05/15/2026
Quel beau résumé!
« Votre douleur n’est pas toujours égale à vos dommages. »
On retrouve fréquemment des hernies discales, de l’arthrose ou des dégénérescences chez des personnes sans aucune douleur (Brinjikji et al., 2015). À l’inverse, de très nombreuses personnes souffrent énormément malgré peu ou pas de dommage structurel.
Pourquoi?
Parce que la douleur est influencée par bien plus que les tissus et l’anatomie: Elle est aussi modulée par plusieurs facteurs bio-psycho-sociaux :
-Le manque de sommeil peut augmenter la sensibilité à la douleur et diminuer la capacité du corps à récupérer (Finan et al., 2013).
-L’anxiété, le stress et la dépression sont également associés à une amplification des douleurs et à une persistance des symptômes (Gatchel et al., 2007).
-La peur du mouvement et certaines croyances négatives peuvent contribuer au maintien de la douleur chronique (Vlaeyen & Linton, 2000).
-La sédentarité et la diminution des activités physiques peuvent aussi réduire la tolérance du corps aux demandes physiques du quotidien (Booth et al., 2012).
Le cerveau agit un peu comme un “système d’alarme”. Lorsque plusieurs facteurs s’additionnent, cette alarme peut devenir plus sensible et amplifier la douleur, même lorsque les tissus ne sont pas gravement atteints (Moseley & Butler, 2017). Ces facteurs bio-psycho-sociaux sont présents chez la plupart de mes patients, et je dois les adresser.
La bonne nouvelle?
La douleur est complexe… mais elle est aussi modifiable!
Bouger graduellement, améliorer le sommeil, diminuer le stress, reprendre confiance en son corps et mieux comprendre la douleur peuvent réellement contribuer à diminuer les symptômes et améliorer la fonction (Louw et al., 2016).