le désert faisait le reste, et moi j’ai pu me laisser traverser, plonger vraiment, parce que je savais que rien n’était laissé au hasard, aujourd’hui quand je repense à cette expérience je pense à la difficulté oui, mais surtout à la beauté, à cette sensation d’être exactement là où je devais être, portée par le collectif, guidée sans être enfermée, libre sans être seule, avec cette foi tranquille qui est restée, et une immense gratitude pour Annick, pour le groupe, pour le désert, pour les éléments, pour tout ce que ça m’a appris sans jamais me l’expliquer. ✨💜♾️🐫
Mélissa ✨