20/02/2026
Pendant des années, j’ai été crédible.
Aujourd’hui, j’assume d’être entière.
J’ai longtemps exercé comme avocate, avec plusieurs spécialisations, dont le droit des sociétés.
Un cadre exigeant, structuré, reconnu — où la rigueur et la maîtrise étaient essentielles.
Mais derrière cette solidité professionnelle, il y avait aussi une réalité plus discrète :
la peur d’être jugée, critiquée ou rejetée si je laissais apparaître toutes mes facettes.
Alors j’ai cadré davantage.
J’ai contenu.
J’ai fait en sorte de rester irréprochable… parfois au prix d’une forme de suradaptation.
La médiation a été un passage important.
Pas une rupture, mais une première ouverture vers une manière d’accompagner plus globale, plus incarnée.
Avec le temps, quelque chose s’est clarifié :
je n’avais pas besoin de changer de voie.
J’avais surtout besoin d’arrêter de me fragmenter pour rester acceptable.
Aujourd’hui, j’assume une pratique qui relie le droit, le clinique, le corps et la relation.
Non pas pour entrer dans une nouvelle case, mais pour arrêter de me diminuer.
Ce n’est pas un virage spectaculaire.
C’est simplement la fin d’une ancienne suradaptation.