15/03/2026
Mercredi soir, j’ai été écouter une conférence éclairante de Bruno Humbeeck sur le thème des rivalités au sein des fratries organisée par
Dans cette dernière, le psychopédagogue rappelle une idée essentielle : l’enfant est une personne, mais pas encore une grande personne. Il ressent fort, interprète vite, mais ne dispose pas des mêmes outils émotionnels qu’un adulte. Dans chaque famille, une question traverse tous les enfants : “Suis‑je le préféré ?” Plutôt que de nier cette réalité, Bruno Humbeeck invite à reconnaître une préférence partielle, celle qui valorise les talents spécifiques de chacun sans créer de hiérarchie globale.
Il rappelle aussi que toutes les tensions ne se valent pas : taquineries, chamailleries et disputes n’ont ni la même intensité ni les mêmes besoins d’intervention. Comprendre ces nuances permet d’ajuster la posture parentale avec justesse.
Pour apaiser durablement les relations, il propose les espaces de parole régulée, des moments structurés où chacun peut s’exprimer dans un cadre clair et sécurisant. Ces temps permettent aux enfants d’apprendre à dire, écouter et comprendre.
La famille reste avant tout un lieu de construction identitaire. Chaque enfant a besoin d’exister pour lui-même, sans être comparé à ses frères et sœurs. L’enjeu est de lui permettre de développer une identité singulière, tout en s’inscrivant dans un récit familial commun.