03/09/2026
Femme,
En ce jour où on te célèbre
Et en cette nuit obscure où la Conscience t'ignore
Dans le soleil ivre tournant en feu comme en froid
Et dans les tempêtes de vent tumulte froides comme torrides
N'oublie jamais Femme mystère,
Que tu es celle qui fut , il y a fort longtemps,
Mandatée pour écraser la tête des serpents !
J'ai traversé la nuit dans le sang des lunes
Et j'ai bousculé le jour en naissant trop tôt,
Mais dans le ventre de mon moi sirène,
Je suis humaine de Toi fécondée d'Amour sacré.
N'oublie jamais Femme mystère,
Que tu es celle qui fut, il y a fort longtemps,
Mandatée pour écraser la tête des serpents !
Les jeux humains se jouent en guerre,
En sang, en poussière, en cruauté servile.
Le Serpent fait briller ses écailles de monstre
En éclatant les bombes aux matins qui tombent.
N'oublie jamais Femme mystère,
Que tu es celle qui fut, il y a fort longtemps,
Mandatée pour écraser la tête des serpents !
On s'interroge en courant essoufflés de notre nous mêmes
On court en boîtant une humanité elle aussi boiteuse
On se demande si toutes ces guerres font du sens
Alors que dans sous les débris tu gis, flanc déchiré, morte.
N'oublie jamais Femme mystère,
Que tu es celle qui fut, il y a fort longtemps,
Mandatée pour écraser la tête des serpents !
Mais je suis prophétesse et je sais et je proclame
Que tu renaîtras, déesse aimée de tes cendres
Que le Phoenix aux plumes d'or et au cou d'argent
Te portera, souveraine et que tes mains étoufferont le Serpent.
Cécile-Purusha Auteure
́sie