04/21/2026
Tranche de vie
Demander et recevoir
Le 9 janvier, je suis parti en excursion de raquette dans Charlevoix. Avec une amie et une de ses connaissances. Cette aventure, ne s’est pas passé comme je l’aurai souhaité. Je me suis blessé à la jambe gauche. Ma raquette a piqué dans un trou et j’ai dû faire de très gros efforts physiques pour sortir du sentier étant donné que celui-ci n’était pas accessible pour les services d’urgence. Les personnes qui m’accompagnaient ont su gérer la situation. Cependant, au-delà de l’effort physique, j’ai dû fournir un effort psychologique et émotionnel. J’ai dû accepter de recevoir de l’aide et au-delà de cet aide mon plus grand défi était de la part d’un homme. C’était de rester dans le sentier ou d’avancer vitesse grand V dans mon cheminement. J’ai accepté que cet homme qui m’était inconnu me porte sur son dos afin de pouvoir être transporter à l’hôpital de baie Saint-Paul par la suite. Avec discussion avec mes compagnons, j’ai choisi de leur permettre de continuer leur week-end comme cela était prévu au départ. Ce qui m’apportait une fois de plus à demander de l’aide afin de pouvoir avoir un transport pour revenir chez moi. Cette aide m’a été apporter encore une fois par un homme.
De retour à la maison, comme j’étais immobiliser pour une période de deux semaines. J’étais une fois de plus dans le recevoir. Recevoir pour m’aider à la préparation des repas. Recevoir pour mes achats essentiels. Recevoir pour mon entretien ménager. Tous mes déplacements me demandaient un effort extrême étant donné ma chute et l’ampleur de mes blessures. Cependant, à ce moment après avoir cheminer à la vitesse grand V, mon défi n’était plus de recevoir mais d’avoir l’aide don j’avais de besoin des personnes disponibles autour de moi. La vitesse de la société, les vies chargées des gens font qu’ils ont peut de temps pour être présent autant qu’il le désirait et pour d’autre ils n’ont tout simplement pas le goût d’être empathique, de prendre conscience de ce que les autres vivent autour d’eux.
Après ses deux semaines, de duels intérieurs face aux évènements, face à des incompréhensions. La vie m’apporte une deuxième situation, celle ou ma vie ne tenais qu’à un fils. Hospitalisation dû à une embolie pulmonaire extrêmement sévère. Sans hospitalisation je serais morte. Lors de mes premiers 72 heures je ne savais pas si j’allais vivre et je ne savais pas si je devrais subir une chirurgie qui pouvait m’entraîner des troubles neurologiques à vie. Je ne pouvais pas manger, je ne pouvais pas faire p**i seule….Tout mouvement m’étais interdit pour ne pas aggraver mon état. Je devais une fois de plus travailler sur moi. Laisser tomber ma dignité, garder le moral, rester positive, ne pas passer à ma convalescence et à ce que cela impliquerait et même si mes deux premières semaines avaient été épouvantables…. Je devais me battre pour vivre tout en sachant ce que cette bataille impliquerait par la suite.
Mon retour à la maison, se déroula mieux que je l’aurais espéré. Mon mental était plus fort. J’ai été en mesure de supporter des paroles telles que j’aurais été mieux de mourir. Que ça devait être mes troubles mentaux qui devaient avoir causer cela de là par de personne qui ne me connaissent même pas et qui ne m’ont jamais adressé la parole. Que j’étais une mauvaise mère incapable de prendre soin de mon fils et j’en passe…. L’aide reçu est venue des gens de qui j’entendais le moins. Cette ouverture de leur part nous as permis de se rapprocher. De recréer des liens qui s’était éteint.
Pourquoi est-ce que je compte cette histoire?
Pour vous faire comprendre que le cheminement se fait toujours que nous le voulions ou pas. Que chaque situation, nous apporte des forces qui dorment en nous. Que chaque défi nous permet d’évoluer en tant que personne. Qu’il y a toujours un enseignement.
Avec amour Mélanie