Vanessa Simard - Psychologue clinicienne

Vanessa Simard - Psychologue clinicienne Psychologue qui s'intéresse à l’accompagnement des émotions et au soutien psychologique lors des passages de vie difficiles.

Psychologie somatique et intégrative ┃ Programmes guidés en ligne

Montréal et Cantons-de-l'Est.

Non seulement le ciel n’est pas bleu tous les jours, mais en plus parfois il s’assombrit d’une manière presque insupport...
03/03/2026

Non seulement le ciel n’est pas bleu tous les jours, mais en plus parfois il s’assombrit d’une manière presque insupportable.

On pourrait croire que nous en avons déjà assez sur les épaules sans, en plus, garder à l’esprit que d’autres bouleversements viendront un jour.

Pourtant, la recherche suggère que développer des capacités d’adaptation en sachant que l’adversité fait partie intégrante de la vie est associé à une meilleure résilience. Des modèles comme la théorie de l’inoculation au stress de Meichenbaum montrent qu’une anticipation réaliste des difficultés (plutôt qu’une vision idéaliste), combinée à l’apprentissage de stratégies d’adaptation, soutient la capacité à faire face lorsqu’elles surviennent.

Mais Alain de Botton ajoute que porter en nous la réalité de l’adversité ne servirait pas seulement à mieux nous y préparer : ça peut aussi nous rapprocher les uns des autres, dans notre vulnérabilité existentielle commune, dans davantage de compassion.

Mais pour ça, il faut accepter de s’arrêter un moment avec l’idée que la vie finira, tôt ou t**d, par nous bouleverser.


(À noter que ceci ne s’adresse pas aux personnes qui traversent une détresse sévère en ce moment ou un trouble de santé mentale important : dans ces cas, la priorité serait d’abord le soutien et la stabilisation.)

Ce serait chouette si le ciel était toujours bleu. Mais des fois il est nuageux. Des fois il est gris. Et des fois même ...
03/02/2026

Ce serait chouette si le ciel était toujours bleu. Mais des fois il est nuageux. Des fois il est gris. Et des fois même s'il est bleu le soleil est trop chaud. Les émotions positives et négatives oscillent naturellement. La variabilité émotionnelle est normale. Même chez les personnes psychologiquement en santé, les affects changent au fil des heures.

Être humain c'est se réveiller heureux, avoir une heure bien marabout en fin de matinée, et se coucher un peu submergé. Ou se réveiller irritable, rire beaucoup au milieu de la journée, et se coucher un peu pensif. C'est sentir le soleil sur sa peau, puis voir les nuages revenir, se faire attraper par la pluie, puis sentir le soleil à nouveau.

Vouloir que le soleil soit constamment bleu nous met en constante position de lutte face à la réalité. Peut-être qu'on peut tranquillement commencer à apprendre à accueillir les nuages, sans se dire que le ciel est brisé ?

Un peu de k**a muta avec nos grandes colères ?
02/09/2026

Un peu de k**a muta avec nos grandes colères ?

« La carotte ne poussera pas plus vite si on tire dessus. » Peut-être l’as-tu déjà entendu de la part de ta/ton psycholo...
12/23/2025

« La carotte ne poussera pas plus vite si on tire dessus. » Peut-être l’as-tu déjà entendu de la part de ta/ton psychologue ? On aime bien l’utiliser (sans grande originalité, mais avec ô combien de désir de t’accompagner) pour montrer que ton impatience face à un résultat souhaité, bien que légitime et humaine, est souvent peu utile.

Les choses prennent leur temps. LEUR temps.
Dans certaines traditions autochtones, le monde est pensé comme vivant et relationnel. Les humains n’y sont pas séparés du reste du vivant, et les plantes, les animaux, les éléments, et parfois les processus, peuvent être considérés comme ayant leur propre agentivité et leur propre rythme. Dans cette perspective, ce sont les processus eux-mêmes qui sauraient de combien de temps ils ont besoin. Pourquoi serait-ce notre cerveau qui déciderait du temps que les choses doivent prendre ? Sur quoi se baserait-il ? Ne serait-il pas un peu biaisé, le coquin ?

Les choses prennent leur temps.

On ne peut pas contourner le temps que les choses prennent. On n’accélère pas un deuil, le départ d’une émotion désagréable ou la guérison d’une blessure, pas plus qu’on accélère la croissance d’une carotte ou la reprise végétative d’un arbre au printemps.

On peut, bien sûr, leur offrir les conditions nécessaires à leur processus : terre, eau, soleil. Pour nos deuils… la présence. La seule façon d’accélérer le processus, s’il y en a réellement une, serait d’y plonger complètement, d’y être pleinement présent. Mais même en y plongeant plutôt qu’en évitant, on pourrait argumenter qu’on n’accélère pas le processus. On ne fait que ne pas le ralentir.

Les choses prennent leur temps.

Bien sûr, on peut tendre vers le développement, vers “l’amélioration” de soi. L’idée n’est pas de faire subir aux autres...
11/07/2025

Bien sûr, on peut tendre vers le développement, vers “l’amélioration” de soi. L’idée n’est pas de faire subir aux autres toutes les facettes difficiles de notre personnalité sans conscience de soi ou sans volonté de travailler sur soi. Mais souvent, on mélange les “facettes difficiles” de soi qui créent réellement des problèmes avec de simples parties de soi imparfaites ou humaines.

Des études ont d'ailleurs montré que :

• S’exposer émotionnellement favorise l’intimité émotionnelle, la confiance et la satisfaction dans les relations.

• Les personnes capables de partager leurs émotions authentiques rapportent des liens plus profonds et un meilleur ajustement relationnel.

• Accepter de dépendre émotionnellement des autres renforce la proximité et la satisfaction relationnelle.

• Le support perçu et reçu dans les relations est associé à des liens plus solides.

Des études ont montré que : ⠀• Les individus pensent souvent avoir plus de contrôle sur les événements qu’ils n’en ont r...
11/03/2025

Des études ont montré que :

• Les individus pensent souvent avoir plus de contrôle sur les événements qu’ils n’en ont réellement.

• Les personnes cherchant à tout contrôler ressentent plus de détresse émotionnelle lorsqu’elles rencontrent des événements imprévisibles.

• Accepter ce que l’on ne peut pas contrôler réduit l’anxiété et améliore le bien-être, contrairement à la lutte constante pour contrôler l’incontrôlable.

• La perception de contrôle n’a pas toujours de lien avec le contrôle réel et cette illusion de contrôle crée un faux sentiment de sécurité, qui intensifie en fait le stress et la détresse émotionnelle.

• S’abandonner à la réalité de ce qui est là réduit la réactivité émotionnelle et permet de consacrer l’énergie à ce qui peut être influencé, au lieu de lutter inutilement contre l’incontrôlable.

Tu es triste aujourd'hui, c'est ce qui est vrai pour toi, que tu le veuilles ou non, que tu y fasses de la place ou non....
10/30/2025

Tu es triste aujourd'hui, c'est ce qui est vrai pour toi, que tu le veuilles ou non, que tu y fasses de la place ou non.

Tu es quelqu'un d'hypersensible, c'est ce qui est vrai pour toi, que tu le veuilles ou non, que tu y fasses de la place ou non.

Tu as besoin de temps seul en ce moment, c'est ce qui est vrai pour toi, que tu le veuilles ou non, que tu y fasses de la place ou non.

Tu as envie de légèreté, d’un repas simple, d’un morceau de saumon ou peut-être de rien du tout, c'est ce qui est vrai pour toi, que tu le veuilles ou non, que tu y fasses de la place ou non.

Cela ne veut pas dire qu'on doit rester pris dans notre vérité ou l'imposer aux autres. Mais c’est seulement en reconnaissant ce qui est vrai pour nous qu’on peut ensuite choisir consciemment ce qu’on veut en faire — et poser des actions vraiment alignées.

Des études ont d'ailleurs montré que :

• L’authenticité — être fidèle à soi-même plutôt que d’essayer de plaire aux autres — est fortement liée à la satisfaction de vie, à l’estime de soi et à la santé mentale.

• Lacongruence entre soi réel et soi exprimé réduit le stress et l’anxiété, et augmente le bien-être et la résilience.

• Ne pas se juger ni se plier aux attentes des autres réduit la souffrance psychologique.

• L’acceptation inconditionnelle de soi et de sa vérité intérieure diminue l’anxiété et favorise un sentiment profond de paix.

Des théories comme la Self-Worth Theory aborde comment la valeur qu’on se donne dépend en effet souvent d’aspects extern...
10/28/2025

Des théories comme la Self-Worth Theory aborde comment la valeur qu’on se donne dépend en effet souvent d’aspects externes, et que cela nous pousse à protéger ces aspects à tout prix pour maintenir notre valeur et même notre identité.

Des études ont par ailleurs montré que :

• Le fait que l’estime de soi soit contingente (i.e. liée à la réussite scolaire ou à d’autres résultats) amplifie la réponse au stress quand ces stresseurs sont présents. Autrement dit, quand leur valeur semble menacée, leur souffrance augmente significativement, les rendant plus vulnérables.

• Ceux avec une estime de soi élevée mais conditionnelle à des éléments extérieurs rapportent plus de symptômes de dépression et un plus grand risque de comportements suicidaires que ceux avec une estime de soi stable / non conditionnelle.

• Pour les personnes dont l’estime dépend d’aspects externes, les échecs sont vécus comme des menaces majeures et elles consacrent beaucoup d’efforts à préserver cette image, ce qui peut conduire à l’épuisement, à une fragilité psychologique, à éviter les défis ou à développer des stratégies défensives.

Un aspect qui revient souvent chez les personnes que j’accompagne, c’est cette frustration qu’ils ressentent face à leur...
10/28/2025

Un aspect qui revient souvent chez les personnes que j’accompagne, c’est cette frustration qu’ils ressentent face à leurs propres limites. Ils se critiquent d’être trop fatigués pour travailler autant qu’ils le voudraient, de ne pas avoir coché assez de cases sur leur to-do list de la semaine, ou encore d’avoir des émotions ou des douleurs physiques qui les ralentissent et qu’ils préféreraient ne pas avoir. Je connais cette impatience. J’ai moi-même déjà été fâchée contre mon corps, quand il ne répondait pas comme je le voulais. C’est une posture qu’on adopte presque sans s’en rendre compte, parce qu’on y a été habitué. mais qui est en réalité biaisée.

Parce qu’en réalité, notre corps (avec ses besoins, ses limites, ses rythmes) est bien plus “nous” que toutes les croyances qu’on a apprises sur ce qu’il devrait être.
Nos croyances se sont construites au fil du temps, souvent dès l’enfance, alors que les signaux du corps, eux, sont innés, vivants, faits pour nous protéger, pour nous garder en vie. S’il fallait choisir entre les deux, je garderais sans hésiter les signaux de mon corps, pas les croyances sur ce qu’il devrait être capable d’accomplir.

Des études ont montrés que :

• La capacité du corps à percevoir ses signaux internes (faim, soif, fatigue, douleur, inconforts) est cruciale pour le bien-être et la survie. Ignorer ces signaux peut mener à la fatigue, au stress chronique et à des troubles psychosomatiques
• Le corps envoie des signaux de fatigue, de douleur ou de surmenage pour protéger les organes et le système nerveux. Ignorer ces signaux peut provoquer des blessures, de l’épuisement et des troubles métaboliques.
• Les décisions purement cognitives, ignorantes des signaux corporels, peuvent être contre-productives.

Des études ont montrés que :⠀• Choisir un chemin de guérison qui résonne avec nos valeurs et notre identité est associé ...
10/26/2025

Des études ont montrés que :

• Choisir un chemin de guérison qui résonne avec nos valeurs et notre identité est associé à une meilleure récupération émotionnelle et à une plus grande satisfaction de vie.
• Les personnes avec plus d’auto-compassion progressent plus efficacement dans la thérapie, acceptent davantage leurs limites et persévèrent plus.
• Mettre l’accent sur le chemin plutôt que sur la rapidité ou l’atteinte d’objectifs fixes réduit le stress et améliore la guérison émotionnelle.
• Similairement, le stress, la pression de performance et l’obsession du résultat rapide peuvent ralentir la guérison, tandis qu’une approche patiente, consciente et alignée sur le sens personnel optimise la récupération.

As-tu vu de la petite beauté aujourd'hui ?⠀⠀Des études ont démontré que :⠀• Le simple fait de passer du temps dans la na...
10/24/2025

As-tu vu de la petite beauté aujourd'hui ?
⠀⠀
Des études ont démontré que :

• Le simple fait de passer du temps dans la nature peut réduire les symptômes d'anxiété et de dépression.
• L’émerveillement peut réduire les symptômes de dépression, en particulier chez les personnes confrontées à un stress chronique ou à des maladies physiques.
• Des "micro-acts" de joie, comme admirer une fleur lors d'une promenade, peuvent améliorer l'humeur et renforcer le sentiment de contrôle émotionnel.

* Ceci n’est pas un avis médical ni une recommandation à cesser ta médication

La croyance qu’on ne devrait pas souffrir nous fait souffrir. La nature est faite autant de lumière que d’ombre, d’hiver...
10/23/2025

La croyance qu’on ne devrait pas souffrir nous fait souffrir. La nature est faite autant de lumière que d’ombre, d’hivers que d’étés, de morts que de naissances. Pourtant, on s’attend à ce que cet équilibre soit inversé lorsqu’il s’agit de notre bonheur : lui, il devrait être présent la très grande majorité du temps, sans son complément, la souffrance. Et je comprends. C’est naturel, humain, de vouloir éviter la douleur, de souhaiter le beau. Mais est-ce réaliste ? Est-ce possible que des attentes plus réalistes comme accepter qu’il y aura immanquablement des bas, puissent nous rendre plus résilients face à ces bas ? Et si on les attendait calmement, au lieu d’être surpris chaque fois qu’ils se pointent le bout du nez ?

Des études ont d'ailleurs montrés que :

• L’évitement émotionnel (essayer de fuir ou nier la douleur psychologique) ou est lié à une augmentation de l’anxiété, de la dépression et du stress.
• Essayer de “ne pas souffrir” crée un paradoxe : la résistance à la souffrance amplifie la souffrance elle-même.
• Similairement, essayer activement de ne pas penser à une émotion ou une sensation désagréable, peut paradoxalement augmenter sa fréquence et son intensité.
• L’acceptation de la souffrance émotionnelle réduit l’anxiété, la dépression et le stress, tandis que la lutte contre cette souffrance l’amplifie.

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