05/31/2021
"Il n'y a pas un être humain qui est fait pour subir des cicatrices comme celles-là, sans être affecté. À la suite de ces interventions, le policier doit continuer à vivre, fonctionner et travailler à travers tout cela. Il fait ce qu'il peut, parle avec ses collègues, ami(e)s ou conjoint(e) en leur épargnant certains détails qu'il croit plus blessants ou plus durs à partager. Il n'est donc pas rare que la vie personnelle influence le travail, mais le contraire est encore plus vrai... Nous développons différents mécanismes de défense, comme le compartimentage, l'humour noir, le refoulement et autres. Le policier seul se désensibilise à plusieurs interventions en passant au prochain appel, sans être conscient qu'il accumule des cicatrices. Une partie du problème est que le policier est très exigeant envers lui-même, mais nous sommes aussi très critiques entre nous, pour ne pas dire durs !"
Assez rapidement dans ma carrière, j'ai eu à intervenir dans des situations qui m'ont fait réaliser que la société était remplie de personnes dépourvues, abusées, troublées ou mal intentionnées. Pour moi, le simple fait de rentrer chez les gens sans cogner, et sans avoir reçu la permissio...