03/30/2026
Conclusion de partage
Les deux premiers volets de partage m’ont fait comprendre ce qu’est l’ego et le divin et comment les repérer l’un et l’autre.
Pour l’ego, il s’agit surtout d’une identification au corps ou par extension à son statut social. Mais, il est très difficile de ne pas m’identifier à mon corps.
J’ai 75 ans, j’ai connu de la douleur, de la souffrance physique, psychologique et morale, des maladies, des incapacités, de la dépression, de l’anxiété, la perte d’êtres chers. Mais, j’ai connu aussi la joie, le bonheur, le bien-être, la performance physique, psychologique, intellectuelle.
J’ai donc passé tout ce temps d’un état à un autre en souhaitant rester le plus longtemps possible dans la performance plutôt que dans la souffrance. J’ai aussi compris que performance et décadence sont toutes deux des manifestations de l’ego, de mon moi inférieur qui ne cesse de s’identifier à mon corps.
Une fois cette compréhension acquise, il n'est pas facile de ne pas s’identifier à mon corps comme étant ce que je suis.
Je ne suis pas uniquement ce corps, ça je le sais intellectuellement, mais je ne le sais pas encore pleinement énergétiquement.
Pour tenter de me libérer de ce carcan identitaire, j'essaie depuis peu de rester vigilant au quotidien, en vérifiant si, à chaque instant du matin au soir, je suis dans le rejet ou dans l'accueil.
Le corps
Faut-il pour autant nier, négliger le corps ?
Ce corps que l’on adule ou méprise, cet incompris qu’une éducation n’a pas pris soin de m’aider à comprendre. Ce corps que j’ai considéré comme acquis et immortel, ne croyant pas à la mort, celle-là étant toujours pour les autres, et pourtant en avoir une frousse bleue.
Ce corps est le véhicule du divin. Par le fait même il importe d'en prendre soin, mais pas de s’identifier à lui. À l’image du carrosse de Cendrillon : avant d’être un carrosse, c'était une citrouille. Alors il n’en tient qu’à moi de décider de me déplacer dans ce monde en citrouille ou en carrosse, en bazou ou en limousine ?