03/27/2026
On ne choisit pas toujours ce qu’on vit… mais on peut choisir ce qu’on en fait.
Même si ma mémoire a tenté d’effacer une grande partie de mon passé, j’ai envie de partager quelques fragments de mon histoire.
Du plus loin que je me souvienne, j’ai grandi dans un environnement marqué par la violence; physique, psychologique et verbale.
Pendant longtemps, j’ai eu l’impression que ma place dans ce monde était de porter la douleur des autres, d’essayer de les comprendre et de les soulager.
Heureusement, j’ai eu des personnes extraordinaires dans ma vie, dont ma mère et mes grands-parents.
Leur présence m’a aidé à garder un certain équilibre mental malgré tout ce que je traversais.
Sans eux, je pense sincèrement que je me serais brisé avec le temps.
Certaines expériences vécues pendant mon enfance ont laissé des traces profondes. L’humiliation, le stress et la peur ont fini par marquer mon corps autant que mon esprit.
Très jeune, ces tensions ont même provoqué des problèmes physiques.
Vers l’âge de huit ans, j’ai été diagnostiqué avec un trouble anxieux.
Pendant longtemps, j’ai eu énormément de difficulté à me sentir en sécurité. Mon anxiété était constante et se manifestait souvent par des symptômes physiques.
Pendant plusieurs années, j’ai aussi eu des idées suicidaires.
Ces pensées sont même devenues des tentatives.
Elles ont échoué…
Puis il y a eu la médication… qui ne fonctionnait pas très bien pour moi.
Beaucoup trop d’effets secondaires.
L’école n’était pas un endroit facile non plus. Je me sentais souvent différent et isolé, comme si je ne trouvais pas vraiment ma place.
Comme beaucoup de gens qui essaient de fuir leur douleur, j’ai aussi fait des erreurs. Il y a eu la drogue, l’alcool, les fêtes… des tentatives maladroites de remplir un vide que je ne comprenais pas encore.
Puis, vers l’âge de quinze ans, quelque chose a changé. J’ai découvert la méditation et la spiritualité.
Peu à peu, cela m’a donné des outils pour apprendre à calmer mon esprit et reprendre un peu de contrôle sur ma vie.
J’ai aussi été aidé par des psychologues, des pédopsychiatres et des travailleuses sociales. Ces personnes ont joué un rôle important dans mon cheminement.
Avec le temps, j’ai commencé à mieux comprendre mes traumatismes et à apprivoiser mon anxiété.
J’ai réalisé quelque chose d’essentiel : toutes ces blessures font partie de mon histoire, mais elles ne définissent pas qui je suis.
Pendant longtemps, j’ai eu l’impression de subir ma vie. Comme si tout ce qui m’arrivait était plus fort que moi.
Mais avec le temps, j’ai compris une chose importante :
on ne choisit pas toujours ce qu’on vit… mais on peut choisir ce qu’on devient avec ça.
J’aurais pu suivre la même route que certains adultes que j’ai connus : la colère, la violence, la destruction.
Mais j’ai fait un autre choix.
J’ai choisi de guérir.
J’ai choisi de comprendre.
J’ai choisi la paix plutôt que la haine.
Mon chemin m’a finalement amené vers la méditation, la spiritualité et éventuellement vers le Reiki.
Pas pour fuir mon passé… mais pour transformer ce que j’ai vécu en quelque chose de plus lumineux.
Si je partage un morceau de mon histoire aujourd’hui, ce n’est pas pour attirer la pitié ni pour raviver le passé.
C’est simplement pour rappeler une chose :
Même quand on a vécu des choses très sombres… il est toujours possible de se relever, de guérir et de choisir la lumière.
Et ça, c’est une décision qu’on peut prendre chaque jour.
-Michaël