02/23/2026
La PARESSE, suite...
La procrastination est le fait de remettre au lendemain, au surlendemain ou à la semaine prochaine, une tâche que nous devons accomplir. Cette paresse ciblée touche une bonne partie de la population, car il paraîtrait que 26% des gents se considèrent comme procrastinateurs dont 20% de procrastinateurs chroniques.
La procrastination n’est pas une simple paresse, mais un mécanisme d’évitement émotionnel qui peut être dû à différents facteurs : la mauvaise gestion du temps, la mauvaise estime de soi, le manque de concentration, le manque d’intérêt/motivation, le stress ou encore le perfectionnisme.
Certes, elle procure un soulagement immédiat du fait de reporter la tâche, mais accroît à court terme le stress (Air), l’anxiété (Terre), la honte et la culpabilité (Feu), car la pensée omniprésente du travail reporté ne nous offre aucun repos.
La procrastination ponctuelle peut être saine quand il s’agit de préserver notre énergie ou de prendre un recul pour accomplir une tâche plus efficacement, mais elle devient pathologique si elle s’installe à demeure et peut même à ce moment, affecter notre santé mentale et physique.
De façon positive, l’urgence peut nous amener à entrer dans un état d’hyper concentration qui nous permet de donner le meilleur de nous-mêmes. Nous pourrions également ressentir une plus grande satisfaction de la tâche accomplie, car accomplir quelque chose sous pression peut provoquer une augmentation de dopamine.
La pause que nous prenons en reportant à plus t**d n’est pas nécessairement du temps gaspillé. Nous pouvons l’utiliser pour prendre soin de soi, marcher le chien, lire, s’entraîner, cuisiner, etc.
Chaque personne le vit à sa façon selon ses propres dominantes, mais les dominantes Terre peuvent être les plus touchées par cette paresse (un de ses attributs), car elle est souvent liée à l’anxiété (Terre) de performance et la peur (Terre) d’être jugé négativement, tout en affectant notre valeur personnelle (autre attribut de la Terre). La Terre est lente, mais sa lenteur peut devenir une force nourrissant son ENDURANCE, son COURAGE et sa DÉTERMINATION.
Voyons maintenant comment les autres dominantes peuvent se comporter face à la procrastination.
L’Air : Calmer le système nerveux est favorisant, car se sentir obliger de « produire » peut engendrer un grand stress, surtout si la motivation ou l’intérêt ne sont pas au rendez-vous. Dans ce cas-ci, il peut s’agir également d’une insatisfaction générée par le désir d’une autre réalité. C’est peut-être l’occasion de mettre de l’avant les charges positives de cet élément : RÉFLÉCHIR au pourquoi, ORGANISER sa vie différemment, S’ADAPTER au besoin et solliciter sa VOLONTÉ.
Le Feu : Évaluer notre propre jugement sur la procrastination nous encouragera à faire taire la petite voix intérieure qui essaye de nous culpabiliser en disant que nous n’en faisons pas assez, en nous traitant de paresseux ! Au lieu de retourner le Feu contre soi, faisons preuve de TOLÉRANCE envers nous-mêmes. Élaborons des stratégies, prenons des DÉCISIONS, assumons-les et mettons-les en ACTION.
L’Eau : Les traumatismes de l’enfance peuvent également être la cause d’une procrastination pathologique. Avoir été dénigré ou au contraire trop poussé à la performance par des personnes en autorité (parents, enseignants), peut résulter plus t**d en une perte de sens pouvant se traduire en démotivation, allant même jusqu’à la dépression. À ce moment, cultiver le DÉTACHEMENT face à son histoire personnelle permet d’INTÉGRER le passé pour mieux le transmuter.
À suivre…