03/01/2026
1er mars 🌼
Je pourrais faire une publication éducative.
Parler de chiffres.
Expliquer en détail ce qu’est l’endométriose.
Mais aujourd’hui, j’ai envie de parler vrai.
Je vis avec l’endométriose.
Pendant des années, on m’a parlé d’anxiété.
De stress.
D’un syndrome du côlon irritable.
De pré-ménopause.
Le mot endométriose n’était pas celui qu’on mettait sur mes symptômes.
Et pendant ce temps, la maladie progressait.
Cette errance-là… elle laisse des traces.
Parce que l’endométriose n’attend pas qu’on la nomme pour évoluer.
Chez moi, il y a des lésions.
Des tissus qui ne devraient pas être là.
Des organes internes qui adhèrent les uns aux autres et impactent le corps dans ses mouvements.
Ça se traduit par des douleurs profondes.
Des tiraillements dans le bassin.
Une hanche et bas de dos qui bloquent.
Des douleurs neuropathiques qui descendent dans les jambes.
Heureusement, ce n’est plus constant. Il y des périodes d’accalmie.
Le plus difficile, ce n’est pas seulement la douleur. C’est d’avoir douté de mon ressenti.
Il reste encore tellement à faire.
Pour améliorer la prise en charge diagnostique. Pour que le corps médical connaisse mieux cette maladie complexe, inflammatoire, systémique. Pour que les femmes soient entendues plus tôt.
Je veux dire merci.
À mon équipe.
Qui prend soin de moi avec le même dévouement que celui qu’on offre à nos clients.
Pour préserver ma mobilité et mon amplitude de mouvement, je ne dépasse jamais deux semaines sans massage. Ça fait partie de mon coffre à outils. Pas un luxe. Un besoin.
Et je vois à quel point c’est bénéfique pour tant d’autres conditions médicales, bien au-delà de la détente.
Mars est le mois de sensibilisation à l’endométriose.
Aujourd’hui, je choisis d’en parler parce que je dirige une clinique où le corps est au centre de tout.
Pour moi, c’est surtout un rappel que la douleur des femmes ne devrait jamais être banalisée.
Que l’errance diagnostique a un coût.
Et que nous devons faire mieux. Collectivement.
Si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que je sais que je ne suis pas la seule. Et parce que le silence entretient l’ignorance.
À celles et ceux qui vivent avec des maladies « invisibles »: je suis de tout cœur avec vous.
Et je continue, à ma façon, à prendre soin du corps.
Le mien.
Et le vôtre.