Rebecca Bergeron - accompagnement à la naissance en acupuncture

Rebecca Bergeron - accompagnement à la naissance en acupuncture Pour une belle grossesse et un bel accouchement ♡
-> une acupunctrice à ta naissance

Thaleia allait bientôt mourir.Et contrairement aux femmes de Spartes qui mourraient en couche, elle ne serait pas enterr...
03/25/2026

Thaleia allait bientôt mourir.

Et contrairement aux femmes de Spartes qui mourraient en couche, elle ne serait pas enterrée auprès des guerriers.

Ce n'était pas une certitude encore, sa mort imminente, mais elle en était tout de même convaincue. Elle flatta de façon absente son ventre arrondis, partagée entre l’ennui et la peur alors qu’elle supervisait le travail de Chrysis. L’esclave s’affairait au métier à tisser depuis les petites heures du matin, continuant à fabriquer l’étoffe pour les célébrations de Panathénées. Les mains de la jeune tisseuse tremblaient alors qu’elle continuait à manipuler habilement les fils. Thaleia fit comme si elle n’avait rien remarqué, et réprimanda même Chrysis pour sa lenteur.

L’offrande devait être prête à temps. Les chances de survie de Thaleia en dépendaient.

Au loin, son bébé se mit à pleurer. Son cœur se serra. Elle aurait tant aimé aller le prendre dans ses bras, enfouir son visage dans ses joues chaudes de larmes, serrer sa rondeur de bambin contre elle, mais la peur, toujours la peur, cette damnée peur, qui la retenait. Il valait mieux que son fils ne l’aima pas trop. Il valait mieux qu’il s'attachât à sa nourrice et à ses grandes sœurs plutôt qu’à sa mère.

Elle donna finalement congé à Chrysis, puis marcha vers l’autel d’Athéna, situé un peu plus au choeur de ses appartements. Myrto l’y attendait déjà avec le panier de gâteau au miel. Thaleia donna congé à la domestique, ne souhaitant pas être observée pendant le sacrifice. Elle voulait être seule.

Seule, avec le nouveau bébé qui germait dans son ventre, avec sa destinée, avec sa requête envers la déesse. Elle déposa en tremblant les gâteaux sur l’autel, alluma de l’encens, puis chuchota à voix basse:

‘’Athéna Polias, protectrice de la cité, me voici encore une fois devant toi avec une requête en échange de cette offrande: protège ma famille, mon foyer et mes enfants. Souviens-toi de toutes les offrandes que je t’ai faites par le passé, et en échange étends également cette protection à moi-même, et à mon enfant à naître. Si tu exauces mes demandes, je te donnerai le voile qui se tient présentement sur mon front.’’

Elle termina sa supplication en pleurant, des larmes qu’elle essuya avec colère. Elle se revit, il y avait à peine plus d’un an, au même endroit, en train de dire les mêmes mots, et pourtant…

La sensation de la flaque dans son dos lui revint malgré elle à la mémoire… ainsi que la chaleur, la viscosité, l’odeur. Elle se vit couchée sur son lit de sang, son fils à peine naissant qui pleurait dans les bras de quelqu’un, de qui, elle n’arrivait pas à s’en souvenir, tout était flou, mais elle se souvenait très clairement du son, le son de sa vie qui s’échappaient d’elle en rivières, le même son que l’eau qu’on versait d’un vase… puis la sensation de la main de la sage-femme qui se frayait un chemin à l’intérieur d’elle, et le cri inhumain qu’elle aavait poussé ensuite.

Athéna ne l’avait pas protégé, cette fois-là. Ou peut-être que oui, parce qu’elle avait survécu. Il ne fallait pas en vouloir à la déesse. Mais chaque fois, c’était de pire en pire. Tellement de sang…

‘’Maman?’’

Elle sursauta. Agaristé se tenait sur le porche, des fleurs dans les mains. Sa grande de huit ans au front toujours penseur.

‘’Je voulais venir donner des fleurs.’’, dit d’une voix déterminée son aînée, les sourcils froncés. Elle avait sans doute dû ramasser beaucoup de courage pour se présenter devant elle. Sa fille s’avança avant qu’elle ne pu répondre, et se présenta devant l’autel:

‘’Artémis Lochia, toi qui présides aux douleurs de l’enfantement, je t’offre souvent des fleurs, des fleurs sauvages comme ta nature. Je t’offre ces fleurs pour que tu protèges ma mère. Si tu la gardes en vie, et hum mon petite frère ou ma petite soeur aussi bien sûr, je promet de t’offrir des fleurs jusqu’à la fin de ma vie.’’

Cette fois, Thaleia laissa ses larmes couler sans tenter de les retenir, touchée par le geste. Elle venait de réaliser que ses naissances difficiles avaient peut-être aussi affecté sa fille. Agaristé ne se souvenait peut-être pas de l’accouchement de sa jeune soeur, mais assurément qu’elle se souvenait de celle de son frère.

Thaleia flatta les cheveux de sa fille, se forçant à sonner joviale à travers sa tristesse.

‘’Artemis? Tu ne veux pas être fidèle comme ta maman à Athéna?’’

‘’Hum. J’adore Athéna aussi’’ répondit-elle après un long temps de réflexion, les sourcils froncés de concentration ‘’mais pour ce qui s’en vient, je pense qu’Artemis est plus puissante.’’

Thaleia n’eut pas envie de la corriger, souhaitant profiter du moment quelques secondes de plus. Qui savait combien de moment comme celui-ci pourrait-elle encore avoir?

Les jours et les offrandes passèrent. Pour Athena de la part de Thaleia, pour Artemis de la part de sa fille.

Puis l'esclave Chrysis termina enfin l'étoffe pour Athena. Juste à temps pour les Grandes Panathénées.

Juste à temps, parce que Thaleia avait commencé à avoir des contractions.

Elle n'en parla pas, parce qu'elle ne voulait pas que Iasonas lui interdisit de participer à la procession à la fin de la fête, lors de l'anniversaire d’Artemis. Elle allait donner son offrande à la déesse, et la déesse allait la sauver de son prochain enfantement, c'était ainsi que les choses se produiraient.

Le matin même, elle eut de la difficulté à cacher ses douleurs qui venaient et partaient, pendant que Myrto peignait ses cheveux. Son aînée Agaristé se tenait près d'elle, sa fille en fait ne la lâchait plus depuis les cinq derniers jours, elle avait probablement deviné quelque chose, elle était trop observatrice, sa grande. La chaleur lui pesait, son front perlait de sueur. Elle mentit à sa domestique, blâmant la chaleur comme cause de son mal être. Respirer. Elle devait respirer, contenir la pression croissante dans son ventre, ne pas la laisser la happer. Tellement de pression. Trop de pression. Elle se mentait à elle-même, mais elle savait, elle reconnaissait ces sensations familières. Elle enserra fort l'étoffe de son offrande, cherchant un point d'ancrage dans les fibres du tissu.

À la fin d’une contraction, Thaleia secoua ses épaules, ramassa l'étoffe et se leva debout pour se mettre en marche, rejoignant son époux qui calinait leur bébé dans la cour intérieure. Les filles étaient là aussi, se tenant bien droites. Agaristé jetta un regard inquiet en direction de sa mère. Thaleia voulut se diriger vers sa fille pour la réconforter mais arrêta sa marche, foudroyée par une nouvelle vague de douleur, celle là d'une violence inattendue. Un glapissement lui échappa des lèvres, et malgré elle, ses mains se posèrent sur son ventre arrondi.

En panique, elle se força à ouvrir les yeux et continuer sa marche, mais trop t**d Ianosas l'avait vu, il avait compris. Non, non, non, non, non… Le cœur de Thaleia se crispa de terreur.

Elle se mit à pleurer, tombant à genoux et s’agrippant au bord de l'étoffe de son époux qui était maintenant au-dessus d'elle.

“Je vais appeller la sage femme” dit-il d'un ton catégorique, déjà prêt à tourner le dos, faisant signe à son esclave de trouver l’accoucheuse. Mais Thaleia gardait ses mains accrochées à Ianosas, ses pleurs devenus des sanglots.

“Pitié, mon mari…”

Il se retourna vers elle, son regard se voilant un instant de douceur.

“Non, Thaleia. Tu ne peux pas me suivre. Reste à la maison avec les enfants, c'est ta place. Je sais que… que tu es inquiète.”

Il se pencha, et ramassa lentement l’étoffe qui était tombée par terre.

“Je vais le faire pour toi.”

Et sur ses mots, il était déjà parti.

“Adieu” chuchota Thaleia à bout de souffle, ses yeux maintenant secs. Face à son destin, sa terreur s'était transformée en fatalité, alors qu'elle sentait une autre vague naître dans son ventre et que le corps d’Agaristé s'était jeté dans ses bras vides. À travers la douleur, elle sentit également le petit corps d’Alcyonée se joindre à celui de sa grande sœur. Sa plus jeune était trop petite pour comprendre, mais elle devinait que sa maman n'allait pas bien. Incapable d'ouvrir les yeux, Thaleia réussit à les enserrer plus fort dans ses bras, à sentir l'odeur du soleil dans leur cheveux. Ses filles. Elle resta là tout le long de la contraction, respirant en silence, concentrée sur la sensation de leur corps pressé contre elle. La pression la lâcha d'un coup, et elle se releva.

Elle embrassa Alcyoné une dernière fois, puis la reconduit à Chrysis qui tenait son fils dans ses bras. Le bébé s'était endormi. Thaleia regarda son visage, le grava dans sa mémoire, et se dirigea vers ses appartements, incapable de lui dire au revoir. Son précieux fils qu'elle n'aurait jamais eu le temps de connaître. L'esclave quitta avec les deux plus jeunes, et Agaristé marcha avec sa mère.

L'accouchement dura tout le jour, et une partie de la nuit. Aucune sage-femme de qualité n’avait pu être dépêchée, pas pendant les grandes Panathénées, impossible. Une esclave de Thrace était présente, une vieille femme qui avait elle-même eu plusieurs enfants, mais Thaleia se fichait d'elle, sachant que sa présence n’allait pas arrêter le déroulement de sa destinée.

Thaleia criait, perdue déjà entre deux mondes, incapable de tolérer la douleur des contractions, fébrile et tremblante. Elle chuchota pitié alors qu'une nouvelle vague commença à monter alors que la dernière venait tout juste de la quitter; elle vomit, puis hurla, incapable de bouger même si elle sentait que son corps avait besoin de s’accroupir. Elle s'entendit grogner à travers sa contraction, comme si elle observait une autre personne.

“Ne dites pas ça, mère” supplia sa fille “vous n'allez pas mourir, ce n'est pas vrai.”

Avait-elle parlé? La sensation de poussée arrêta, la pression céda ensuite. Son bébé donna un coup dans son ventre.

“Viens” ordonna sa fille en la prenant sous le bras et en la soulevant. “Nous allons faire une offrande.”

Une offrande de quoi, de sang? Thaleia se mit à rire. Mais le courage de sa fille lui donna du courage, et elle avança lentement en direction de l'autel d’Athena.

Une autre contraction se mit à monter, alors qu'elles étaient rendues dans le jardin, accompagnée d’une terrible intuition, elle m***a, et m***a encore, inexorablement; Thaleia, le souffle coupé, tomba à genoux au sol, criant et grognant à travers la douleur, sa peur transformée en rage, elle rugit et écarta un de ses genoux, sentant la tête de son enfant écarter sa chair.

La contraction se termina, la tête encore entre deux mondes. Thaleia leva les yeux vers le ciel, elle ne pouvait pas tolérer de reconnaître l'existence de ce nouvel enfant. Elle la vit alors, la pleine lune, et se mit à sourire.

“J'aurais peut-être dû faire mes offrandes à Artemis, après tout. Agaristé avait raison” pensa-t-elle

Et avec la prochaine contraction, elle poussa le reste du corps. Quelqu'un ramassa son bébé, qui, elle l’ignorait. Elle était tombée immédiatement au sol, les yeux levés vers le ciel, fixés sur la lune. Elle constata vaguement, en arrière plan, une flaque de sang s'accumuler sous elle, puis même cette sensation la quitta. La douleur, aussi, s'était dissipée, elle n'avait plus mal; tout était doux, comme une belle couverture. Thaleia regardait la lune, priant Artemis, paisible. La dernière chose qui la quitta fut la sensation de la main de sa fille qui flattait la sienne.

*****

“Maîtresse, j'en ai trouvé à Pláka!”

L’esclave tenait un panier rempli de feuilles argentées, le sourire aux lèvres.

Agaristé inspecta la qualité de la cueillette.

“Merci Mesta, tu as bien fait. Il en pousse partout, maintenant, n'est ce pas?”

Elle renvoya la jeune fille, et contempla avec fierté les plantes, les caressant avec amour presque. Agaristé tria les tiges et conserva les plus belles; les autres seraient séchées et serviront pour ses infusions.

La jeune femme se leva en protestant: c'était devenu si difficile, avec sa grossesse avancée. Elle se traîna en claudiquant jusqu’à l'autel de son quartier, prête à donner les feuilles d'Artémis en offrande à la déesse.

La plante qui était magiquement née à l'endroit où était morte sa mère, sous les rayons de lune, et qu'on avait commencé à voir apparaître partout dans la ville, comme née du néant.

Agaristé savait que la déesse avait alors répondu à la requête de sa mère, juste avant qu'elle ne les quitte. Et que cette plante était son cadeau pour les protéger qu’une telle tragédie n'arrive.

Son bébé donna un coup dans son ventre. Agaristé souris. Elle s'apprêtait à donner naissance pour la 3e fois, pleinement confiante de donner à nouveau naissance.

Et pourquoi aurait-elle eu peur?

Elle avait la plante d’Artemis et de sa maman pour la protéger.

🌿

Illustration par Lesluv 🖤

Ce n'est plus toi qui décide ce que tu peux ou ne peux pas manger.C'est tes nausée de grossesse qui décident.Et tes naus...
03/18/2026

Ce n'est plus toi qui décide ce que tu peux ou ne peux pas manger.
C'est tes nausée de grossesse qui décident.

Et tes nausées sont un monstre😔

Tu as faim comme avant. Tu es au travail, avec tes deux lunchs que tu t'es emmenée, en espérant que tu puisses manger l'un des deux. Finalement, les deux te lèvent le coeur.

Tu passes en r***e tous les aliments de la terre dans ta tête, guêtant la réaction de ton ventre. Un hamburger? Vague de nausée. De la salade? Le concept même de la vinaigrette t'écoeure. Du poulet? Ça fait presque mal tellement c'est dégueulasse.
Du spaghetti. Ok, ça, ton ventre veux. Et il veut pas juste un peux. Il n'y a RIEN D'AUTRE qui ne pourra passer sans te rouler dans la bouche à chaque bouchée avant d'être revomit, tu en a la conviction profonde.

Tu te trouves un resto qui peut te préparer ça en take out. Au resto, les autres odeurs te lèvent aussi le coeur. Tu respires par la bouche, lentement, tu essaies d'oublier que quoi que ce soit existe en scrollant ton feed.

Au retour de la job, ton coeur se met a battre VITE. Tu hypersalives. Tu craches, ça continue. Tu le sais ce qui s'en vient, même si tu pleures déja intérieurement d'avance. Tu scannes tes environ et tu choisis une haie de cèdre un peu plus fournie pour te cacher derrière pour vomir. Te te bouches le nez pendant, au cas où que ça voudrait sortir par là aussi (parce que oui, ça arrive.)

Tu arrives au travail. Tu te gargarises avec un verre d'eau (pas le droit de te brosser les dents avant 20 mn encore, pour ne pas abimer l'émail). Ton spaghatti est glorieux, au moins! Tu manges tranquillement parce que tu as quand même mal au coeur, parce que tu as toujours mal au coeur, jour et nuit et jour et nuit.

Tu continues ta journée même si tu veux juste aller dormir, épuisée comme si tu venais de faire une nuit blanche.

Et là tu frappes un autre mur. Tu as mangé de la sauce tomate, tu le savais que ça s'en venait, mais tu espérais pareil, parce que tu feel déjà tellement mal.

Les brûlements d'estomac se mêlent aux nausées, et ne partirons pas avant t**d cette nuit, quand tu réussiras par miracle à t'endormir après avoir pleuré de douleur, à travers ta nausée bien sûr, après un autre épisode de vomissement quelque part là-dedans.

Et demain est un nouveau jour.

Qui ressemble exactement à l'autre d'avant...

C'est le lendemain de la naissance de ton enfant, et tu n'a pas d'autres choix que de la voir, elle, la nouvelle affaire...
02/12/2026

C'est le lendemain de la naissance de ton enfant, et tu n'a pas d'autres choix que de la voir, elle, la nouvelle affaire qui marque ton corps... ta cicatrice.

Qu'elle soit sur ton ventre, sur ton périnée... elle fait partie de toi maintenant, et pour toujours en plus.

Mais ce n'est pas simple, apprendre à découvrir cette plaie qui se referme tranquillement, et c'est encore moins simple quand elle s'inscrit dans une histoire de naissance traumatique.

Elle est à toi, elle est toi, ta cicatrice. Mais c'est ok, que ça vous prenne du temps apprendre à vous connaître. Que ça te prenne du temps pour l'apprivoiser. Que ça prenne du temps pour éventuellement... l'accepter, ou même l'aimer.

J'ai créer un nouvel outil avec Hypnodoula: Bien être périnatal! Une piste audio pour entrer en lien avec ta cicatrice, et on l'espère, adoucir un peu le chemin de guérison que vous allez devoir entreprendre ensemble ❤

Manifestez vous en commentaire la gang que ça intéresse! Si je met le lien directement, ça va tuer le reach de cette publication 😅 Je vais donc l'envoyer individuellement pour être sûr que ça rejoigne plus de gens qui en on besoin. N'hésitez pas à partager le vidéo par la suite à toutes les personnes pour qui la naissance de leur p'tit amour a laissé des traces indélébiles sur le corps 🥺

"Le monde se brise.Je materne mon enfant.Et je me demande: cela a-t-il toujours été ainsi?D'une certaine manière, oui.Le...
01/26/2026

"Le monde se brise.
Je materne mon enfant.
Et je me demande: cela a-t-il toujours été ainsi?
D'une certaine manière, oui.
Le pouvoir est pris par des hommes petits et terribles.
Une histoire aussi vieille que le temps.
Et pourtant, les mères bercent encore leurs bébés pour les endormir.
Une résistance silencieuse.
Mettre de côté notre propre confort pour prendre soin des autres.
Le monde se brise.
Je materne mon enfant.
Et je pense que ce sont les mères qui nous sauveront."

- Moriah Steiner.

Si tu es aussi une maman affectée, consternée et apeurée par le climat mondial, que tu te sens bien impuissante dans ton salon parmi les m***agnes de jouets à ranger...

N'oublie pas que chaque fois que tu aimes ton enfant, tu milites pour l'humanité. Chaque fois que tu lui montre de la bienveillance, que tu lui enseigne l'empathie... Tu nous donnes une meilleure chance à tous de construire un futur meilleur ❤️

Merci pour ce que tu fais.

(Illustration par artist Caitlin Connolly)

Avoir une cicatrice après une naissance, c'est souvent porter l'oeuvre de quelqu'un d'autre.Quand notre corps change pen...
01/23/2026

Avoir une cicatrice après une naissance, c'est souvent porter l'oeuvre de quelqu'un d'autre.

Quand notre corps change pendant la grossesse, c'est notre corps qui change sous les contraintes de notre miracle. S'il craque, s'il prend de l'expansion, s'il change de couleur, s'il fait mal... toujours, ça vient de nous, de notre bébé, de la danse entre les deux.

C'est parfois difficile à accepter, mais au final, ça reste nous. Notre corps, notre changement, notre adaptation.

J'aurais aimé avoir eu juste ça à vivre.

Mais je porte les œuvres des autres, pour toujours, et ce n'est pas moi qui aie choisi les artistes 💔

Deux cicatrices, deux nouvelles parties de moi qui sont apparues soudainement, qui font parties de la grande histoire de mes enfants.

Mes cicatrices.

Mais aussi celle de Catherine, entre mes jambes. Et celle de Marc, sur le bas de mon ventre.

Deux inconnus, que j'aurai rencontrés à peine quelques heures avant la naissance, qui pourtant m'auront marqués pour toujours.

Je n'ai pas de solutions à ce problème, je n'aurais pas voulu me recoudre moi-même, je n'en aurais pas non plus été capable de toute façon. Mais j'aurais aimé pouvoir porter les œuvres de quelqu'un qui aurait été significatif pour moi, qui aurait fait partie de mon histoire, pas juste d'un coup de vent à la fin.

J'aurais aimé que ça soit l'oeuvre d'Andréanne, sur le bas de mon ventre. Andréanne qui était là quand on a entendu le cœur de notre coco mon amoureux et moi et qui a eu les yeux pleins d'eaux avec nous, qui a vu le fleuve de ma grossesse me transporter et me transformer.

Ça aurait été moins lourd, subir les conséquences de la cicatrice, si ça avait été elle qui l'avait fait.

Mais j'ai eu Marc. Marc poli, Marc qui a pris son temps, Marc qui a été compétent... Mais un inconnu. Vite venu, et vite parti, jamais revu. Je ne suis même pas certaine si son nom, c'était Marc. Mais je verrai sa marque tous les jours sur ma peau, de ma vie jusqu'à ma mort.

J'aurais aimé que ça soit l'oeuvre de Julie Anne, sur mon périnée. Julie Anne qui a pris le temps de me demander "qu'est-ce que tu attends de moi?" pendant une rencontre prénatale. Julie Anne, enceinte, qui m'a quand même permis de venir beaucoup trop tôt à la maison de naissance, parce qu'elle savait et comprenait à quel point c'était crucial pour moi.

J'aurais été moins fâché, si ça avait été elle qui m'avait cousu un peu tout croche. J'aurais compris, je lui aurais pardonné, je sais qu'elle aurait fait de son mieux.

Mais j'ai eu Catherine. Catherine froide, Catherine inconnue, Catherine qui a exigé que la musique que j'avais choisie pour la naissance de ma fille soit fermée en entrant dans la pièce. Est-ce que j'aurai ravalé ma colère plus vite si j'avais par exemple su qu'elle avait un bébé difficile à la maison, qu'elle était épuisée à cause de ça? Sans doute. La cicatrice aurait été tout autant douloureuse, mais j'aurais pu raconter une histoire sur son artiste, et l'ajouter à la mienne.

Je porte des tatouages sur moi. Ils sont imparfaits, tous les tatouages sont imparfaits, et c'est ok, je n'attendais pas de perfection. Je les porte pour toujours, mes tatouages de naissance, ils sont à moi maintenant, que je le veuille ou non. Ils étaient nécessaires et c'est ok.

J'aurais juste préféré ne pas avoir à porter le dessin d'un inconnu dans ma chair.

J'aurais juste préféré avoir connu un peu leur artiste.

Ça aurait été un peu plus facile d' accepter les conséquences de leur œuvre, je suppose 💔

****

Dites moi que je ne suis pas la seule à avoir eu cette réflexion 😅 ?

Photo par MPier Doula Photographe

12 accompagnements à la naissance cet année 🫶 À cela s'ajoute aussi (mais que je n'ai pas inclus dans les statistiques) ...
01/07/2026

12 accompagnements à la naissance cet année 🫶 À cela s'ajoute aussi (mais que je n'ai pas inclus dans les statistiques) tous les autres traitements ponctuels fait pendant les accouchements.

C'était une belle année, remplie d'histoires et de familles magnifiques. De défis pour eux, de déceptions, de victoires, d'apprentissage de soi, de combat contre l'adversité, de surprises inattendues, d'étoiles enlignées (ou pas du tout).

Merci à toutes ces couples de nous avoir fait confiance, et de nous avoir laissé entrevoir et partager un petit morceau de leur histoire ❤

Merci à mes deux partenaires et collègues et amies Julie Mitchell-Ricard Acupuncture, périnatale, fertilité et hormonale -Julie Dessaivre - Acupunctrice 🥹 Ce métier là, d'accompagner des naissance en acupuncture, c'est soutenable et plaisant parce qu'on est une équipe. Ensemble, tout est plus léger.

🌅 L'heure d'or (the golden hour)La première heure lorsque vous êtes tous réunis 🧡💛 C'est le moment où bébé doit apprivoi...
12/17/2025

🌅 L'heure d'or (the golden hour)
La première heure lorsque vous êtes tous réunis 🧡

💛 C'est le moment où bébé doit apprivoiser son nouvel environnement en dehors de son ancien cocon.

💛 C'est le moment où les parents rencontre enfin leur bébé tant attendu

💛 C'est le moment pour le couple de solidifier leur lien en se disant: "je t'aime, on l'a fait"

💛 le moment de faire du peau tous les trois pour sécréter l'ocytocine dont vous avez tous besoin pour rayonner d'amour, partir un bel allaitement, décoller le placenta et surtout tomber en amour les uns avec les autres.

Par contre, ce n'est PAS le moment: 🙅🏼‍♀️

👉 de brusquer bébé pour le forcer au sein et le traumatiser de prendre le sein avant qu'il ne soit prêt

👉 de laver son vernix qui lui rappelle l'odeur du liquide amniotique, qui le protège et qui l'aide à maintenir sa température

👉 de séparer bébé et les parents (s'il n'y a pas de risques de santé urgent qui valent la peine de perdre l'heure d'or.)

👉 de couper trop vite le cordon qui pompe encore du précieux sang rempli de cellules souches à bébé.

👉 de faire des interventions médicales non-nécéssaires

👉 de briser la bulle de l'heure d'or avec des questions techniques

👉 de recevoir de la visite

🧡 Cette première heure est précieuse pour la santé physique et mentale des parents et du bébé! Il ne faut pas la perturber.

🌅 Et vous, comment s'est passé l'heure d'or? Avez-vous pu la vivre pleinement?

📷 photo:

Juste un petit rappel, à toi qui est un parent... ✏️Considérant comment notre société moderne fonctionne, avec nos boulo...
10/23/2025

Juste un petit rappel, à toi qui est un parent... ✏️

Considérant comment notre société moderne fonctionne, avec nos boulots de 40h semaine pour les deux parents, le manque de ressources, la mort des communautés, les responsabilités financières qui viennent avec une famille...

T'es pas supposé avoir le temps et/ou l'argent et/ou l'énergie de réussir à:

♦︎ Avoir une maison toujours impeccable et propre.
ET AUSSI
♦︎ À voir le bout de ton lavage.
ET AUSSI
♦︎ Avoir le temps et/ou l'énegie pour t'entrainer et être en forme (musclé ou mince.)
ET AUSSI
♦︎ Être capable de cuisiner tout tes plats et condiments et collations "from scratch" avec des aliments biologiques.
ET AUSSI
♦︎ Être capable d'entretenir comme il faut toutes tes relations d'amitié.
ET AUSSI
♦︎ Pouvoir visiter ta famille et celle de ton chum/blonde régulièrement.
ET AUSSI
♦︎ Avoir toujours envie de passer du temps avec tes enfants et les trouver tout le temps attachants et aimables.
ET AUSSI
♦︎ Avoir le temps de pratiquer tes hobbys ou d'en apprendre des nouveaux.
ET AUSSI
♦︎ Être toujours habillé(e) propre, bien peigné(e), frais lavé(e) et maquillé(e).
ET AUSSI
♦︎ Avoir une vie de couple accomplie avec plusieurs dates en amoureux et une sexualité fleurissante.
ET AUSSI
♦︎ Se dépasser au travail, être reconnu par tes pairs et gravir les échelons dans ta compagnie.
ET AUSSI
♦︎ Offrir pleins d'activités hors de l'ordinaire et stimulante à tes enfants.
ET AUSSI
♦︎Avoir une santé mentale équilibrée avec des tonnes de moments de self-care et de développement personnel.
ET AUSSI...

Tu comprends l'idée 😅

On s'accroche à un mythe inaccessible, en fait, on se compare à celui-ci et on ne comprend pourquoi on "échoue". Et j'ai nommé ici le mythe de la mère/père parfait(e), qui performe au travail, à la maison, avec ses enfants, avec son conjoint, avec ses amis, avec son corps, avec soi-même.

Mais considérant comment notre société moderne fonctionne, avec nos boulots de 40h semaine pour les deux parents, le manque de ressources, la mort des communautés, les responsabilités financières qui viennent avec une famille...

C'est plate, mais c'est impossible.

Remarque, on a tellement des attentes de perfection élevée que MÊME dans une société parfaite, ça serait probablement tout autant inaccessible.

C'est pas toujours facile d'accepter ça... de ''échouer'' dans pleins de secteurs de notre vie. De ne pas être à la hauteur.

Mais c'est ok.

Tu n'as pas échoué(e); la tâche était juste impossible à accomplir.
C'est ok que tu aies moins de temps de self-care quand tu viens d'avoir un nouveau bébé. C'est ok de moins visiter tes parents quand tu es débordée au travail. C'est ok d'avoir une maison pleines de traineries, une brassée qui traine dans la sécheuse depuis 4 jours, un lavabo toujours plein de vaisselle.

C'est ok de ne pas avoir de temps, d'argent ou d'énergie pour tout!!!

Choisis tes priorités. Donne ce que tu as, n'oublie pas d'en garder pour toi...

Et surtout: diminue tes attentes!

La maternité/paternité, la vie en général, ce n'est pas obligé d'être une course à la performance. C'est ok d'être imparfait et de s'assumer là-dedans 🫶

On es tous et toutes dans le même bateau, charmant, mais définitivement chambranlant 😅

💙

Vous comment ça se passe chez vous, dans vos vies pas parfaites? 🙂

Combien de calories supplémentaires ça prend pour allaiter et bien se sentir en post partum?Mais pas juste pour se garde...
10/20/2025

Combien de calories supplémentaires ça prend pour allaiter et bien se sentir en post partum?

Mais pas juste pour se garder à flot là —

Le nombre de calories qu'il faut pour ne pas avoir tout le temps faim, pour ne pas être fatiguée à outrance, pour ne pas avoir une production de lait qui diminue, pour ne pas se sentir anxieuse...

🤱🏼 1100-1600 calories supplémentaires, selon postpartum university.

👉🏼 L'allaitement brûle 500-700 calories par jour
👉🏼 La récupération et la guérison de l'accouchement, 400-600
👉🏼 Le manque de sommeil nécessite un autre 200-300 calories aditionnelles

La recommandation de 300 à 500 calories supplémentaires par jour date d'études des années 1950, qui tenaient en considération la perte de poids 😶‍🌫️

Mais s'affamer en post partum pendant que notre corps vit le plus grand débalancement hormonal de notre vie et que la seule source de nourriture de notre bébé c'est notre lait... Est-ce que ça en vaut la peine?

À quel point aviez-vous tout le temps faim et soif en allaitant? 😅 (J'pense que collectivement nos corps essayaient de nous faire passer le même message: j'ai besoin de plus de nutrition ici)

Peinture: Mother and Child, de Ricky Mujica

Le deuil périnatal 😔 ...C'est une tragédie, un deuil complet, une blessure traumatique. Perdre un enfant, est-ce qu'on p...
10/15/2025

Le deuil périnatal 😔 ...

C'est une tragédie, un deuil complet, une blessure traumatique.

Perdre un enfant, est-ce qu'on peut vraiment mettre des mots là-dessus?

Parler de son deuil, de sa fausse-couche, de la mort de son amour, c'est déjà difficile. On te dit que c'est nécéssaire, d'en parler, mais trop souvent les gens accueuillent ta peine avec... un profond malaise.

Et puis, pas toujours, mais trop souvent, te répondent des mots qui font mal. Qui brise un peu plus ton coeur, qui te font culpabiliser d'avantage, qui invalident tes émotions.

Pour sensibiliser au deuil périnatal, j'ai compilé des mots à oublier. Des formules creuses qui se veulent empathiques mais manquent d'empathie.

À noter, une personne qui vit un deuil peut se les dire À ELLE-MÊME. Après réflexion, ou en accord avec ses croyances... elle peut choisir ce qui lui fait du bien.

Mais on ne devrait pas les imposer de l'extérieur à quelqu'un qui vient de perdre son bébé. Parce qu'on ne connait pas ses croyances. Ni toutes ses circonstances. Ni toute l'ampleur et les nuances de son deuil.

Donc si une personne te parle de son bébé-ange, ou t'annonce la terrible nouvelle de son départ, et que tu sais pas quoi dire...

ALORS DIT JUSTE ÇA.

"Je ne pourrai jamais comprendre toute la peine que tu traverses, je ne sais pas quoi dire... mais je suis là, je t'aime, je suis avec toi, j'entends ta douleur."

Ou donne un câlin silencieux.

Une présence aimante, c'est plus utile que des mots qui blessent.

Je me souviendrai toujours de mon prof de relation d'aide au cégep qui rageait lui aussi contre ses formules vides. "Ce que les gens veulent le plus souvent, quand ils vivent un deuil, c'est d'avoir l'occasion de parler de la personne qui les a quitté, de se faire poser des questions sur elle."

Ici, ça pourrait peut-être ressembler à... "À quoi elle ressemblait?" Comment c'était, être enceinte de ton coco, qu'est ce que tu aimais le plus?" "Aviez vous une liste de noms pour Romy, c'était quoi le premier choix de ton chum, et le tiens?" "Comment tu as appris que tu étais enceinte, et comment l'as tu annoncé à son entourage?" "Est ce que vous avez organisé une cérémonie pour l'honorer?"

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Allo! Mon nom est Rebecca. Je suis acupunctrice et doula depuis 2015, maman et belle-maman vivant dans la région de Lanaudière au Québec 💙 Une naissance, ça peut être un évènement magique. Sérieusement. C’est pas pour rien que des tonnes de filles déclarent que c’était le jour le plus beau et le plus intense jour de leur vie.

Mais (et ça me brise le coeur,) ça peut aussi être le pire jour de ta vie. 30% des naissances sont traumatiques 😭

Je veux outiller, éduquer et traiter les femmes (et les couples) pour éviter de grossir cette statistique horrible. Je veux aider les mères à vivre des accouchements mémorables pour les bonnes raisons!

Je me bat aussi contre la fausse croyance qu’on est impuissant pendant un accouchement. Il y a plein de choses qui peuvent être faites pendant la grossesse et pendant la naissance pour influencer le cours de celui-ci, pour éviter des complications et des mauvaises expériences.