09/29/2025
Beaucoup de personnes se présentent à l'urgence en demandant des soins et se font renvoyer chez elles, faute de place. D'un autre côté, on veut hospitaliser encore plus des personnes qui ne le veulent pas et qui ne seraient même pas dangereuses? C'est le monde à l'envers!
Dans nos consultations, on a vu la méfiance engendrée par une hospitaliation forcée, on a entendu plein de raisons légitimes pour lesquelles les personnes refusaient d'aller à l'hôpital (privation de sa dignité, ne pas être dans ses affaires en sachant que l'hospit ne nous aidera pas, interpellation policière violente et traumatisante et tant d'autres!)
Être privé de nos droits, c'est pas anodin pour tout le monde! Ça fait mal : ça donne un sentiment d'injustice durable, ça rouvre des blessures, ça entache la confiance que l'on a envers le système. Nous priver de nos droits devrait venir avec une sacrée dose de respect et de dignité et on sait que les unités de psychiatrie n'en font pas l'étalage.
On ne croit pas que hors de l'hôpital, point de salut. Loin de guérir les gens, c'est un plaster sur un bobo qui se règle ou s'améliore véritablement à l'extérieur de l'hôpital. Plus on coupe dans les services dehors, plus on est pris à hospitaliser des bobos qui ne se règlent plus car on n'investit pas assez pour des services en dehors.
INVESTISSEZ en prévention! INVESTISSEZ dans les services de proximité! Après on en reparlera.