04/07/2026
Parmi nous, beaucoup de personnes sont en mode survie sans que ça ne se sache. Parce que l’humain excelle dans l’art de porter des masques.
Le mode survie, c'est un peu comme être prisonnier d’un état d'être profondément inconfortable. La vie peut avoir l’air normale, alors qu’elle est vécue sous tension. Comme si la pression ne redescendait jamais vraiment. Comme si le danger était toujours présent, même quand, objectivement, il n’y a pas de réelle menace.
Le mode survie, c’est essayer de s’adapter, encore et encore… sans jamais réussir à se sentir réellement bien. C’est éteindre un incendie après un autre, sans jamais entrevoir la porte de sortie....
Concrètement (et physiologiquement), c’est un système nerveux dérégulé, qui ne trouve plus le chemin de la détente. Un corps qui reste en alerte, et qui peut se manifester comme ça :
🧚♀️un mental brouillé et une difficulté à se concentrer ou réfléchir
🧚♀️un sentiment d’urgence permanent
🧚♀️une sensation de stress omniprésente
🧚♀️un sommeil troublé
🧚♀️une respiration courte ou saccadée
🧚♀️une sensation permanente de contraction, de crispation
🧚♀️une réelle difficulté à se poser, à décrocher du mental et être pleinement là.
Habiter son propre corps peut devenir tellement inconfortable, que l’on commence à vivre un peu en dehors de soi.
On fonctionne, par la force des choses et avec beaucoup d’efforts, mais on ne se sent pas réellement vivre. Et non, il n’est pas nécessaire de traverser un grand traumatisme ou d’avoir vécu une tragédie pour en arriver là.
Le mode survie peut prendre 1000 visages :
🧚♀️la mère à bout qui ravale ses larmes pour tenir pour ses enfants
🧚♀️la personne qui travaille sans relâche pour se sentir ‘’ à la hauteur’’,
🧚♀️celle qui porte tout pour tout le monde et qui se perd dans le processus;
🧚♀️celle qui cumule 3 jobs pour rembourser ses dettes et qui ne voit pas la lumière au bout du tunnel…
C'est un état silencieux, mais profondément éprouvant. Je le sais, parce que c’est un espace que je traverse moi-même. Et s’il y a une chose importante à dire ici, c’est qu’on n’est pas censé porter ça seul !
Il existe des manières d’être soutenu, accompagné, pour revenir, progressivement à quelque chose de plus vivable. Notamment en apprenant à recréer de la sécurité à l’intérieur…
J’ai réalisé dernièrement (il m’aura fallu du temps!) que c’est ÇA la réelle raison d’être de Ndindi…le RETOUR À SOI.
C’est quelque chose que j’explore profondément en ce moment. Et que je partagerai ici, avec douceur.
(Photo d'un autre temps. Même combat intérieur. Crédit : Tekeu)
terieur 🤍