(Le texte suivant fut livré par M. Langis Proulx devant l’assistance présente lors de l’Assemblée Annuelle Générale tenue le 14 septembre 2019 à Deschambault.)
Tout débute en 1995, alors qu’une quinzaine de personnes de la région de Rimouski décident de former un comité afin de participer aux fêtes du 300e de la ville de Rimouski qui se tiendront en 1996.
La ville autorise douze familles souches à se réserver une fin de semaine pour accueillir sa famille pour l’été 96. Le comité pour la famille Proulx fait donc les préparatifs pour choisir la fin de semaine du 20 juillet, fin de semaine du déluge du Saguenay.
Des invitations sont envoyées aux quatre coins de la province pour venir festoyer avec tous les Proulx du Québec. Nous réservons donc un grand pavillon (celui de l’agriculture) où nous avons accueilli 600 personnes du vendredi soir au dimanche après-midi.
Inscription le vendredi soir avec musique, visite de la ville de Rimouski samedi, de fermes des descendants de Proulx et certains lieux touristiques avec souper le samedi soir avec orchestre, 600 convives sont acceptés…
Le dimanche matin, le curé Martin Proulx, qui est président d’honneur de notre comité des 15, préside la célébration eucharistique à la Cathédrale de Rimouski et celle-ci est bondée de ses 1,000 chrétiens. L’homélie est toute particulière car il raconte l’histoire de nos premiers descendants arrivés à Rimouski en 1751. Il s’agit de Guillaume Proulx et de Marie-Agnès Landais qui s’installent tout près de la Rivière Rimouski.
La fin de semaine est un succès sur toute la ligne et nous nous retrouvons avec un profit net de 5,000$, mais pas d’association. Tout le monde est fatigué et le comité demande à Christiane et Langis Proulx de conserver l’argent précieusement en attendant qu’une future association se pointe à l’horizon. C’est en 2006, soit dix ans plus t**d, qu’un groupe de sept personnes décide de former l’Association des Familles Proulx d’Amérique Inc. On reçoit nos lettres patentes le 12 mai 2006 et on forme un comité permanent qui a pour mission de fonder l’AFPA. C’est le 27 septembre 2008 que notre rêve devient réalité.
Lors de cette rencontre mémorable, les membres adoptent les statuts et règlements de la nouvelle association en plus de se doter d’armoiries qui seront protégées à partir du 1er décembre 2008 par un certificat d’enregistrement du droit d’auteur. On s’affilie à la Fédération des Familles souches du Québec.
Nous avons beaucoup de volonté, beaucoup de projets en tête, beaucoup d’espoir, peu de membres mais avec un 5,000$ dans un compte de banque.
Ironie du sort, à part M. Jean-Paul Guévin qui est connaisseur en généalogie avec l’Abbé Martin Proulx qui m***a le livre du centenaire de Ste-Blandine et de Mme Georgette Lévesque généalogiste émérite, le reste des membres du conseil d’administration sont des néophytes en généalogie.
Dans l’année de fondation, nous avons une correspondance par internet d’un soi-disant M. Gilles Proulx de Montréal qui est intéressé à se joindre à des personnes qui voudraient partir une association. Celui-ci a une expertise en généalogie et de l’expérience incontestable en informatique. Vous pouvez vous imaginer que nous n’avons pas attendu pour le contacter. Il sembla heureux de se joindre à nous car depuis ce jour, il est administrateur de notre association et devenu vice-président généalogie et technologie de l’information depuis deux ans. C’est un peu beaucoup lui qui a donné une certaine crédibilité à l’essence même des objectifs de notre association. Je le remercie tout particulièrement.
Étant un bon gestionnaire financier, j’avais estimé que si la première année nous atteignions cent membres au cours de notre mandat, nous serions rentables à vie pour notre association, et si naturellement nos dépenses restaient sous contrôle. Mais après trois ans à la barre de la présidence, nous n’avions atteint que la moitié de notre objectif.
En janvier 2011, nous apprenions le décès de notre vice-président M. Jean-Paul Guévin et je peux vous avouer aujourd’hui que cela a été une perte énorme pour notre association. Pour ma part, je perdais un ancien collègue de travail à DRH du Canada et un être humain d’une gentillesse et d’une compétence inébranlable.
Aujourd’hui avec du recul, j’ai vu notre association grandir en sagesse et avec une certaine humilité. Des personnes compétentes nous ont suivis pour prendre la relève et je dois vous avouer que je suis fier de voir les Clément Proulx, Jean-Pierre Proulx, Florian Proulx, Gilles Proulx, Roger Proulx et Lise Proulx de ce monde perpétuer notre histoire et persister à nous présenter une véritable mosaïque de l’histoire des Proulx.
Merci à vous tous membres de cette association. Nous sommes une grande famille et nous devons toujours nous soucier d’apporter à cette famille l’entraide et l’espoir d’un avenir meilleur.
Que tous soient un ! Telle est notre devise…
Langis Proulx, premier président de l’Association des Familles Proulx d’Amérique