12/14/2025
💡On dit qu'on ne juge pas le moine par son habit...mais le cerveau le fait pareil !
Vous avez vu la photo : moi et mon amie Camila. Et en une milliseconde, votre cerveau a généré un jugement positif ou négatif. C’est normal. Il a attribué des étiquettes, nous a catégorisées, peut-être comme des « pitounes écervelées », peut-être « cutie pies ».
Pourtant, la première fois que j’ai rencontré Camila, j’étais sidérée, ou dit en bon québécois : j'étais sur le cul. Assez intelligente pour être ingénieure civile qui gère des chantiers, assez deep pour des conversations philosophiques, ultra féminine Instababe, en plus d'être super sympathique et agréable.
Camila m’a ouvert un portail de réflexion : elle m’a fait réaliser que je portais une croyance limitante comme quoi « être féminine » et « être intelligente » étaient mutuellement exclusifs. Moi qui avait passé tellement de temps à me prouver comme femme professionnelle, compétente, pertinente, je n’avais jamais investi ma partie femme, sensuelle, playful. Et surtout, je croyais que les deux ne pouvaient pas se marier : si j'étais féminine, on allait me voir comme étant moins intelligente/compétente.
Camila a donc été l’élément déclencheur d'une nouvelle aventure dans ma sphère de croissance personnelle : explorer ma féminité sans me sentir moins intelligente, et accepter que j'allais parfois être perçue comme une pitoune sans substance. Je suppose qu'un aspect de la sagesse, c'est accepter d'être malcomprise. Leçon retenue.
C’est un peu la même chose avec la couverture de mon livre. Au Salon du livre, je voyais les gens passer, et certains devaient se dire : « Ah, ça a l’air superficiel et bonbon, ce livre avec son rose, le sourire niais de la fille en couverture, ces images clichés de bagues en diamant, et que dire du titre… »
Pourtant, mon livre vulgarise en réalité des théories pertinentes : les styles d’attachement de Bowlby, le concept CARRP du psychiatre Amir Levine, les valeurs universelles de Schwartz, le Good Enough S*x Model de Metz & McCarthy, la fenêtre de tolérance de Siegel, les stades de moralité de Kohlberg, le triangle de Karpman, les statuts identitaires de James Marcia…
Alors au final, je vois ça comme un exercice spirituel : au lieu de vouloir prouver à tout le monde que sous un look, un sourire ou une couverture digne de Legally Blonde se trouvent profondeur, complexité, richesse et intelligence, je choisis de laisser la surface exister telle qu’elle est, et je me concentre sur vivre pleinement cette richesse intérieure, en sachant que ceux qui veulent aller plus loin le remarqueront d’eux-mêmes.
Et vous, quand est-ce que votre apparence ou votre première impression a déjà caché une histoire plus profonde?
(P.S. Camila fait partie du groupe de bachelorettes dans le chapitre 9 🎢 le chapitre le plus chargé en émotions ! )