03/22/2026
L'autisme à l'âge adulte au féminin, ça vous dit quelque chose?
Cette mise en situation explique bien cette réalité.
Apprendre a s'accepter et se respecter dans toutes nos couleurs c'est un long travail sur soi, mais quand on approche la ligne d'arrivée, c'est délicieusement satisfaisant!
Je suis à l'écoute, dans le respect et outillée pour prendre soin de vous avec vous, à travers la neurodiversité de l'enfance à l'âge adulte.
Au plaisir!
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Ce week-end, j’ai été invitée à l’anniversaire d’une amie.
Et je n’y suis pas allée.
Ce qui est appréciable, c’est qu’elle m’a dit tout de suite :
“Je sais bien qu’avec ton petit, ça va être compliqué, mais c’est normal que je t’invite.”
Et ça m’a fait du bien. Parce que je me sens incluse, mais sans pression.
Je lui ai répondu directement que je ne pourrais pas venir.
Officiellement, "à cause" de mon enfant.
Mais en réalité… c’est plus complexe que ça.
Oui, faire garder mon petit, c’est déjà difficile.
J'ai jamais essayé en soirée. 😅
Mais même si c’était possible, je n’irais pas.
Pourquoi ?
Parce que le contexte est trop lourd pour moi.
- Beaucoup de personnes invitées que je ne connais pas et avec lesquelles il faudrait interagir un minimum, avoir l'air sympa 😬😬😬😬😬
- Un restaurant “festif” où il faut aussi danser😬(adieuuuu, moi je mange mais je ne danse pas au milieu d'un tas de gens entre mon plat et mon dessert😂)
- Puis une sortie en boîte derrière (au secours, plutôt mourir directement🤣)
Alors certes la boîte n'est pas obligatoire dans le package de la soirée.
Mais rien que le repas, dans un groupe où je ne connais presque personne, c’est déjà une trop grosse source de stress.
Ajouter la musique, le bruit, le fait de devoir interagir, danser… ça devient insurmontable.
C’est une question de capacité vraiment.
Avant, 10 ans en arrière, j’aurais réussi à “tenir” dans ce genre de soirée.
Mais avec de l’alcool, pour me désinhiber.
Et aujourd’hui, je sais que ce n’était pas une solution.
C'était une fausse bouée de secours qui m'a menée à ne plus être moi, ne plus être connectée à moi même, ne plus être connectée à rien...
Et qui m'a fait bien plus de mal lorsque la dépendance s'est installée.
Aujourd’hui, je respecte mes limites.
Et ça c'est énorme.
Parce que oui, je peux voir cette amie autrement.
Dans un cadre plus calme.
Je l'ai invitée un soir prochain, mon petit sera couché, je prévoirai un bon repas et elle aura son cadeau.
Sans pression sociale, sans bruit, sans surstimulation.
Je peux supporter encore des restaurants bruyants à condition d'y déjeuner/dîner uniquement avec mes proches et donc de ne pas avoir à interagir avec des inconnus (si ce n'est pour passer commande).
C'est possible sur un temps limité au repas, sans le côté piste de danse etc.
Le mieux étant pour moi en terrasse si la météo le permet.
Mais là vraiment le contexte me filait de la tachycardie rien qu'en y pensant.
Et il y avait aussi tout le reste niveau logistique:
Le lieu en centre-ville, la difficulté pour se garer, donc les transports en commun la nuit, le sentiment d’insécurité…😱😱😱😱
Tout ça, mis bout à bout, ce n’est pas “juste une soirée”.
C’est une accumulation de choses qui, pour moi, rendent la situation impossible.
Et c’est aussi ça, l’autisme.
Ce n’est pas seulement ce qu’on voit de l’extérieur.
C’est tout ce qui se passe à l’intérieur, dans l’anticipation, dans la gestion du stress, dans les limites qu’on apprend (parfois tellement t**d) à respecter.
Dire non, ce n’est pas refuser les autres.
C’est se préserver.
Je suis sur mon canapé, mon petit dort, j'ai un plaid et un bouquin à mes côtés.
Je n'ai aucun sentiment de déception ou de tristesse de ne pas y participer.
Je sais que j’ai pris soin de mes besoins(et que cette amie ne m'en tient aucunement rigueur).
Alors oui parfois, j'aimerais être cette m**f cool qui socialise facilement, qui enflamme la piste de danse, qui rit aux éclats avec des gens qu'elle connaît depuis 3 minutes, qui est à l'aise partout et avec tout le monde.
Mais je ne le suis pas...
Quand je repense à cette période où je l'ai plus où moins été, au prix de ma santé, de ma véritable nature, de mon âme...
Quand je vois ce que ça m'a coûté...les années à se reconstruire....
Je me trouve très bien là, un samedi soir, sur mon canapé, avec un plaid et un bouquin. 😉