03/09/2026
Je me suis toujours considérée comme féministe et mon regard sur le sujet a beaucoup évolué dans les dernières années.
Après des décennies à montrer qu’on est capables de faire ce que les hommes font, de la même façon qu’ils le font, nous remettons en question ce paradigme brisé.
À sa source, on sous-entendait que la façon patriarcale d’opérer est supérieure et que c’était à la femme de s’adapter.
Je constate que nous sommes prêtes à rejeter le statu quo et reconnaitre notre forme de force, de puissance qui a si longtemps été vue comme inférieure, voire une faiblesse.
Enfin, les femmes se sont dotées d’un langage pour faire reconnaitre leur labeur jusqu’ici ignorée et dévalorisée : charge mentale, entretien relationnel, soutien émotionnel, proche aidance et j’en passe.
J’ai l’incroyable honneur de côtoyer beaucoup de femmes dans mon travail de prof de yoga et de conférencière sur l’épuisement et l’épanouissement.
Elles ne tolèrent plus qu’on invalide leur ressenti par du gaslighting ou en les rabaissant pour les « garder humbles ». Non.
On n’est pas sorties du bois mesdames. Et oui, on a de l’épuisement d’accumulé collectivement à force de ramer dans un système malsain qui se dégrade à plusieurs égards.
Mais il y a aussi beaucoup du progrès de fond.
Ce progrès intérieur que les femmes font est de plus en plus visible extérieurement autour de moi et les répercussions se font déjà sentir.
La mort du paradigme où on tente d’être un « petit homme » est une bonne nouvelle. Aujourd’hui et pour la suite, c’est l’expression sans détours de notre sagesse, à notre façon, pour un monde meilleur pour toutes et tous.
8 mars 2026, journée internationale du droit des femmes