L’intervenant

L’intervenant Clinique psychosociale pour tous qui offre des suivis individuels et du matériel éducatif percutant. Éducateurs spécialisés et intervenants psychosociaux.

Bonne année et retour le 6 janvier!La fin d’une année, c’est souvent un moment pour regarder derrière soi, faire le poin...
01/01/2026

Bonne année et retour le 6 janvier!

La fin d’une année, c’est souvent un moment pour regarder derrière soi, faire le point, se demander ce qu’on garde et ce qu’on laisse aller. La nouvelle année n’a pas besoin d’être un grand virage ni une course vers une meilleure version de soi. Elle peut simplement être une continuité, avec un peu plus de conscience et un peu plus de bienveillance envers soi même.

On voulait vous dire merci pour cette année passée ensemble. Merci pour votre présence, vos messages, vos partages, vos réflexions, votre confiance. Vous faites partie de ce qui donne du sens à notre travail, jour après jour.

Nous prendrons maintenant une courte pause pour les fêtes afin de reprendre notre souffle et revenir bien ancrés. Nous serons de retour le 6 janvier, avec la même envie de vous accompagner, d’ouvrir des discussions importantes et de mettre des mots sur ce que plusieurs vivent en silence.

D’ici là, on vous souhaite une année qui laisse de la place au vrai, au lien et à l’imparfait. Bonne année à vous, et à très bientôt.

En ce beau jour (frette) de réveillon, petit RAPPEL IMPORTANT!Vos enfants et ados ne sont pas obligés d’embrasser tout l...
12/31/2025

En ce beau jour (frette) de réveillon, petit RAPPEL IMPORTANT!

Vos enfants et ados ne sont pas obligés d’embrasser tout le monde pour la bonne année. Ils peuvent très bien lever fièrement leur verre de lait, de jus, de Shirley Temple si c’est ça qui les rend à l’aise!

Ils ne sont pas impolis! Alors au diable les remarques de belle-mère-experte-de-commentaires et du mononcle qui sent le brandy.

C’est en permettant aux enfants de refuser un contact physique quand ils n’en ont pas envie qu’on leur enseigne le respect de soi et le consentement.

En les forçant, on leur fait vivre leurs premières expériences de contacts physiques malaisants et non consentis.

Ce n’est pas ce qu’on veut transmettre!

Parce que quand on respecte leur non maintenant, ils apprennent que leur corps leur appartient et qu’ils ont le droit de mettre leurs limites.

Bon réveillon à toutes et à tous! Prenez soin de vous et des petits humains que vous aimez!

L’équipe de L’intervenant

Joyeux Noël!Noël arrive toujours avec son lot d’émotions. Pour certains, c’est un moment rempli de rires, de traditions ...
12/25/2025

Joyeux Noël!

Noël arrive toujours avec son lot d’émotions. Pour certains, c’est un moment rempli de rires, de traditions et de grandes tablées. Pour d’autres, c’est plus doux, plus silencieux, parfois même un peu lourd. Et pour beaucoup de gens, c’est un mélange des deux. Ce qu’on oublie souvent de dire, c’est que toutes ces façons de vivre Noël sont valides.

En cette journée particulière, on voulait surtout prendre un moment pour vous dire merci. Merci d’être là, de nous lire, de nous faire confiance, de nous permettre d’entrer dans votre quotidien, parfois dans des moments fragiles, parfois dans des moments lumineux. Merci d’oser réfléchir, remettre en question, ajuster, essayer autrement, sans viser la perfection.

On vous souhaite un Noël qui vous ressemble. Un Noël à votre rythme, avec vos limites, vos besoins et vos émotions. Un Noël où vous avez le droit de faire de la place au calme, au vrai, à ce qui fait du bien, même si ce n’est pas comme dans les publicités.

Joyeux Noël de toute l’équipe de L’Intervenant. On espère que cette journée vous traitera avec douceur.

24 décembreCroireC’est la dernière porte de notre calendrier de l’avent. La vingt-quatrième. Celle qu’on ouvre toujours ...
12/24/2025

24 décembre

Croire

C’est la dernière porte de notre calendrier de l’avent. La vingt-quatrième. Celle qu’on ouvre toujours un peu différemment, avec une émotion qui ressemble à un mélange de gratitude et de nostalgie.

On est vraiment heureux d’avoir vécu encore une année de ce rituel-là avec vous. Une année de plus à écrire, réfléchir, rire un peu, se reconnaître beaucoup. On espère que nos textes auront voyagé assez loin dans vos maisons et vos cœurs pour qu’on puisse continuer à le refaire, année après année.

Et sincèrement, on est reconnaissants. Reconnaissants d’avoir une communauté aussi engagée, aussi présente, aussi vraie. Vous transformez ce projet en quelque chose qui dépasse largement les mots.

Et pour cette dernière porte, on voulait vous laisser avec le sujet qui traverse tout ce qu’on fait, même quand on ne le nomme pas.

Il y a quelque chose dans le 24 décembre qui nous ramène à ce que nous sommes vraiment. Peut-être parce qu’on veut finir l’année en se sentant un peu plus solides. Peut-être parce qu’on se surprend à espérer que la prochaine nous fera pousser de nouveaux bouts de lumière. Peut-être parce qu’au fond, l’estime de soi est le seul cadeau qu’on n’enveloppera jamais mais qu’on espère tous recevoir, un moment ou un autre.

On parle souvent d’estime de soi comme si c’était une chose fragile qu’on obtient à la naissance. Mais non. L’estime de soi, ça se construit, ça se répare, ça se perd un peu et ça se retrouve autrement. C’est vivant. Ça respire. Ça dépend de la façon dont on se parle, de ce qu’on croit mériter, de comment on accepte de se traiter.

Chez les enfants et les ados, c’est encore plus vrai. L’estime de soi bouge vite, se gonfle, se dégonfle, se colore selon le regard des autres. Un commentaire maladroit peut la faire rétrécir. Une petite victoire peut la faire grandir. Ce qu’ils ne comprennent pas encore, c’est que l’estime solide, celle qui tient debout sous la pluie, ne vient pas de la perfection. Elle vient des tentatives. Des essais. Des erreurs portées sans honte. Des moments où ils se voient capables de survivre à ce qu’ils pensaient impossible.

Et nous, les adultes, on joue un rôle immense là-dedans. Pas en les complimentant à outrance, parce que ça ne colle pas longtemps. Mais en les regardant comme s’ils valaient déjà quelque chose, même quand ils ne performent pas. On les aide à bâtir leur estime quand on prend le temps de souligner un effort plutôt qu’un résultat. Quand on montre que se tromper ne diminue pas la valeur d’une personne. Quand on leur laisse l’espace d’être malhabiles, silencieux, nerveux, imparfaits.
L’estime de soi grandit dans les permissions qu’on leur donne.

La permission d’être eux-mêmes, même quand ils ne savent pas exactement qui ils sont. La permission d’essayer sans devoir réussir. La permission d’être fatigués. La permission de dire non. La permission de prendre de la place sans s’excuser.

Et c’est là que la magie opère.

Un enfant ou un ado qui croit qu’il doit être exceptionnel pour être suffisant ne respirera jamais vraiment.

Mais s’il comprend qu’il est suffisant simplement parce qu’il existe, il commencera à se tenir différemment. Il marchera avec un peu plus de poids dans les talons et un peu moins dans la poitrine. Il se parlera avec une douceur nouvelle. Il apprendra à se relever non pas pour impressionner quelqu’un, mais parce qu’il se respecte lui-même.

Et nous, les adultes, on oublie tellement souvent qu’on est encore là-dedans nous aussi. On pense que passé un certain âge, on devrait avoir confiance en nous par défaut. Mais l’estime de soi, ça ne se règle pas une fois pour toutes. C’est un travail quotidien.

On doit apprendre à s’adresser à soi sans dureté. À se pardonner les années où on s’est oublié. À se reconnaître une valeur qui n’a rien à voir avec la performance.

Ce matin, à l’ouverture de la dernière porte, peut-être que la meilleure question qu’on peut se poser n’est pas : « Qu’est-ce que je veux changer l’an prochain? »

Mais plutôt :« Comment je peux me traiter avec un peu plus d’estime? Comment je peux regarder mes enfants et mes ados comme des êtres en construction plutôt que des projets à corriger? Comment je peux croire à ma valeur comme je veux qu’eux croient à la leur? »

Parce qu’au fond, l’estime de soi, c’est ça, c’est la permission d’exister sans se diminuer. De recommencer sans honte. De se regarder sans dureté. De marcher dans sa vie sans se cacher.

Et si toi, ton enfant ou ton ado avez besoin d’aide pour construire cette estime-là, pour la réparer, pour la comprendre, sache qu’on est là. Et qu’on croit en vous, même dans les journées où vous y arrivez pas encore.

On vous souhaite une magnifique veille de Noël. Une fin de calendrier toute en douceur. Et le courage tranquille de croire en vous un peu plus demain qu’hier.

Merci d’avoir été avec nous encore cette année.
On se revoit en 2026! (Nous serons en vacances jusqu'au 6 janvier!)

L’équipe de la clinique L’intervenant!

23 décembreLe Gandalf des émotionsIl y a des jours où nos émotions débarquent dans notre tête comme une foule trop énerv...
12/23/2025

23 décembre

Le Gandalf des émotions

Il y a des jours où nos émotions débarquent dans notre tête comme une foule trop énervée à l’entrée d’un festival. Ça parle fort, ça pousse, ça veut entrer toutes en même temps, comme si chacune pensait être la plus importante de la gang. La colère cogne à la porte en premier, impatiente, les yeux déjà pleins de flammes. L’anxiété arrive juste derrière, essoufflée, convaincue que tout va mal tourner. La tristesse traîne les pieds, enveloppée dans une couverture qui sent le « j’suis fatiguée de tout ». P*s la culpabilité, elle, n’attend même pas d’être invitée. Elle ouvre la porte comme si la maison lui appartenait.

Et souvent, on se dit qu’on n’a aucun contrôle sur ça. Que ce sont les émotions qui décident. Que c’est elles qui prennent le volant p*s que nous autres, on est juste assis sur le siège passager à regarder la route en se disant j’aimerais tellement mieux conduire. On se répète qu’on est pas capables, qu’on est faits comme ça, que ça a toujours été comme ça. Pourtant, quelque part en dedans, il existe une image qui peut tout changer. Un gardien. Un protecteur. Un leader silencieux qui attend juste qu’on se rappelle qu’il est là.

Imagine Gandalf. Oui, Gandalf, robe grise, barbe qui danse au vent, debout sur un pont étroit comme dans Le Seigneur des Anneaux. Il tient son bâton avec une détermination solide et maîtrisée. Il regarde les ténèbres qui approchent et il dit LA phrase qui a traversé le temps.

« Vous ne passerez pas. »

Il n’essaie pas de détruire la créature. Il ne l’insulte pas. Il ne la nie pas. Il se tient debout. Il décide. C’est ça, son pouvoir.

Dans notre tête, ce Gandalf-là peut exister aussi. Pas pour bannir nos émotions. Pas pour faire semblant qu’elles n’existent pas. Mais pour choisir celles qui traversent. Les accueillir comme des invités qui doivent se présenter à la porte. Les émotions ont le droit d’exister. Elles ont le droit de se manifester. Mais elles n’ont pas le droit de tout contrôler.

Pense à un moment où la colère arrive trop vite. Ça te brûle dans le ventre, ça monte dans ta gorge, p*s avant même que t’aies compris ce qui se passe, t’es à deux doigts de lancer une phrase que tu regretterais dans dix minutes. La colère est convaincue qu’elle doit passer en premier. Mais ton Gandalf intérieur, lui, peut se lever tranquillement et dire attends une seconde. Je t’ai vue. Je sais que t’es là. Mais pas tout de suite. Tu vas attendre que je respire. Tu vas attendre que mon cœur ralentisse un peu. Tu vas attendre que je comprenne ce qui me dérange vraiment.

Et soudain, tu reprends un peu de pouvoir. Pas parce que tu t’es battu contre ta colère. Mais parce que tu l’as reconnue sans la laisser tout envahir. Ça, c’est gérer une émotion. C’est pas la bloquer. C’est la doser. C’est choisir le moment où elle entre dans la pièce.

C’est la même chose avec l’anxiété. Elle arrive souvent en criant plus fort que les autres. Elle imagine les pires scénarios. Elle fait comme une sirène d’alarme qui se déclenche juste parce que tu cherches tes clés. P*s t’sais, quand l’anxiété débarque, elle a l’air tellement convaincante. Elle raconte des histoires terrifiantes, elle met tout en désordre. Mais ton Gandalf intérieur peut dire doucement je vois ce que tu essaies de faire. Je sais que tu veux me protéger. Mais tu passeras pas toute seule. Je vais respirer un peu avant. Je vais revenir dans ce qui est vrai, pas dans ce que tu m’inventes. Attends que je sois prêt.

Et tranquillement, l’anxiété perd un peu de son élan. Elle arrête de courir partout. Elle baisse le volume. Elle écoute.

P*s oui, c’est ben beau tout ça dans l’imaginaire, mais en vrai, comment on devient ce genre de gardien là.

Ben ça commence souvent par un geste minuscule. Respirer pour vrai. Pas les respirations parfaites avec des noms compliqués. Juste respirer assez longtemps pour que le cœur se calme. Nommer ce qui se passe. Pas besoin de donner un long discours. Juste dire je suis stressé, je suis bouleversé, j’sais pas ce que je feel là. Dire non à une émotion qui veut passer trop vite en lui répondant j’ai compris le message, mais attends un peu. Trouver une façon simple de évacuer le trop. Une marche. Une chanson. Un papier que tu froisses p*s que tu jettes. Se rappeler qu’on n’a pas besoin de tout gérer en même temps.

Ce qu’on oublie trop souvent, c’est qu’on n’est pas supposés être en guerre contre nos émotions. On est supposés les guider. Comme un gardien à l’entrée d’une ville. Comme un parent qui dit doucement on entre un à la fois. Comme quelqu’un qui sait que sa paix n’a pas besoin d’être sacrifiée à chaque visite d’une émotion mal élevée.

P*s quand un ado apprend ça, c’est magique. Quand un adulte apprend ça, c’est transformant. Quand un humain se l’autorise, c’est une libération. Parce que soudain, t’es plus juste quelqu’un qui subit ce qu’il ressent. T’es celui qui ouvre la porte. Celui qui décide. Celui qui dit vous ne passerez pas aujourd’hui. Ou celui qui dit viens, toi, j’ai de la place pour t’écouter.

Alors la prochaine fois que les émotions frappent comme une tempête contre ta porte intérieure, imagine ton Gandalf. Son calme. Son courage tranquille. Son bâton planté dans la pierre. P*s laisse-le dire pour toi.

« Vous ne passerez pas. »

Et si t’as l’impression que tes émotions ignorent toujours la consigne, contacte-nous.

❗AVERTISSEMENT : LE DERNIER TEXTE DU CALENDRIER DE L'AVENT SERA DISPONIBLE LE 24 DÉCEMBRE À 7H00.

22 décembreAVERTISSEMENT : On n’a rien contre les Manon et les Marc-André.Le p’tit sauvageLa maison sent la cannelle, le...
12/22/2025

22 décembre

AVERTISSEMENT : On n’a rien contre les Manon et les Marc-André.

Le p’tit sauvage

La maison sent la cannelle, le sucre et le bruit. Le genre de mélange qui te pogne dans le nez avant même d’enlever tes bottes. Les cousins courent partout avec des verres de 7Up remplis trop haut, comme si renverser du liquide sur le tap*s faisait partie de la tradition. La télé joue un film de Noël beaucoup trop fort. P*s la matante Manon demande déjà si quelqu’un a finalement fait la salade de macaroni, comme si c’était la clé de la paix dans le monde.

Tout semble joyeux. Brillant. Bruyant. Les familles se saluent, les rires rebondissent contre les murs, les conversations se chevauchent comme un chœur désorganisé. Ça sent le temps des Fêtes. Ça sent la chaleur humaine. Ça sent la fébrilité.

Mais dans le coin du salon, il y a Émile. Quinze ans. Les épaules rentrées vers l’avant comme s’il essayait de disparaître dans son chandail beige trop propre. Son sourire apparaît par obligation quand son grand-père lui tapote l’épaule, « T’as toujours été un p’tit sauvage toé mon Émile! ». Le petit sourire raide. Poli. Celui qu’on fait pour rassurer le monde, pas pour se rassurer soi. Il compte mentalement combien de minutes il doit tenir avant qu’on reparte. Dix. Quinze. Une éternité. Les secondes collent comme du sucre sur un comptoir.

Dans sa tête, c’est bruyant autrement. Est-ce que j’ai l’air bizarre? Est-ce qu’ils remarquent que je parle pas? Est-ce qu’ils se demandent ce que je fais là? Est-ce que tout le monde me regarde? Personne ne voit qu’il a les mains moites. Que son cœur cogne trop fort. Que ses joues sont rouges, pas à cause de la chaleur du poêle, mais parce qu’il essaie de rester debout dans un océan social qui avance trop vite pour lui.

L’anxiété sociale pendant les Fêtes, c’est exactement ça. C’est quand les rires deviennent trop forts. Quand les conversations s’écrasent les unes sur les autres. Quand les regards pèsent un peu trop lourd. C’est quand tout le monde semble flotter, mais toi, t’as les pieds pris dans un courant que personne voit.

Pour beaucoup d’ados, c’est invisible. Ils sourient au bon moment. Ils savent comment se cacher dans leur téléphone. Ils offrent d’aller chercher quelque chose dans la cuisine juste pour avoir un break. Ils veulent pas décevoir. Ils veulent pas déranger. Alors ils encaissent. Ils se font petits. Ils s’effacent pour que la fête continue sans vague.

Et souvent, c’est après que tout lâche. Le corps se vide. La tête tourne. L’épuisement tombe comme une marée qui n’arrêtait pas de monter pendant qu’ils gardaient leur calme devant tout le monde. Et c’est là que les parents se demandent pourquoi ça semble si difficile pour eux alors que tout le monde a eu ben du plaisir.

L’anxiété sociale, c’est pas juste de la timidité. C’est un cœur qui s’emballe quand il y a trop de monde. C’est une peur d’être jugé à chaque mot. C’est un besoin viscéral de se cacher un peu pour respirer. Et ça se glisse dans les soupers de Noël comme si de rien n’était.

Les signes sont souvent subtils. L’enfant qui dit qu’il a mal au ventre avant d’arriver. Celui qui se fâche sans raison quand on insiste pour qu’il vienne dire bonjour. Celui qui sourit devant les autres, mais dont le regard s’éteint tranquillement à mesure que les chaises autour de la table se remplissent. Ce sont des messages en morse, mais sans le code pour les déchiffrer.

Et c’est là que le rôle du parent devient une danse fine. Protéger sans isoler. Encourager sans pousser. Accompagner sans envahir. C’est accepter qu’il ne fera peut-être pas le tour des matantes cette année. C’est dire à la famille il a besoin d’une pause sans sentir qu’on doit se justifier. C’est respirer quand quelqu’un lance le fameux dans mon temps on n’avait pas ces affaires là. Parce qu’en vrai, oui, on les avait. On avait juste pas de mots pour les nommer.

Et quand la matante Manon conclut c’est juste un ado gêné, on aimerait répondre doucement que non, c’est pas juste ça. Que ce n’est pas un manque de politesse, ni un caprice. Que c’est réel. Que ça compte. Que ce qu’on voit pas peut quand même peser lourd.

Pendant les Fêtes, tout le monde joue un peu un rôle. Les plus sociables brillent encore plus. Ceux qui se sentent de trop se figent. Comme si les fêtes devenaient un mini-spectacle où chacun se place sur scène, mais qu’Émile, lui, aurait préféré rester dans les coulisses. Et c’est correct.

Alors on respire avec eux. On leur rappelle qu’ils n’ont pas besoin d’être drôles, ni bavards, ni scintillants. On leur répète que leur valeur n’a rien à voir avec le nombre de blagues qu’ils lancent à la table. On choisit une stratégie ensemble. Peut-être qu’il va juste venir pour dire bonjour et s’éclipser ensuite dans la chambre d’amis pour lire.

Peut-être qu’il aura un mot-code pour qu’on sache quand c’est assez. Peut-être qu’il viendra seulement au dessert. Et c’est ben correct.

Le regard bienveillant d’un parent change tout. Dans une famille, il suffit parfois d’un seul adulte qui comprend pour que le monde redevienne respirable. On peut aussi en parler avant. Nommer les choses. Expliquer que les soupers de Noël ne sont pas des exam­ens de performance sociale. Qu’on n’a pas besoin de se forcer à rire à chaque joke de mononcle Marc-André pour mériter sa place dans la fête.

La vraie magie des Fêtes vit pas dans les grandes tablées parfaites. Elle vit dans le moment où un parent regarde son enfant et lui dit tout bas c’est correct, t’as fait de ton mieux, tu vas dans ta bulle quand tu veux. Et sur le chemin du retour, pendant que la neige colle doucement au pare-brise et que la radio joue Have Yourself a Merry Little Christmas, il y a quelque chose qui se détend dans l’air. Une paix simple. Une permission d’exister.

Et si ton enfant fige encore dès qu’on parle de voir du monde, appelle-nous. On est là pour ça.

21 décembreAVERTISSEMENT : Spoiler alerte à propos des The Summer I turned PrettyAVERTISSEMENT 2 : Ce texte ne s’appliqu...
12/22/2025

21 décembre

AVERTISSEMENT : Spoiler alerte à propos des The Summer I turned Pretty

AVERTISSEMENT 2 : Ce texte ne s’applique pas aux situations de violence relationnelle ou toxique

Team Conrad

Cette année, tu vas devoir ajouter un couvert au souper du réveillon. Oui, le premier amour arrive.

Tu l’as su à la façon dont ton ado s’est mis à fredonner des chansons d’amour qu’il/elle trouvait « quétaines » avant. Et soudain, il ou elle passe plus de temps à choisir un hoodie qu’à faire ses devoirs. Tu comprends que quelque chose a basculé.

Quand il arrive, t’as ce petit mélange d’émotion et de nostalgie. Ton enfant rit autrement. Il a ce regard neuf, celui qu’on a quand on découvre le monde avec quelqu’un. Tu te rappelles tes propres premiers amours, ceux où le simple fait de recevoir un appel faisait battre ton cœur comme un tambour.

Tu regardes ce duo maladroit, gêné, beau à mourir, et t’as presque l’impression d’être dans un ép*sode de The Summer I Turned Pretty. Ton ado, c’est Belly ou Conrad. Éperdu, sincère, naïf et vrai. Et toi, t’es là, à la fois spectateur et figurant, à tenir la dinde pendant qu’une romance naît à ta table.

C’est doux. C’est grand. C’est aussi un peu un deuil. Parce que, pour la première fois, la personne préférée de ton enfant, c’est pu toi.

Et c’est correct. C’est même beau. Tu voulais qu’il ou elle aime, découvre, ressente. Et là, c’est exactement ce qui se passe.

Mais le truc avec les premiers amours, c’est qu’ils viennent souvent avec les premières tempêtes.

Un an plus t**d, même décor. Sauf que cette fois t’sais, il manque un couvert. Ton ado est en boule sur le divan, les yeux rouges, les écouteurs vissés sur la tête. Il écoute des chansons tristes, genre Phoebe Bridgers meets Taylor Swift en pleine thérapie.

C’est la première peine d’amour.

Et t’as mal pour lui. Pour elle. Parce que tu sais exactement ce que ça fait. Ce sentiment d’avoir perdu plus qu’une personne. D’avoir perdu une version de soi qu’on aimait bien. Tu veux réparer. Tu veux dire « ça va passer », mais tu te rappelles que personne n’a envie d’entendre ça quand le cœur craque.

Alors tu restes. Tu fais un chocolat chaud. Tu t’assois. Tu respires avec lui. Tu dis : « Je sais que ça fait mal. » C’est tout. Pas de leçon, pas de morale, pas de grand discours. Juste de la présence.

Et pendant que ton ado pleure sur August ou Invisible String, toi, t’écoutes. Tu réalises que c’est peut-être le moment le plus important de ton rôle de parent, soit ne pas sauver, mais accompagner.

Tu comprends aussi que c’est ça, grandir. Qu’il ou elle est en train de vivre exactement ce que Belly a vécu avec Conrad. Parce que oui, Conrad, c’est le bon choix. Pas parce qu’il est parfait, ni parce qu’il fait tout bien. Mais parce qu’il est vrai. Parce qu’il aime de façon maladroite au début, mais de façon profonde et sincère. Parce qu’il est blessé, mais qu’il essaie pareil. Parce qu’il n’a pas peur de ressentir fort, même quand ça fait mal.

Team Conrad, c’est choisir les imperfections qui nous font grandir plutôt que la facilité qui nous garde immobiles. C’est aimer quelqu’un qui te voit pour vrai, même quand t’es pas à ton meilleur.

Et c’est ça que tu veux que ton ado comprenne, un jour. Que l’amour, le vrai, c’est pas celui des photos parfaites ou des couples TikTok. C’est celui qui te bouscule, qui t’apprend à communiquer, à te choisir.

Alors tu laisses la peine exister. Tu proposes une marche, un film, un silence partagé. Tu rappelles qu’on peut aimer sans regretter. Tu ne banalises pas. Parce qu’une première peine d’amour, c’est tout sauf banal. Tu te souviens alors qu’on peut souffrir et être en train de se construire en même temps. Tu sais que t’es en train de l’aider à poser les premières pierres de quelque chose de grand : sa capacité à aimer sainement, plus t**d.

Et toi, pendant ce temps-là, tu revis un peu tes propres amours. Ceux qui t’ont formé, toi aussi.

Tu repenses à ton premier grand chagrin. À la chanson que tu ne pouvais plus entendre sans pleurer. P*s tu réalises que, sans le savoir, ce moment-là t’a préparé à être ce parent-là, aujourd’hui.

T’sais, la beauté des premiers amours, c’est qu’ils sont souvent aussi les premiers apprentissages. On y découvre la passion, la loyauté, mais aussi la perte, la patience, l’acceptation, la capacité à mettre nos limites. Et c’est peut-être pour ça qu’on ne les oublie jamais.

Alors, ce Noël, si ton ado rit un peu trop fort à table ou s’enferme dans sa chambre en pleurant, rappelle-toi que dans les deux cas, il ou elle est en train de vivre quelque chose de grand. Quelque chose qui construit. Quelque chose qui, un jour, deviendra une histoire racontée en souriant.

Et toi, ton rôle, c’est pas de diriger le scénario. C’est juste de rester dans la pièce. Présent. Bienveillant. Avec, peut-être, un bol de chocolat chaud et une oreille ouverte.

Parce qu’au fond, The Summer I Turned Pretty c’est ça, c’est une histoire de peine d’amour. De ces peines qui te changent pour toujours et qui t'amènent à qui tu es.

Alors si ton ado a le cœur en miettes ce Noël, rappelle-toi que c’est pas la fin du monde. C’est juste le début de quelqu’un qui grandit.

Et si ton enfant se sent oublié comme Cam Cameron, contacte-nous!

20 décembreComme Lorelai et RoryGilmore Girls. On aime cette série pour mille raisons, mais surtout pour ce qu’elle fait...
12/20/2025

20 décembre

Comme Lorelai et Rory

Gilmore Girls. On aime cette série pour mille raisons, mais surtout pour ce qu’elle fait sentir en dedans. Stars Hollow a quelque chose d’un refuge, un petit village qui semble avoir été dessiné un soir de neige par quelqu’un qui voulait juste créer un endroit où on se sentirait chez soi. Les lumières qui restent accrochées trop longtemps, les festivals pour célébrer n’importe quoi, le café un peu trop fort du Luke’s, les marches dans la rue principale comme si la vie avançait enfin à notre rythme, les habitants de la ville, un endroit qui sent la neige.

C’est une série qui goûte la doudou tirée jusqu’au menton, les soirées où on décroche pour vrai, p*s l’idée réconfortante qu’on peut toujours trouver un coin doux quelque part, même quand notre monde nous tombe un peu sur la tête.

Et au centre de tout ça, il y a Lorelai et Rory. Deux tasses de café, mille mots à la minute, p*s une complicité qui donne le goût de s’asseoir avec elles juste pour regarder la vie passer. Mais si on gratte un peu, on réalise que ce qui rend leur relation si belle, c’est pas juste l’humour, ni la rapidité de leurs dialogues. C’est le lien. Le vrai. Celui qui survit aux erreurs, aux clashs de générations, aux silences, aux crises existentielles. Celui qui dit t’es ben fatigante aujourd’hui, mais je t’aime pareil!

Ce lien-là, il se joue pas dans les bulletins, ni dans la vaisselle abandonnée dans l’évier. Il se joue pas dans les soupirs accumulés devant la porte de la salle de bain, ni dans les travaux faits à moitié entre deux distractions. Le lien se construit dans les moments minuscules où on choisit de ne pas exploser même si tout en nous pousse à le faire. Quand ton ado te dit une phrase que tu trouves déplacée p*s que t’as le goût de sortir ton ton d’adulte fatigué pour rappeler qui est le parent. Quand il rentre l’air bête comme une porte, les écouteurs vissés sur les oreilles, p*s que tu retiens ton sarcasme qui gratte dans le fond de ta gorge. Quand il oublie encore de nourrir le chien ou qu’il répond rien à ta question qu’as-tu fait à l’école comme si sept heures de vie venaient de disparaître mystérieusement dans un vortex.

C’est là que la game se joue. À chaque fois qu’on choisit entre avoir raison ou garder le lien. Et je sais que c’est tentant d’avoir raison. Ça donne l’impression de maîtriser quelque chose dans une période de la vie où tout nous échappe un peu. On veut corriger, expliquer, prévenir, protéger. On veut tracer un chemin pour eux comme si la vie suivait la logique d’un GPS. Mais nos ados, eux, ils veulent pas un manuel d’instructions. Ils veulent un port d’attache. Un espace où ils peuvent être eux, même quand c’est brouillon, même quand ça se contredit, même quand ça pique.

Des fois, il faut se mordre la langue. Des fois, il faut laisser couler un tsé quoi, c’est pas si grave. Laisser faire une règle. Laisser tomber un commentaire. Pas pour tout laisser aller, mais pour garder le lien vivant et respirant. Parce que oui, ils vont se planter. Oui, ils vont tester les limites. Oui, ils vont dire des choses qui font mal. Mais c’est comme ça qu’ils se construisent. Ils apprennent en avançant croche, comme nous autres.

Et c’est là que Lorelai brille. Elle sait que Rory a besoin d’une mère, mais aussi d’une alliée. Quelqu’un qui écoute d’abord, qui sermonne après. Quelqu’un qui rit avec elle même quand la vie vient de s’effondrer en mille morceaux. Quelqu’un qui choisit le lien encore et encore, même quand c’est rough, même quand c’est pas clair, même quand ça pince un peu dans le cœur.

Nous aussi, comme parents, intervenants ou juste humains autour d’eux, on a ce pouvoir-là. Choisir le lien. Choisir d’être la personne vers qui ils vont revenir quand ça va mal, au lieu de celle qu’ils évitent pour pas se faire juger. Et oui, il y aura des portes qui claquent. Oui, il y aura des moments où tu te demanderas si t’es en train de tout faire tout croche. Mais si t’as choisi le lien, ils reviendront. Toujours.

Parce que le lien, c’est pas une technique. C’est un levier. C’est ce qui fait qu’au milieu de la tempête, ton ado sait qu’il existe un endroit où il n’a pas besoin de performer, ni d’être parfait, ni de convaincre qui que ce soit qu’il mérite d’être aimé. Un endroit où il peut juste être. Prends le temps de relire cette phrase si tu veux. Ça vaut la peine.

Le jour où tu choisis d’écouter au lieu de reprendre, de respirer au lieu de réagir, tu fais plus que calmer un conflit. Tu bâtis un pont. Et ce pont-là, c’est peut-être le plus beau cadeau que tu vas offrir à ton ado. Pas un cellulaire neuf. Pas un voyage. Pas une médaille. Juste le droit d’être aimé, même quand c’est pas facile. C’est tout.

Fait que la prochaine fois que tu doutes de faire la bonne affaire, demande-toi pas si t’as dit la bonne phrase. Demande-toi juste si tu étais là. Lorelai, elle l’était. Et ça a tout changé.

Et si t’es plus du genre Emily Gilmore, c’est pas perdu. Mais appelle-nous. Ça presse.

19 décembreLa guirlande qui clignote tout autour de toiLe sapin clignote dans le salon comme un avertissement lumineux. ...
12/20/2025

19 décembre

La guirlande qui clignote tout autour de toi

Le sapin clignote dans le salon comme un avertissement lumineux. C’est beau, bien sûr. C’est toujours beau, un sapin. Mais plus les lumières clignotent, plus ton cœur fait pareil. Tu regardes ton agenda du mois de décembre et t’as presque le goût de pleurer. Soupers de famille, partys de bureau, brunchs improvisés, échanges de cadeaux avec les amis qu’on voit jamais mais qu’il faut absolument voir avant Noël. Chaque case est pleine. Et pourtant, toi, t’es vide.

Ça fait deux semaines que tu cours après du papier d’emballage, des bas de Noël identiques pour tout le monde, des petites attentions qui finissent dans un fond d’armoire. Tu t’endors en pensant au menu du réveillon et tu te réveilles avec un nœud dans le ventre.

Un beau nœud rouge, bien serré, avec une étiquette qui dit : à moi-même, de la part de mon anxiété.

Tu t’inventes des stratégies de survie, comme te stationner dans la rue pour pouvoir t’en aller sans faire de drama, ou garder ton manteau sur le dossier de la chaise juste en cas. Tu te dis que tout le monde trouve ça stressant un peu, mais au fond tu le sais, t’es déjà épuisé avant même que ça commence.

Chaque année, c’est la même pièce de théâtre. Les dialogues changent pas, les acteurs non plus. Tu sais déjà qui va te parler de ton poids, de ton célibat, de ton travail ou de la façon dont tu élèves ton enfant. Tu sais qui va trop boire, qui va tout contrôler, qui va se vexer pour une niaiserie. Et toi, t’es là, à sourire poliment, à dire que tout va bien, à avaler ta salive avec ton malaise. T’as pratiqué ton rôle. Tu le joues depuis l’enfance.

Tu penses au film La Famille Stone. Ce chaos bienveillant où tout le monde s’aime, mais pas toujours comme il faut. Tu te reconnais là-dedans. Parce que même dans les familles aimantes, il y a des dynamiques qui usent. Des moments où l’amour fait du bruit, où la bienveillance vire à l’invasion, où on t’aime tellement qu’on t’étouffe un peu. Et plus les années passent, plus tu te demandes à quel moment c’est devenu normal de s’oublier pour ne pas déranger.

Tu voudrais aimer les Fêtes pour ce qu’elles sont censées être. La chaleur, la lumière, la douceur. Mais elles finissent souvent par ressembler à un marathon émotionnel. Une course entre ce que t’as envie de vivre et ce que tu crois devoir faire.

Tu dis oui à tout le monde, tu souris, tu remercies, tu cuisines trop, tu dors mal. T’as peur de décevoir, peur de froisser, peur de te faire juger. Alors tu t’effaces un peu plus chaque année, jusqu’à devenir spectateur de ta propre vie, un figurant dans ton propre Noël.

P*s pourtant, tu le sens que ça te gruge. Dans le fond de ta poitrine, il y a un petit signal d’alarme qui clignote. Un trop-plein que t’ignores. Une fatigue qui ressemble à du chagrin.

T’as envie d’appuyer sur pause, de respirer, de revenir à quelque chose de simple. Mais ça aussi, ça t’angoisse. Parce qu’on t’a appris qu’être aimable, c’est être disponible. Qu’aimer, c’est se taire. Qu’avoir des limites, c’est être égoïste.

Pourtant penser à soi en premier, c’est la base pour être capable d’être là pour les autres après.

Mais la casquette dans ta tête, c’est pas ce qu’elle te répète en boucle.

Alors tu continues. Jusqu’au moment où ton corps, lui, dit stop. T’as la gorge serrée pendant le souper, la tête lourde, le cœur qui bat plus fort qu’il ne faudrait. Tu souris encore, mais t’as envie de pleurer. Et c’est souvent là, entre la bûche et la vaisselle, que tu réalises que t’en peux plus.

Peut-être que c’est ça, le vrai moment de Noël. Pas le toast au champagne, pas la photo de famille. Le moment où tu te regardes dans le miroir de la salle de bain, les mains sur le comptoir, et que tu te demandes : est-ce que j’ai encore envie de vivre les Fêtes comme ça ?

Tu penses à toutes les fois où t’as dit oui en sachant que tu disais non (Penses à Nathan Scott et mon texte d’hier!). À toutes les soirées où t’as ri pour sauver la paix. À toutes les discussions où t’as ravalé tes mots. Et tu comprends que c’est pas ton manque d’esprit festif le problème. C’est ton trop-plein de loyauté.

Peut-être que les limites, c’est pas un mur. C’est une guirlande de lumière qu’on installe autour de soi pour ne pas se perdre dans le noir. C’est dire je t’aime, mais pas ce soir. Je t’aime, mais j’ai besoin de calme. Je t’aime, mais j’ai besoin de moi.

Alors tu rentres chez toi, plus tôt cette fois. Tu retires tes bottes, ton manteau, ton rôle. Tu respires. Tu mets ton pyjama préféré. Le silence s’installe, pas lourd, pas triste. Juste apaisant.

Le sapin brille doucement, plus pour toi que pour les autres. Tu réalises que c’est peut-être ça, ton Noël cette année.

Pas de grand buffet, pas de foule, pas de performance. Juste toi, ton chien, ton film réconfort et cette paix fragile qui te dit : tu fais bien. Tu fais enfin bien.

Et quand quelqu’un te dira que t’exagères, que c’est juste une fois par année, tu penseras à ton cœur, à ton souffle, à ton corps qui te dit merci.

Tu penseras à la lumière de ton sapin, qui clignote encore, mais un peu plus lentement. Calme. Stable.

Cette année, t’as pas tout fait. T’as pas tout vu. T’as peut-être déçu quelques personnes. Mais t’as respecté ta limite. Et dans un monde où tout le monde veut briller plus fort, toi, t’as choisi de briller juste assez.

Et si tu veux enfin savoir comment faire, contacte-nous!

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