03/31/2026
Il y a 8 ans, un matin de Pâques plus ensoleillé que jamais, s’éteignait, en tenant la main de mon frère et moi, notre maman, Montserrat, après un an et demi de lutte contre son 2e cancer, du pancréas. Cette même chanson qui jouait doucement en fond dans sa chambre d’hôpital. Je l’écoute rarement depuis, elle est si chargée en émotions.
La maladie est une montagne russe infernale de souffrances. Entre l’espoir et la peur viscérale de voir souffrir et partir celle que j’aimais et aime toujours le plus au monde, s’est dessinée en moi une nouvelle version plus vraie, mais aussi plus fragile de la vie. Aucun moment de santé n’est pris pour acquis, aucune douleur n’est anodine non plus. On vit tous des deuils à différents niveaux, la vie en est parsemée. Le 31 mars est pour moi, depuis son décès, une date éprouvante. Cette année, repenser à sa souffrance et son départ beaucoup trop jeune me fait toujours mal, mais je l’accueille aussi différemment : j’ai le privilège d’avoir un beau niveau de bonheur, d’amour et de confort. De pratiquer un métier qui fait tout son sens pour moi. Elle en serait éperdument heureuse. Et je sais que, d’une certaine façon, elle est aussi présente dans la façon dont je prends soin des autres aujourd’hui.
Jai une pensée pour tout ceux et celles qui s’ennuient d’un être cher, parfois ou tous les jours. Ces expériences transformatrices ont l’avantage de nous unir dans nos ressentis. ❤️🩹