01/06/2026
Cher vous,
L’année 2026 s’ouvre tout doucement pour moi.
Après une pause qui s’est étirée jusqu’à la mi-janvier, je reviens avec un pas plus lent, un souffle plus large, une présence à moi-même en cours de renouvellement.
Telle une apprentie de la vie.
Ces trois derniers mois ne furent pas juste un moment de repos en soi.
Ils m’ont permis de me situer dans mon espace de repos.
D’y entrer.
D’y revenir.
Et parfois même, d’en ressortir trop vite, attirée par ce que je connais bien, par ce que j’aime faire, par mes élans habituels et peut-être pas nécessairement ceux dont j’ai besoin.
Il y a eu du recentrage.
Il y a eu de l’intégration.
Il y a eu aussi des moments où je me suis à nouveau égarée dans mes il faut que, dans les pressions que je me suis longtemps imposées.
Ces mois m’ont permis de sortir, peu à peu, du labyrinthe des exigences que je m’étais donnée.
Ils m’ont appris que sortir de nos habitudes demande du temps, de la patience et une attention soutenue.
Nous sommes les gardiens de nos élans, comme de nos limites.
Ce temps pour me retrouver est vivant.
Il est en cours.
Il n’est pas terminé.
Et trois mois, parfois, ouvrent simplement la porte du lâcher-prise. Ce n’est qu’un début.
2025, une année d’expérience profonde
Si je devais donner un titre à l’année 2025, ce serait celui du deuil.
Un deuil multiple, vivant, traversant.
Le deuil de certaines expériences non abouties.
Le deuil de relations transformées.
Le deuil d’êtres qui ont quitté mon chemin, qu’ils soient humains ou animaux.
Le deuil parle toujours de l’être.
De l’être qui n’est plus là.
Et de l’être que nous redevenons lorsqu’une présence se retire de notre route.
Je sais profondément que nous ne sommes pas nos expériences.
Et cette année m’a appris quelque chose d’essentiel :
la relation à soi et la relation à l’autre se cultivent, se chérissent et s’entretiennent au quotidien.
Nos liens d’attachement sont vivants.
Ils soutiennent parfois.
Ils alourdissent aussi parfois.
Ils demandent d’être regardés avec justesse et présence.
Et si l’expérience ressemblait à un grand lac…
Un grand lac profond, enveloppant, parfois lumineux.
Un espace où l’on peut nager longtemps, se laisser porter, s’y sentir vivant.
Et à un moment, le corps appelle autre chose.
Il appelle la berge.
La terre ferme.
Le sol sous les pieds.
La stabilité.
La berge est l’endroit où l’on reprend son souffle.
L’endroit où l’on sent le poids du corps, la solidité, l’appui.
L’endroit où l’on se laisse toucher par la simplicité d’être là.
Lorsque l’on reste trop longtemps dans l’eau, même dans une eau agréable, l’énergie s’épuise.
Le mouvement devient plus exigeant.
L’élan se fatigue.
En 2025, je suis restée longtemps dans le lac.
Et je me suis peu assise sur cette berge pourtant essentielle.
Je me suis peu permis de ressentir, de considérer et d’intégrer ce qui demandait à l’être.
Aujourd’hui, je reconnais pleinement la valeur de ce rivage.
Il soutient.
Il recentre.
Il permet de revenir à soi.
Il offre un espace de pause où la présence à soi devient possible.
Ce que le deuil m’a enseigné
Chaque être qui quitte notre chemin révèle quelque chose de précieux.
La place que nous lui avions donnée parle aussi de la place que nous nous accordons à nous-mêmes.
Lorsque l’être s’en va, une partie de nous peut être tentée de quitter le chemin avec lui.
Et parfois, le mouvement juste consiste à le laisser poursuivre sa route, tout en reconnaissant ce qu’il nous a apporté.
Il arrive alors un geste intérieur simple et profond.
Reprendre les morceaux de soi qui avaient été confiés à la relation et rendre à l’autre ce qui lui appartient.
Sur le chemin demeurent la sagesse des moments partagés.
Tout ce qui a été appris dans la relation.
Tout ce qui a contribué à nous façonner.
Le chemin reste vivant lorsqu’il demeure intègre, nourri de présence à soi, choisi de l’intérieur.
2026, des choix posés
Pour 2026, je porte mon regard, mon attention sur les choix.
Le choix de revenir à la berge.
Le choix de ne pas replonger trop vite.
Le choix de ressentir.
Le choix de me donner du temps.
Le choix d’activités qui ont du sens.
Le choix du plaisir d’être en vie.
Le choix de relations sincères, nourries, vivantes.
Le plaisir des rencontres nouvelles.
Le plaisir de rire, de partager, d’avoir du fun.
Et c’est ce que je vous souhaite aussi.
Que cette année soit un espace pour reprendre pied.
Pour sentir la terre sous vos pas.
Pour écouter ce qui est vivant en vous.
Pour nourrir la relation à vous-même avec douceur et clarté.
La berge est là.
Et la vie aussi.
Aussi ...
Il est à nouveau possible de prendre rendez-vous pour des rencontres individuelles.
Celles-ci ont toujours lieu chez moi.
Vous trouverez le lien de prise de rendez-vous en cliquant ici
Enfin, lors de vos prochaines visites, vous ne rencontrerez plus Tao.
Il fait partie de ces deuils qui transforment l’espace, qui laissent une trace vivante et qui ouvrent aussi un lieu à réhabiter.
Au plaisir de poursuivre le chemin ensemble,
à votre rythme.
Mireille Magnée
Osez le Bonheur Inc.