01/12/2026
On parle souvent du mensonge comme si c’était automatiquement un manque de respect ou de la manipulation.
Comme si mentir voulait dire “je m’en fous de toi”.
Mais bien souvent, le mensonge, c’est pas ça.
C’est un mécanisme de protection.
Quand quelqu’un ment, il y a souvent de la peur derrière.
Peur de la réaction. Peur de se faire chicaner. Peur de décevoir. Peur que ça confirme une vieille croyance du genre “je suis pas assez bon”, “je fais toujours tout croche”.
Il y a aussi l’évitement.
Éviter un conflit. Éviter une discussion qu’on se sent pas capable de gérer. Éviter une tempête émotionnelle qu’on sait qu’on saura pas traverser sans se désorganiser.
Des fois, c’est la honte.
Des fois, c’est la culpabilité.
Des fois, c’est juste un réflexe appris très tôt.
Quand t’as grandi dans un environnement où dire la vérité amenait des cris, des punitions, du rejet, ou de l’humiliation… ton cerveau apprend vite une chose.
Dire la vérité, c’est dangereux.
F**k mentir devient une stratégie.
Pas une stratégie consciente ou calculée. Une réaction automatique pour se protéger, pour garder un semblant de sécurité.
Ça veut pas dire que le mensonge est correct.
Ça veut pas dire qu’il n’y a pas de conséquences ou que ça ne fait pas mal.
Mais comprendre pourquoi quelqu’un ment change la lecture.
On passe de “cette personne est mauvaise” à “cette personne est en mode survie”.
P*s souvent, la vraie question à se poser, c’est pas juste “pourquoi tu m’as menti?”, mais aussi “qu’est-ce qui t’a fait sentir que tu pouvais pas dire la vérité?”
La nuance, ça excuse pas tout.
Mais ça humanise beaucoup. ❤