03/19/2026
Des collègues français ont abordé le sujet, il y a 3-4 semaines. Alors, j'ai décidé de vous en toucher un mot... à ma façon. 😉
On parle souvent d’être brûlé physiquement… mais la fatigue mentale, on l’oublie souvent. 🤯
Vivre avec un handicap, c’est pas juste le corps qui en arrache.
C’est la tête qui roule non-stop.
- Des rendez-vous... d'un, deux ou trois spécialistes. 🧑⚕️👩⚕️
- Des papiers... qui "prouvent et reprouvent" ton handicap. 🙄
Des appels... plusieurs appels. 📞
Des délais... beaucoup trop longs. 🗓
De la gestion... coordonner quotidiennement l'horaire des préposés / l'horaire du transport adapté/ l'horaire de travail, des activités de loisir et/ou des consultations médicales. 🤹
Toujours prévoir :
- Est-ce que ça va être accessible ?
- Est-ce que je pourrai aller aux toilettes ? (Parce qu'on se rappelle que le mot "accessible" ne veut pas nécessairement dire "adapté"...)
- Est-ce que mon corps sera capable de toffer, aujourd'hui ?
- Est-ce que je pourrai demander de l'aide, si le besoin se présente ?
C’est penser à tout... tout le temps... sans pause. Le petit hamster qui tourne et tourne et qui se fait constamment aller. 🌀
En plus, il faut expliquer, répéter, se justifier… pas pour convaincre, juste pour être un peu compris.
Et ça, c'est pour une seule personne. C'est aussitôt décupler, si on ajoute un.e conjoint.e, un ou des enfants, et si ces derniers vivent également une situation de handicap...
Mélanger tout ça ensemble, c’est lourd... même quand ça paraît pas. Des fois, c’est pas le corps qui lâche... c'est le mental qui est au bout du rouleau.
On avance pareil, même avec mille trucs de plus en tête que la grande majorité du monde n'a pas à gérer. Mais cette fatigue-là, cette charge mentale... ben elle existe. Et elle mérite aussi qu'on s'y attarde. 🫶