02/24/2026
📣 Merci au Collectif pour un Québec sans pauvreté de documenter, année après année, l’écart entre les prestations d’assistance sociale et le revenu réellement nécessaire pour atteindre le seuil de la Mesure du panier de consommation (MPC).
📈 Le constat est sans appel : même les personnes au Programme de revenu de base — reconnues comme ayant des contraintes sévères à l’emploi depuis au moins 66 des 72 derniers mois — ne reçoivent que 88 % du revenu requis pour atteindre la MPC, un seuil déjà largement critiqué puisque jugé trop bas.
📊 Pour les personnes dites « sans contrainte à l’emploi », la situation est encore plus choquante : leurs prestations n’atteignent même pas la moitié du revenu nécessaire pour sortir de la pauvreté.
‼️ Ces chiffres témoignent d'une logique politique claire : maintenir les prestations à un niveau très faible, de manière à faire de l’aide sociale un repoussoir pour les travailleuses et travailleurs au bas de l’échelle, tout en forçant les personnes assistées sociales à accepter des parcours d’insertion qui contribuent à la production d'une main-d’œuvre précaire.
Vivre avec l’aide sociale de base, sans contraintes à l’emploi, on le dit depuis des années, ça permet à peine de survivre.
Et aujourd’hui, avec la crise du logement, ça ne permet même plus de payer un loyer dans la majorité des cas.
👇 Voici la réalité des chiffres.
Pour une personne seule, la mesure du panier de consommation (MPC) est fixée à 25 178 $ en 2025.
Or, les prestations actuelles couvrent :
• 47 % de la MPC pour l’aide sociale sans contraintes
• 55 % pour l’aide sociale avec contraintes temporaires
• 69 % pour la solidarité sociale (contraintes sévères)
• 88 % même pour le revenu de base lié aux contraintes sévères de longue durée
Ce ne sont pas des impressions.
Ce sont des montants officiels.
Cela signifie qu’on maintient volontairement des milliers de personnes sous le seuil minimum pour couvrir leurs besoins de base.
On ne parle pas de confort.
On parle de survivre.
Hausser les protections publiques jusqu’à la MPC, ce n’est pas radical.
C’est le strict minimum pour respecter le droit à un niveau de vie décent.