04/24/2026
Je termine ma semaine de travail avec une profonde gratitude d’exercer, à mes yeux, la plus belle profession au monde… et le cœur en miettes.
Pourquoi? Parce que la maman d’un enfant de 12 mois m’a confié, en fin de séance, qu’elle observait une belle progression depuis le début des soins en ostéopathie. Elle m’a aussi partagé qu’elle aurait aimé consulter plus tôt, convaincue aujourd’hui que les progrès auraient pu être encore plus rapides.
Si elle ne l’a pas fait, c’est que la physiothérapeute qui suit son fils depuis la naissance a déconseillé l’ostéopathie, en lui disant que cela ne servirait à rien.
Après plus de 20 ans de pratique, ces commentaires m’atteignent différemment. On développe une certaine solidité. Je connais la qualité de ma formation, la rigueur de mon travail et l’engagement que je mets chaque jour auprès de ma clientèle.
Mais ce qui me touche profondément, c’est de savoir qu’un enfant n’a peut-être pas eu accès, au moment opportun, à l’ensemble des soins qui auraient pu l’aider.
C’est ici que la collaboration interprofessionnelle prend tout son sens. Comme professionnels de la santé, notre rôle est de nous entourer de collègues compétents et complémentaires pour offrir le meilleur accompagnement possible. La référence et le travail d’équipe ne sont pas des options : ce sont des leviers essentiels.
Dans ce cas-ci, j’ai le sentiment qu’une opportunité de collaboration a été manquée.
Ne pas référer, je peux le comprendre.
Dénigrer une autre profession soulève, à mon sens, une réflexion importante sur le plan éthique.
L’ordre professionnel est à nos portes, la formation universitaire aussi. Mais d’ici là — et même après — pouvons-nous choisir de travailler main dans la main, dans le respect de nos expertises?
Pour le bien-être de ces tout-petits… qui, eux, se soucient bien peu de nos guerres d’ego.
En espérant que ce message ouvre la réflexion.
Merci.