04/27/2023
Dr Bertrand Routy, alias Dr c**a au labo de l'UdM d'immuno-oncologie (immunothérapie pour stimuler la défense contre les cellules cancéreuses) et onco-microbiome (microbiote en lien avec le cancer)a publié sur la National Library of Medicine:
"Nous avons découvert que la résistance primaire aux ICI (immunothérapie) peut être attribuée à une composition anormale du microbiome intestinal. Les antibiotiques ont inhibé le bénéfice clinique des ICIs chez les patients atteints d'un cancer avancé.
La transplantation de microbiote fécal (FMT) de patients cancéreux ayant répondu aux ICIs dans des souris sans germes ou traitées aux antibiotiques a amélioré les effets antitumoraux du blocage PD-1, alors que la FMT de patients n'ayant pas répondu n'a pas réussi à le faire.
La métagénomique des échantillons de selles des patients au moment du diagnostic a révélé des corrélations entre les réponses cliniques aux ICI et l'abondance relative d'Akkermansia muciniphila.
La supplémentation orale avec A. muciniphila après FMT avec des selles de patients ne répondant pas a restauré l'efficacité du blocage PD-1 d'une manière dépendante de l'interleukine 12 en augmentant le recrutement de lymphocytes T CCR9+CXCR3+CD4+ dans les lits tumoraux de souris."
En d'autres termes, un microbiote en santé, non perturbé par des antibiotiques et soutenu par des probiotiques (A. municiphila) contribuent à une meilleure efficacité de l'immunothérapie anti-cancer.
Immune checkpoint inhibitors (ICIs) targeting the PD-1/PD-L1 axis induce sustained clinical responses in a sizable minority of cancer patients. We found that primary resistance to ICIs can be attributed to abnormal gut microbiome composition. Antibiotics inhibited the clinical benefit of ICIs in pat...