02/26/2026
LA MALADIE DU TNF M’ENSEIGNE.
Mon corps est mon allié.
Même quand j’ai voulu le fuir.
Même quand je l’ai accusé de me trahir.
Il ne m’a jamais attaqué.
Il m’a parlé. Parfois fort!
Je n’ai rien entendu.
Les troubles neurologiques fonctionnels ont été mon point de bascule. Il y a quelques années.
Pas une punition.
Un cri. Un cri du corps.
Un cri que je n’avais pas voulu entendre autrement.
La douleur n’est pas l’ennemie
Elle est une mémoire vivante.
Chaque choc, chaque peur, chaque pression avalée sans mot s’est déposé quelque part en moi.
Dans mes muscles.
Dans mes nerfs.
Dans mon sang.
Dans mon système nerveux.
Dans mon système immunitaire.
Dans mes silences.
Et mon corps se souvient.
Il reconnaît les atmosphères.
Les tensions.
Les ressemblances invisibles avec d’anciens tremblements.
Quand les symptômes surgissent, ce n’est pas une faiblesse.
C’est un rappel. Un rappel à l’ordre.
Un rappel que je me suis trop éloigné.
Que j’ai été fort trop longtemps.
Que j’ai porté plus que ce que je pouvais contenir.
Pour prouver que j’avais de la valeur dans les yeux de quelqu’un.
Aujourd’hui, j’apprends à ne plus me battre contre lui. À l’écouter avant qu’il crie.
À respecter ses limites avant qu’il m’immobilise.
Je ne suis pas brisé.
Je suis en train d’apprendre à habiter mon propre territoire même si les douleurs, les engourdissements et les chocs électriques sont parfois intensément présents
Transformer l’épreuve en conscience…
ce n’est pas héroïque.C’est humble.
Et c’est fragile.
Mais c’est peut-être là que réside la vraie puissance.
Vous n’êtes plus seul dans vos souffrances.