Dr Wetchoko

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Le prurit nasal n’est pas toujours une simple “allergie”.Et le fameux “nez qui gratte” observé avec certaines substances...
24/05/2026

Le prurit nasal n’est pas toujours une simple “allergie”.
Et le fameux “nez qui gratte” observé avec certaines substances psychoactives est probablement bien plus qu’un détail clinique.

Derrière ce symptôme apparemment banal se cache souvent une interaction complexe entre histamine, mastocytes, dopamine, système trigéminal et neuro-inflammation.

Le nez est un véritable carrefour neuro-immunitaire extrêmement vascularisé, riche en mastocytes et fortement innervé par le trijumeau.

Certaines substances comme morphine, codéine, héroïne, fentanyl,
cocaïne, amphétamines peuvent déclencher une activation mastocytaire, une libération d’histamine, une stimulation des fibres trigéminales et des comportements répétitifs de frottement nasal.

Mais le phénomène n’est pas uniquement périphérique.

Les circuits dopaminergiques et histaminergiques centraux participent aussi à l’hypervigilance sensorielle, la focalisation sur le nez, les comportements stéréotypés et certains phénomènes compulsifs observés sous substances.

Ainsi, le “nose rubbing” n’est pas seulement une irritation locale,
un tic ou une pseudo-allergie.

C’est souvent un phénomène neuro-immuno-histamino-dopaminergique.

Cette lecture ouvre des perspectives intéressantes dans l’addictologie, la neuro-inflammation, les syndromes mastocytaires, les hypersensibilités histaminiques et les interactions cerveau–immunité.

Le nez qui gratte peut parfois être un véritable signal neuro-immunitaire.
Dr Wetchoko Lucie
https://apprendre.histaminetmoi.com/

Mme L., 68 ans. HTA équilibrée depuis 6 ans.Ordonnance : périndopril + vérapamil + oméprazole.Elle me consulte pour ce q...
23/05/2026

Mme L., 68 ans. HTA équilibrée depuis 6 ans.

Ordonnance : périndopril + vérapamil + oméprazole.

Elle me consulte pour ce qu'elle appelle « son grand âge » :
– une toux sèche qu'elle traîne « depuis quelque temps »
– des ballonnements après chaque repas
– des bouffées de chaleur qu'elle attribuait à sa ménopause (terminée depuis 15 ans…)
– une urticaire récurrente étiquetée « idiopathique »
– un sommeil haché vers 3 heures du matin

Ce que voient ses prescripteurs : trois pathologies distinctes traitées efficacement.

Ce que voit la lecture histaminique : une saturation chronique des voies de dégradation de l'histamine.

→ Le périndopril (IEC) favorise l'accumulation de bradykinine, elle-même histamino-libératrice. Signature classique : toux sèche, urticaire, angio-œdème.

→ Le vérapamil est un DAO-bloqueur documenté (Jarisch 2004, Maintz 2006). À cela s'ajoute la constipation qu'il induit dysbiose secondaire et altération de la production entérocytaire de DAO.

→ L'oméprazole, lui, n'inhibe pas directement la DAO. Mais il déclenche une cascade indirecte : hypochlorhydrie → SIBO → production histaminique luminale accrue ; malabsorption de B12, magnésium, zinc et cuivre cofacteur essentiel de la DAO.

Trois molécules, trois mécanismes complémentaires, une même conséquence : l'histamine endogène et alimentaire ne se dégrade plus.

Le plus troublant n'est pas la symptomatologie, mais sa banalité. Chacune de ces plaintes, isolée, est mise sur le compte de l'âge, du stress, ou de « rien du tout ». Prises ensemble, elles dessinent un tableau iatrogène cohérent.

Le pharmacien d'officine, qui voit cette ordonnance se renouveler tous les mois depuis des années, est probablement la personne la mieux placée pour faire le lien.
Dr Lucie WETCHOKO
Formation en cours: Intolérance à l'histamine pour pharmacien.
https://apprendre.histaminetmoi.com/pharmaciens-formation-certifiante

On est en direct ! 🎬🎥
21/05/2026

On est en direct ! 🎬🎥

Dr Lucie Wetchoko & Martine 🧠 Pourquoi certains corps passent du silence… à l’alarme permanenteHistamine, mastocytes, stress chronique, douleur, hypersensib...

On parle souvent des parfums comme d’une simple  # odeur  # ou d’une préférence sensorielle.Mais chez certaines personne...
21/05/2026

On parle souvent des parfums comme d’une simple # odeur # ou d’une préférence sensorielle.

Mais chez certaines personnes, une odeur peut déclencher :
• éternuements immédiats
• brouillard mental
• tachycardie
• migraines
• agitation neurovégétative
• fatigue brutale
• oppression respiratoire
• voire un véritable état inflammatoire diffus.

Et pourtant…

Cette semaine, j’ai testé un parfum contenant de l’Ambroxan, une molécule très utilisée en parfumerie moderne.

Étonnamment : aucune réaction immédiate, pas d’éternuement, ni d’irritation nasale. Puis j’ai essayé un autre parfum “intense” éternuements immédiats.

Cette différence est intéressante, car ce n’est probablement pas “le parfum” en soi qui pose problème, mais certaines molécules spécifiques, leur concentration, leur oxydation, leur capacité à activer le système trigéminal et le terrain neuro-immun de la personne exposée.
L’Ambroxan est une molécule ambrée, boisée, très stable, souvent décrite comme une “odeur de peau propre”.
Contrairement à certains aldéhydes, terpènes oxydés ou composés épicés, elle semble parfois moins irritante pour les personnes hypersensibles.

Chez certains profils : syndrome d’activation mastocytaire (SAMA/MCAS), hypersensibilité chimique, neuro-inflammation, terrain histaminique et hypervigilance sensorielle, le problème semble moins venir de l’olfaction pure que de l’activation du système d’alarme neuro-sensoriel.

Le nez ne “sent” pas seulement, il surveille, il filtre et il défend.

Le système trigéminal détecte l’agression chimique, les solvants, les molécules irritantes, le “trop diffusif” et le “trop puissant”. Chez certains patients, cette boucle d’alerte devient disproportionnée.

C’est probablement une des raisons pour lesquelles certaines personnes tolèrent mieux les parfums minimalistes, les constructions mono-moléculaires, les odeurs boisées douces et les notes “skin scent” que les parfums complexes, très projetés ou saturés en molécules diffusives.

Nous sous-estimons encore énormément le lien entre :
olfaction, histamine, mastocytes, système nerveux autonome et inflammation neuro-sensorielle.

Et pourtant, chez certains patients, le parfum n’est pas un détail.
C’est un véritable stress biologique.

L’objectif est d’ouvrir des pistes de compréhension et de recherche, pas d’affirmer des certitudes absolues.
Dr Wetchoko Lucie

Certaines personnes hypersensibles aujourd’hui étaient parfois hypoalgiques dans l’enfance. C’est un paradoxe clinique f...
17/05/2026

Certaines personnes hypersensibles aujourd’hui étaient parfois hypoalgiques dans l’enfance. C’est un paradoxe clinique fascinant.

On imagine souvent les patients douloureux chroniques comme ayant “toujours eu mal”.

Mais chez certains, l’histoire commence exactement à l’inverse.

➡️ Peu de douleur malgré des inflammations importantes.

➡️ Grande capacité de compensation.

➡️ Symptômes minimisés.

➡️ Organisme qui “tient” longtemps.

Puis, progressivement, au fil des années apparaissent les migraines, les douleurs diffuses, l' hyperréactivité, l' intolérance aux médicaments, l'hypersensibilité sensorielle, la fatigue chronique et l' hyperalgésie, comme si le système nerveux était passé du silence inflammatoire à l’alarme permanente.

Cette évolution interroge profondément les interactions entre le système nerveux, l' immunité, les mastocytes, les hormones et le stress chronique.

Les mastocytes possèdent des récepteurs à la CRH, l’hormone du stress.

Autrement dit le stress chronique peut devenir biologiquement inflammatoire.

Ajoutez à cela les fluctuations hormonales, les infections répétées, les grossesses, les COVID longs, les années d’hyperadaptation et certains systèmes neuro-immunitaires finissent par basculer dans l’hyperréactivité.

Ce qui me frappe cliniquement, c’est que beaucoup de ces patients ont longtemps été considérés comme “solides”, “résistants”, “courageux”, avant l’effondrement, l’hyperalgésie et l’épuisement physiologique.

Et si certaines douleurs chroniques représentaient parfois la phase tardive d’un système qui a trop longtemps compensé ?

⚠️ Important :

L’objectif n’est pas d’affirmer des certitudes absolues, mais d’ouvrir des pistes de compréhension sur ces trajectoires neuro-immunitaires complexes.

Dr Lucie WETCHOKO

Prochain LIVE du 21.05.2026

La péri-ménopause est probablement l’une des périodes où les terrains histaminergiques silencieux se révèlent le plus br...
14/05/2026

La péri-ménopause est probablement l’une des périodes où les terrains histaminergiques silencieux se révèlent le plus brutalement.

De nombreuses femmes développent alors :

▪️ flushs

▪️ migraines

▪️ troubles digestifs

▪️ palpitations

▪️ anxiété

▪️ insomnie

▪️ hypersensibilités alimentaires

▪️ brouillard cognitif

▪️ réactions paradoxales médicamenteuses

… sans que les bilans standards ne retrouvent forcément d’anomalie majeure.

Et si l’histamine faisait partie du tableau physiopathologique ?

Attention : il ne s’agit pas d’affirmer que “la ménopause provoque une intolérance à l’histamine”.

Mais plusieurs mécanismes semblent converger vers un faisceau physiopathologique cohérent :

→ chute précoce de la progestérone

→ perte de stabilisation mastocytaire

→ fluctuations œstrogéniques erratiques

→ augmentation de la réactivité inflammatoire

→ altération de la barrière intestinale

→ dysbiose et modifications de l’estrobolome

→ surcharge des voies de dégradation de l’histamine (DAO/HNMT)

→ dérégulation de l’axe stress–cortisol–mastocytes

Chez certaines patientes déjà vulnérables (terrain atopique, digestif, mastocytaire, neurovégétatif ou inflammatoire latent), la péri-ménopause pourrait alors agir comme un véritable “stress test physiologique”.

Le terrain ne naît pas forcément à ce moment-là.

Il devient visible.

Cela pourrait expliquer pourquoi certaines femmes :

▪️ ne tolèrent plus certains aliments auparavant bien supportés

▪️ développent des symptômes pseudo-allergiques fluctuants

▪️ deviennent hypersensibles aux odeurs, médicaments ou variations hormonales

▪️ présentent des tableaux compatibles avec une activation mastocytaire sans biomarqueur évident

Nous avons probablement besoin d’une vision plus intégrée de cette transition hormonale :

endocrinienne, immunitaire, intestinale, neurovégétative et inflammatoire.

⚠️ Important :

La littérature reste encore émergente sur plusieurs de ces mécanismes, notamment concernant les interactions épigénétiques, DAO, microbiote et hormones sexuelles.

Il s’agit donc davantage d’un modèle intégratif plausible, soutenu par des convergences biologiques et cliniques, que d’un mécanisme définitivement démontré.

Mais ignorer ces interactions revient peut-être à passer à côté d’une partie importante de la souffrance de nombreuses patientes.

Dr Lucie WETCHOKO

https://apprendre.histaminetmoi.com/congres-2026

Histamine- Gynécologie -PMA- Obstétrique 14-15 novembre 2026

Le stress chronique ne détruit pas toujours brutalement.Chez beaucoup d’adultes, il érode progressivement.On continue à ...
13/05/2026

Le stress chronique ne détruit pas toujours brutalement.

Chez beaucoup d’adultes, il érode progressivement.

On continue à fonctionner et à travailler, on gère les rendez-vous, les obligations, les papiers, les enfants, les parents malades et les urgences.

Et pourtant, le corps commence déjà à payer. Au début, cela ressemble à une fatigue “normale”, un sommeil moins réparateur, des douleurs diffuses, des troubles digestifs, un visage plus marqué, des réactions inflammatoires inhabituelles, une récupération plus lente, une hypersensibilité émotionnelle ou sensorielle.

Puis, un jour, le système s’effondre partiellement, le corps n’arrive plus à compenser. Dans ma pratique, je vois souvent des adultes qui pensent avoir “craqué sans raison”. En réalité, ils ont tenu trop longtemps sous tension.

Le problème est que notre société valorise énormément la capacité à encaisser : tenir, continuer, gérer, ne pas déranger et être fort.

Mais biologiquement, le stress prolongé a un coût.

Lorsqu’il devient chronique, il modifie l’axe cortisol/surrénales, l’immunité, l’inflammation, les mastocytes, le sommeil, la récupération musculaire, la digestion, la perception de la douleur, les neurotransmetteurs.

Le corps entre alors dans une logique de survie plutôt que de réparation.

Et pourtant, il existe une notion essentielle : la résilience.

La résilience n’est pas le fait de “ne rien ressentir”, ce n’est pas non plus revenir exactement comme avant. La résilience biologique et psychique correspond souvent à retrouver progressivement du mouvement, restaurer des rythmes, réintroduire de la sécurité dans le système nerveux, redonner au corps des signaux de stabilité, reconstruire lentement des capacités d’adaptation.

Très souvent, les premières améliorations ne viennent pas d’un traitement miracle. Elles commencent quand la personne recommence à marcher, dort, un peu mieux, mange plus régulièrement, reprend contact avec son corps, réduit la surcharge permanente, accepte qu’elle ne peut pas fonctionner éternellement contre elle-même.

Le corps humain possède des capacités de récupération considérables, mais il ne récupère pas dans la guerre permanente. Il récupère lorsque l’organisme retrouve suffisamment de sécurité physiologique pour sortir du mode survie.

Et parfois, la véritable force d’un adulte ne consiste pas à tenir davantage, elle consiste à comprendre qu’il est temps de reconstruire autrement.

Dr Lucie WETCHOKO

Pendant longtemps, nous avons séparé le corps du système nerveux, les symptômes physiques des émotions, l’inflammation d...
13/05/2026

Pendant longtemps, nous avons séparé le corps du système nerveux, les symptômes physiques des émotions, l’inflammation du vécu de l’enfant.
Pourtant, certains dossiers nous rappellent avec force que le corps n’oublie rien.

Je pense aujourd’hui à un jeune patient de 7 ans présentant une hypersensibilité histaminique, une activation mastocytaire, des troubles ORL et respiratoires répétés, une hypervigilance, des troubles neurosensoriels, des difficultés d’oralité, des rigidités alimentaires et un retrait relationnel important.

Malgré une prise en charge nutritionnelle, anti-histaminique et anti-inflammatoire adaptée, une partie du tableau restait “bloquée” puis un travail complémentaire a été entrepris autour du stress précoce, de l’hypervigilance, du transgénérationnel, de la sécurité intérieure, de la régulation émotionnelle via une approche énergétique et homéopathique.

Et progressivement, l’enfant a changé, moins d’hypervigilance, de fermeture et de tension corporelle puis sont apparus : les premiers échanges spontanés, les premiers liens avec les autres enfants, une ouverture émotionnelle, une amélioration respiratoire, une diminution des infections et une meilleure tolérance globale.

Ce type d’évolution rappelle une réalité fondamentale : le système immunitaire, le système nerveux autonome, les mastocytes et les circuits émotionnels sont profondément interconnectés.

Chez certains enfants, le corps reste en mode “survie” tant que cet état persiste, l’inflammation se maintient. Travailler uniquement sur les conséquences biologiques sans apaiser l’hypervigilance revient parfois à essayer d’éteindre un incendie sans couper l’alimentation du foyer.

Cela ne signifie pas opposer médecine, homéopathie, énergétique ou psychothérapie mais comprendre que certains enfants ont besoin d’une approche intégrative, multidimensionnelle et profondément humaine.
La médecine de demain devra probablement réconcilier : immunologie, neurodéveloppement, trauma précoce, stress chronique, émotions, environnement relationnel et physiologie du système nerveux autonome.

Parce qu’un enfant qui se sent enfin en sécurité commence parfois simplement à guérir.
Dr Lucie Wetchoko Lucie

On parle beaucoup du microbiote comme d’un agresseur.Mais si, dans certains cas, la dysbiose était surtout la conséquenc...
12/05/2026

On parle beaucoup du microbiote comme d’un agresseur.
Mais si, dans certains cas, la dysbiose était surtout la conséquence d’un terrain devenu dysfonctionnel ?

La réflexion autour des plaintes multisystémiques, des hypersensibilités alimentaires et de l’intolérance à l’histamine nous oblige à élargir le regard au-delà du simple paradigme infectieux.

L’équilibre intestinal dépend aussi de la fonction biliaire, de la qualité de la muqueuse intestinale, des voies de conjugaison hépatiques, de la méthylation et de la transsulfuration, de la production locale de DAO, de l’immunité mucosale et de l’interaction permanente entre les acides biliaires et le microbiote.

Les acides biliaires ne servent pas uniquement à digérer les graisses.
Ils participent à la signalisation immunitaire, la protection muqueuse,la régulation du microbiote, la perméabilité intestinale et l’axe mastocytes–histamine–cholangiocytes.

Lorsque la fonction biliaire est altérée, l’environnement luminal change.
La muqueuse peut devenir plus vulnérable, la production locale de DAO peut diminuer. L’histamine endogène et exogène est alors moins bien dégradée.
Conséquences possibles: activation mastocytaire, inflammation de bas grade, hyperperméabilité et modification secondaire de l’écologie microbienne.

Dans cette perspective, certaines dysbioses ne seraient pas uniquement la cause du problème, mais aussi l’expression d’une perte d’homéostasie de l’hôte.

Le microbiote devient alors un révélateur du terrain :hépatobiliaire, enzymatique, immunitaire et métabolique.

Nous avons probablement encore beaucoup à apprendre sur l’axe :
foie ↔ bile ↔ microbiote ↔ histamine ↔ immunité ↔ muqueuse intestinale.

Dr Lucie Wetchoko

🧠 Histamine, mastocytes et épilepsie : un axe neuro-immun à reconsidérerLa pharmacorésistance touche environ un tiers de...
04/05/2026

🧠 Histamine, mastocytes et épilepsie : un axe neuro-immun à reconsidérer
La pharmacorésistance touche environ un tiers des patients épileptiques. Le modèle classique glutamate/GABA, qui structure notre pharmacopée, ne suffit manifestement pas à rendre compte de toute la pathologie. Un corpus croissant désigne un acteur longtemps négligé : l'axe histamine–mastocytes.

📌 Ce que la littérature récente établit :
a) L'histamine cérébrale endogène, produite par le noyau tubéromammillaire, exerce un effet globalement anticonvulsivant via les récepteurs H1 hippocampiques et les hétérorécepteurs H3 qui freinent la libération de glutamate.
b) Les patients atteints d'épilepsie temporale mésiale pharmacorésistante présentent une diminution de l'histamine tissulaire et une altération de la fonction H3 dans le cortex temporal et l'hippocampe (Bañuelos-Cabrera 2016).
c) Les antagonistes H1 de première génération ont un effet pro-épileptique documenté en clinique pédiatrique point de vigilance prescription.
d) Le pitolisant (antagoniste/agoniste inverse H3, AMM narcolepsie) a montré en phase II une suppression de la réponse photoparoxystique chez 14/14 patients et une réduction des crises chez un tiers des sujets traités.
e) Les mastocytes, présents dans les méninges, le thalamus périvasculaire et les plexus choroïdes, libèrent en cas de dégranulation : histamine, tryptase, substance P, TNF-α, IL-1β, IL-6, leucotriènes. Effet vasculaire double et pertinent : vasoconstriction des artères corticales (H1 musculaires lisses) + augmentation de la perméabilité veinulaire (H1 endothéliales) → hypoperfusion focale + altération de la BHE.
f) La conjonction vasospasme + neuroinflammation focale + activation microgliale (H1, H4) crée une zone d'hyperexcitabilité corticale propice à l'ictogenèse.
g) Un case report récent (Desai et al., Neurology) documente une épilepsie temporale chez un patient atteint de mastocytose systémique avec mutation KIT probable infiltration mastocytaire méningée.
h) Les enfants atteints de rhinite allergique présentent un risque d'épilepsie majoré de 76 %.
i) Le même axe explique en grande partie la comorbidité migraine–épilepsie, désormais bien documentée.

💡 Implications cliniques :
1. Devant une épilepsie pharmacorésistante avec terrain atopique/MCAS, explorer la dimension mastocytaire (tryptase basale, N-méthylhistamine urinaire 24h, contexte clinique).
2. Devant un MCAS avec phénomènes paroxystiques cognitifs ou de conscience, EEG prolongé indiqué.
3. Vigilance sur les anti-H1 de 1ère génération chez patients à risque convulsif.
4. Leviers fonctionnels : soutien DAO/HNMT (B6, B9, cuivre, vitamine C), identification des triggers mastocytaires, modulation du terrain inflammatoire et digestif.

Le pont entre neurologie, immunologie et médecine fonctionnelle se construit sur des bases mécanistiques de plus en plus solides. Les patients à présentation atypique en sont les premiers bénéficiaires.

Dr Lucie Wetchoko Lucie

Lorsque plus rien ne va, une biologie normale, l'inflammation neurogène est présente. CASCADE SALICYLATES -HISTAMINE - M...
01/05/2026

Lorsque plus rien ne va, une biologie normale, l'inflammation neurogène est présente.
CASCADE SALICYLATES -HISTAMINE - MASTOCYTES - NERF TRIJUMEAU

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