02/21/2026
Post no 4 – Quand on cesse de s’effacer
La peur de déplaire nous pousse à nous protéger.
Et l’un de ces mécanismes, c’est de s’effacer.
Mais que se passe-t-il quand on cesse de le faire ?
Les réactions apparaissent.
Il y a ceux qui sont surpris de t’entendre parler.
« Ah, tu parles toi ? »
Sur un ton condescendant.
Ceux qui se sentent déstabilisés
parce que tu n’acceptes plus de passer en deuxième et te fusillent du regard.
Ceux qui te disent clairement
qu’ils préféraient ton ancienne version.
Et cela, parce que ton adaptation
leur convenait.
Et quand on change de posture et quon cesse de s’effacer,
on révèle la dynamique.
On met en lumière le contrôle
qui existait grâce à notre silence.
Et ceux qui avaient le gros bout du bâton
réagissent.
C’est là que la culpabilité se pointe.
On se demande si on est devenue trop intense.
Trop affirmée.
Trop directe.
« Peut-être que j’exagère… »
« C’est-tu moi qui capote ? »
Parce que ça aussi, on se le fait dire.
Mais non.
Ce n’est pas exagéré de nommer.
Ce n’est pas excessif de poser une limite.
Ce n’est pas agressif d’être claire.
Tu ne capotes pas.
Ce qui dérange,
c’est que l’équilibre ne repose plus
sur ton effacement.
Et c’est là que la solidité s’installe.
Pas une rigidité.
Pas une fermeture.
Une solidité.
Celle qui reste présente
même face à l’inconfort.
Même face à la culpabilisation.
La solidité de ne plus se diminuer
pour être acceptée.
Les relations qui tiennent
ne tiennent pas grâce à ton adaptation.
Elles tiennent grâce à ta vérité.
Et celles qui ne tiennent pas
te libèrent d’un rôle
qui ne t’appartenait plus.
Cesser de s’effacer,
ce n’est pas devenir contre.
C’est refuser de se faire contrôler et dominer.
C’est devenir avec soi et se respecter
Si tu es dans ce moment
où ta posture change
mais que l’inconfort te fait douter,
je t’accompagne à traverser cette transition.
Pas pour devenir plus dure.
Mais pour devenir solide.
Lumière de conscience par Marjolaine