04/14/2026
Extraits d'un article dans La Presse 🤭🥳
- Le ministre du Travail, Jean Boulet, en a fait l’annonce dans les derniers jours : Québec lance officiellement les travaux pour encadrer ces quatre professions. Sous la supervision de l’Office des professions du Québec (OPQ), des comités devront préciser les champs d’exercice de ces professions, les activités réservées et les modalités d’encadrement (si la profession sera encadrée par un ordre distinct ou intégrée à un ordre existant, par exemple). La durée des travaux dépendra de la disponibilité et de l’engagement des partenaires impliqués, a indiqué Jacques Nadeau, porte-parole de l’OPQ.
« Peu importe qu’il y ait un changement de gouvernement ou de nouvelles priorités, il y aura un ordre », s’est réjoui Marc-Antoine Pépin, président de la Fédération des kinésiologues du Québec.
Pour le public, qu’est-ce que la création des ordres va changer ?
La mission principale d’un ordre professionnel est d’assurer la protection du public, en contrôlant la compétence et l’intégrité de leurs membres (avec un code de déontologie), la qualité des soins et les formations requises, et en réglementant l’exercice. Des syndics sont aussi créés pour faire enquête.
« L’ordre, ça va rassembler tous les kinésiologues sous un même toit », résume Marc-Antoine Pépin. À l’heure actuelle, explique-t-il, ce sont les associations de kinésiologues qui mettent en place des mécanismes de protection du public, mais seule une partie en sont membres. Pour porter le titre de kinésiologue, il faudra être membre de l’ordre. « Ils vont avoir vraiment un cadre déontologique beaucoup plus clair », résume-t-il.
Les coachs sportifs et employés de gym risquent-ils de se retrouver avec l’ordre des kinésiologues sur le dos ? « Le but n’est pas de s’approprier l’entièreté de l’activité physique », assure M. Pépin. Mais les kinésiologues pourraient par exemple hériter de la compétence d’établir le plan d’intervention de personnes à risque, comme les gens malades ou les femmes enceintes, illustre-t-il.