01/20/2026
🥹Vous me demander souvent, à la fin d’un cours, pourquoi les larmes vous montent aux yeux quand vous allez pourtant bien!
Et bien voici une réponse décrite par John F. Barns et Jean-Francois Brabant, praticien de la myofascialogie 🌿
➡️ LE FASCIA ÉMOTIONNEL ⬅️
Les blessures non résolues de l’enfance, celles qui n’ont pas été comprises ni intégrées, constituent de véritables traumatismes émotionnels.
Le fascia réagit à tous les types de traumatismes
physiques, émotionnels et même viraux.
Face à un choc émotionnel, le corps cherche avant tout à se protéger.
Il active alors des réponses archaïques et inconscientes : combat, fuite ou immobilité (fight, flight, freeze).
Dans le cas des traumatismes émotionnels, ces réponses de survie altèrent profondément notre capacité à nous exprimer par la parole.
Nous ne pouvons pas « parler » à notre fascia.
Nous pouvons seulement le libérer par le toucher.
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La mémoire émotionnelle est fasciale
Les traumatismes émotionnels sont des événements non résolus, figés dans le passé.
Ce sont les fascias qui en conservent la mémoire.
Lorsque quelqu’un ravive en nous une situation émotionnelle similaire à une blessure ancienne, cette personne agit comme un miroir.
Elle reflète une mémoire traumatique toujours active dans notre tissu fascial.
Traumatisme émotionnel = fascia densifié, durci, figé.
C’est pourquoi certaines relations réveillent en nous des réactions disproportionnées, parfois violentes ou incompréhensibles.
Ce n’est pas la situation présente qui provoque la réaction, mais la mémoire ancienne stockée dans le fascia.
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Combat, fuite ou immobilité
Sous une charge émotionnelle, nous réagissons inconsciemment :
• en combattant
• en fuyant
• ou en nous figeant
Sans en avoir conscience, nous projetons alors nos propres traumatismes sur les autres.
La cause profonde n’est jamais résolue, et le même schéma se répète de relation en relation.
Sans conscience, il n’y a pas de choix.
Le stress réactive constamment ces réponses de survie.
Lorsque le stresseur est présent de façon répétée dans l’environnement, le corps reste en état d’alerte permanent, générant de fortes tensions myofasciales.
Avec le temps, ces tensions s’accumulent et peuvent conduire à un profond mal-être, parfois à des dérives ou à des stratégies d’évitement pour anesthésier la souffrance.
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Là où la parole ne suffit plus
On entend souvent :
« Tu as réveillé ma blessure, maintenant c’est à moi de la cicatriser avec le temps et la prise de conscience. »
Mais comment devenir conscient d’une mémoire qui n’est pas accessible au mental, puisqu’elle est figée dans le fascia ?
Le temps seul ne suffit pas.
La compréhension intellectuelle non plus.
Sans accès à la mémoire fasciale, les mêmes réactions se rejouent encore et encore.
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La libération myofasciale : mettre en lumière l’inconscient
En libérant le fascia avec les cours BÖLA, la mémoire enfouie refait surface.
Elle est ressentie, vécue, reconnue.
Une véritable prise de conscience s’installe.
Les traumatismes figés dans le temps perdent alors leur charge.
Le miroir cesse d’agir.
L’autre ne nous affecte plus, car il n’y a plus rien à réactiver.
La mémoire, auparavant emprisonnée dans un fascia densifié, retrouve sa fluidité.
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Sortir du cercle réactionnel
Sans ce travail fascial, nous restons enfermés dans le combat, la fuite ou l’immobilité.
C’est ce que l’on observe largement dans nos sociétés :
on cherche la mémoire au mauvais endroit.
Les traumatismes émotionnels s’accumulent, fragilisant peu à peu l’individu, nourrissant la fuite, la rigidité, ou l’effondrement.
Les blessures sont projetées sur les autres, souvent sous forme de reproches ou de défenses.
À force, beaucoup finissent par s’immobiliser.
Ils figent, enfouissent, oublient.
Mais le corps, lui, n’oublie jamais.
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Quand le fascia est libéré, le choix redevient possible
Une fois la mémoire fasciale libérée, la situation auparavant déclenchante ne provoque plus de réaction.
Elle a déjà été vécue, intégrée, relâchée.
C’est à ce moment précis que le choix redevient possible.
Comme le rappelle souvent John F. Barnes :
Sans conscience, nous n’avons aucun choix.
La Myofascialogie permet cette conscience incarnée, non mentale.
Elle accompagne la libération des mémoires figées et ouvre un véritable processus de rétablissement émotionnel.
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Une évolution émotionnelle profonde
Ce chemin demande du courage.
Car les traumatismes sont parfois revécus au présent lors du relâchement fascial.
Mais ils sont vécus dans un cadre sécurisant, accompagné, respectueux.
Ils peuvent alors se dissoudre.
Ce poids immense que l’on portait disparaît.
Et surtout, il n’est plus projeté sur les autres.
C’est ce que j’appelle l’évolution émotionnelle.
Un mouvement profond, organique, qui redonne de la liberté intérieure.
Les relations s’harmonisent lorsque les mémoires du passé, logées dans les fascias, sont enfin libérées.
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Revenir à soi
BÖLA ouvre un terrain nouveau, fertile.
Celui du retour à soi.
Le sentiment d’être enfin arrivé au bon port,
d’être revenu à la maison,
est partagé par toutes les personnes qui se libèrent de cette lourde charge émotionnelle.
Un peu de courage.
Du lâcher-prise.
Et beaucoup de présence.
C’est ce que l’âme cherche depuis toujours.
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Tirer d’un texte de : « Avec gratitude pour les enseignements, la compassion et l’humanité de John F. Barnes.
Jean François Brabant
Thérapeute et formateur en Myofascialogie »