03/25/2026
On entend beaucoup parler de zoothérapie ces temps-ci.😳
Depuis le jugement récent permettant à une locataire de garder son animal, le mot circule.
Il se glisse dans les conversations… mais se perd aussi un peu en chemin.
Parce qu’on mélange tout.
On parle de zoothérapie comme si c’était simplement l’effet réconfortant d’un animal dans une vie. Comme si aimer son chien, ou être apaisé par un chat, suffisait à nommer une approche.
Mais la zoothérapie, ce n’est pas ça.❌
Ou plutôt… ce n’est pas que ça.
Oui, les animaux nous apaisent. Oui, ils nous font du bien. C’est même la base de tout ce que l’on fait dans ce domaine !
Mais la zoothérapie — la médiation animale — c’est une intervention. Une vraie. Une approche réfléchie, structurée, portée par des professionnels formés.
Sinon, on enlève une pièce essentielle du casse-tête.🧩
On oublie la triade ; 👇
🧑🦰Le client avec ses besoins, son histoire, ses fragilités.
🐾L’animal, choisi, préparé, éduqué pour entrer en relation.
👩🎓Et l’intervenant formé adéquatement et membre de la Corporation des Zoothérapeutes du Québec
Sans intervenant… il n’y a pas de zoothérapie.
Il y a un animal.
Il y a un lien.
Mais il manque le sens.
L’intervenant, c’est celui qui tient la barre.
Qui veille à la sécurité — physique, émotionnelle, relationnelle.
Qui prépare, structure, adapte.
Qui observe ce qui se joue… même dans les silences.
C’est celui qui met des mots là où parfois il n’y en a pas.
Qui crée des ponts entre l’humain et l’animal.
Qui transforme un moment en levier.
Qui sème, doucement, des graines de réflexion.
Et qui accompagne ce qui émerge.
Et pourtant…
Je ne comprends pas comment la zoothérapie peut encore être aussi méconnue.😳
Que des médecins signent des papiers «recommandant» la zoothérapie pour qu’une personne puisse conserver son animal en logement m’étonnera toujours..
Et surtout… me déçoivent pour les conséquences derrière.
Le locataire repart rempli de joie, de réassurance.
Puis réalise que ça ne lui donne aucun droit réel.
Et se retrouve encore plus mêlé. Plus découragé.
Parce qu’on a utilisé un mot… sans en comprendre la portée.
Cela ne fait qu’augmenter l’animosité envers les propriétaires et briser des liens locateurs/locataires sans bénéfice pour aucun des partis.
Si un médecin suggère de la massothérapie, on comprend bien qu’il faut aller voir un professionnel.
Que ce n’est pas simplement « quelqu’un qui masse ».
Que des mains et de l’huile à massage ne feront pas le même travail.
Pourquoi ce serait différent pour la zoothérapie?🤔
Ce n’est pas quelque chose qu’on improvise.
Ce n’est pas simplement une présence.
Ce n’est pas juste un animal.
C’est une rencontre guidée.
Un cadre.
Une intention.
Et surtout… une formation solide derrière tout ça.
Je comprends la joie d’avoir une jurisprudence qui permet aux locataires qui ont déjà un animal dans leur logement actuel de le garder. Vraiment.
Mais attention aux mots qu’on utilise.😮💨🤷♀️
Parce qu’en les élargissant trop… on finit par effacer ceux qui les portent ces mots, qui les vivent pour vrai.
La zoothérapie mérite mieux que d’être un raccourci.❤️
Elle mérite d’être comprise.
Reconnue.
Respectée.
Les intervenants en zoothérapie tendent même, tranquillement, à délaisser ce mot devenu trop galvaudé… pour parler davantage de médiation animale.
Mais au fond de moi, je reste convaincue d’une chose.
Que changer les mots ne suffira pas.
Que peu importe le terme, s’il n’est pas compris, il finira par glisser lui aussi.
Alors l’énergie… elle doit être mise ailleurs.🤷♀️
Dans la sensibilisation.
Dans l’éducation.
Dans la reconnaissance de ce qui se fait réellement sur le terrain.
Parce qu’au final, si on continue de diluer le sens…
ce seront les animaux — et leurs humains — les grands perdants.😮💨❤️
-Alexandra P, éducatrice spécialisée, intervenante en zoothérapie/ médiation animale, propriétaire du centre ZAK
Dans les photos ci bas on illustre bien la triade 📸👇