01/30/2025
Pardon, ma chère fille. Pardon, mon cher fils.
Pardon pour toutes ces fois où je t'ai demandé d'être différent.e :
💭 Plus sociable que tu ne l’es.
💭 Moins audacieux que ce que ton cœur te dicte.
💭 Plus sportif que ce que tes gènes te permettent.
💭 Moins bruyant, plus ordonné, plus gourmand, moins sensible, moins énergique...
Pardon pour t’avoir comparé en silence :
👉 Avec tes cousins, tes frères et soeurs, tes camarades de classe, ton père... ou même avec moi-même.
Pardon d’avoir imaginé une version "parfaite" de toi, oubliant que tu es déjà parfait.e tel que tu es, et que c’est ainsi que nous t’aimons, avec tout ce que tu apportes. ❤️
Pardon de ne pas avoir vu la différence entre t’accompagner et te changer.
Parce que c'est une chose de t’apprendre à finir un yaourt, et une autre de te forcer à aimer le foot...
Parce que c'est une chose de t’encourager à faire tes devoirs, et une autre d’attendre que tu sois passionné.e par la lecture.
🙏 Pardon d’avoir eu du mal à accepter que tu détestes porter des robes pour les fêtes, que tu sois réticent.e à donner des bisous,
que tu préfères rester à la maison plutôt que dormir chez tes grands-parents, que tu aies peur de sauter du ponton alors que les autres n’hésitent pas... Et tant d’autres choses qui, au fond, ne devraient même pas m'importer.
Pardon pour m’être plainte, pour t’avoir demandé des choses inutiles,
pour ne pas t’avoir laissé assez de temps, pour m’être excusée à ta place.
Pardon d’avoir voulu te changer, alors que ton amour inconditionnel ne m’a jamais demandé d’être une meilleure mère... 💖
🕊️ À partir d’aujourd’hui, je te promets de te regarder avec la même pureté que le jour où tu es né. Ce jour où il n’y avait ni "il faut" ni "tu devrais". Ce jour où la seule chose qui comptait, c’était que tu existes.
✍ Magdalena Piñeyrúa traduite par Naissance mère'veilleuse
🎨 Jenesaispas