01/17/2026
On m’a demandé un jour : « Pourquoi est-ce si important d’être gentil ? »
J’ai répondu : « Parce que tu ne sais jamais qui est en deuil, épuisé ou à bout… » Et c’est une vérité profonde, souvent oubliée dans un monde pressé, exigeant, parfois dur sans même s’en rendre compte.
La gentillesse est essentielle parce que la plupart des combats se mènent en silence. Derrière un sourire poli, une réponse brève ou un comportement distant, il peut y avoir une perte récente, une fatigue immense, un cœur qui lutte pour tenir encore un peu. On ne sait jamais vraiment ce que traverse la personne en face de nous. Ce que l’on perçoit n’est souvent qu’une façade, une manière de survivre à la journée.
Être gentil ne coûte presque rien, mais peut tout changer. Un mot doux, un regard bienveillant, une patience supplémentaire, une écoute sincère… Ces petites choses ont un impact immense. Pour quelqu’un qui est à bout, ta gentillesse peut être la seule douceur de sa journée. Le seul moment où il se sent vu, respecté, humain.
La gentillesse n’est pas une faiblesse, c’est une force silencieuse. Elle demande de l’empathie, de la conscience, parfois même du courage. Être gentil quand on est soi-même fatigué, quand on est irrité ou pressé, c’est choisir l’humanité plutôt que la dureté. C’est décider de ne pas ajouter du poids à ce qui est déjà lourd.
Parfois, une simple gentillesse empêche quelqu’un de sombrer un peu plus. Elle ne règle pas tout, elle ne guérit pas les blessures profondes, mais elle peut apaiser, rassurer, redonner un souffle. Elle rappelle à l’autre qu’il n’est pas seul, qu’il reste de la douceur dans ce monde.
Alors oui, être gentil est important. Parce que tu ne sais jamais ce que l’autre porte. Et parce que ta gentillesse, même discrète, peut être exactement ce dont quelqu’un avait besoin pour continuer aujourd’hui.