12/15/2025
Recevoir ou porter un diagnostic de cancer pendant le temps des fêtes peut être profondément déstabilisant.
Alors que le monde parle de réjouissances, ton corps et ton esprit, eux, sont souvent en mode survie.
Il y a l’anxiété.
Celle qui s’installe sans prévenir.
Celle qui coupe le souffle, qui empêche de dormir, qui fait tourner les pensées en boucle.
Il y a la peur de l’inconnu, les rendez-vous à venir, les traitements, l’attente.
Et parfois, il y a aussi le deuil : de la santé, de l’insouciance, de la version de soi d’avant.
Peut-être que cette année, ton plus grand acte de courage sera la douceur.
Allumer une chandelle.
Respirer consciemment, même quelques secondes.
Boire un thé en silence.
Faire un petit rituel, imparfait mais vrai.
Pas pour “aller mieux”.
Juste pour te déposer un peu.
Dans ma pratique de yoga oncologique, je le vois chaque jour :
le corps qui vit un diagnostic n’a pas besoin qu’on le pousse.
Il a besoin qu’on l’écoute.
Qu’on ralentisse.
Qu’on réduise les attentes.
Qu’on crée de petits espaces de sécurité intérieure, même au cœur du bruit et des obligations.
L’anxiété n’est pas un manque de courage.
C’est souvent un système nerveux qui a reçu trop d’informations, trop vite.
Revenir à la respiration, au corps, à l’instant présent peut devenir un ancrage pas une solution miracle, mais un soutien réel.
Le cancer n’est pas seulement une expérience médicale.
Il est aussi vécu dans le corps au quotidien :
la fatigue, le sommeil fragile, l’appétit changeant, la charge émotionnelle constante.
Alors sois tendre avec toi.
Vraiment.
Et si tu lis ceci en accompagnant quelqu’un qui traverse un diagnostic :
ta présence compte plus que les mots parfaits.
Un message simple, une écoute sans réparer,
un « je suis là » sincère.
🤍 Tu n’es pas en re**rd dans ton processus.
🤍 Tu n’es pas faible parce que tu as peur.
🤍 Tu n’es pas seul·e, même si ça peut y ressembler.
Si aujourd’hui tu tiens juste un souffle à la fois,
c’est déjà immense.
Je t’envoie de la douceur, là où tu es.
Et si ce message t’a fait du bien, sache qu’il peut être un endroit où revenir.
Un souffle à la fois.