04/01/2026
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
Maison Eurêka, ressource d’hébergement en dépendance, annonce sa fermeture immédiate faute de financement suffisant
Shawinigan et Saint-Guillaume,
le 1er avril 2026 — Après des années à offrir des services d’hébergement, de traitement des dépendances et de suivi dans la communauté indispensables à la population de la Mauricie, du Centre-du-Québec mais aussi de tout le Québec, Maison Eurêka annonce aujourd’hui sa fermeture immédiate, faute d’un financement suffisant pour poursuivre ses activités.
Depuis sa fondation en 1997, l’organisme a soutenu des dizaines de milliers de personnes grâce à ses services de traitement des dépendances et de surveillance communautaire. Toutefois, malgré une demande croissante et un contexte social de plus en plus difficile, les ressources financières nécessaires n’ont jamais suivi la réalité du terrain.
Cette situation exerce depuis longtemps une pression démesurée sur l’équipe. Dévoué·e·s et indispensables, les travailleuses et travailleurs du communautaire œuvrent pourtant dans des conditions largement insuffisantes : salaires peu compétitifs, surcharge constante, manque de stabilité et protections limitées. Cette réalité entraîne un important roulement de personnel et un épuisement généralisé, mettant directement à risque la capacité d’offrir des services de qualité.
« Nous avons tout tenté. Nous avons optimisé, coupé, réorganisé, recruté à l’international, multiplié les demandes de financement… Mais aujourd’hui, il ne nous reste plus d’options. Nous devons cesser nos services. C’est un moment extrêmement difficile pour nous, pour notre équipe et pour la communauté qui compte sur nous », affirme France Bouffard, directrice générale de Maison Eurêka.
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Des services qui disparaissent
La fermeture de Maison Eurêka signifie la disparition complète des services suivants, pourtant nécessaires au bien-être de la communauté :
● Thérapie long terme — traitement des dépendances pour plus de 200 personnes par an
● Hébergement pré-traitement — pour être en sécurité entre la demande d’aide et l’entrée en traitement pour plus de 100 personnes par année
● Surveillance communautaire — accompagnement dans la réinsertion sociale des contrevenants adultes pour plis de 375 personnes par an
La perte de ces services aura des impacts majeurs sur les personnes ayant le courage de demander de l’aide pour traiter leur dépendance ainsi que sur leurs familles qui se retrouveront sans soutien dans un moment où les besoins augmentent. Prenez note que la thérapie long terme n’existe pas dans le réseau public de santé et de services sociaux.
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Poisson d’avril… mais imaginez si c’était vrai.
Aujourd’hui, ce communiqué n’est qu’un Poisson d’avril, mais il reflète une menace bien réelle.
Sans un engagement clair des instances gouvernementales à financer adéquatement le milieu communautaire et à soutenir des conditions de travail décentes, ce scénario pourrait devenir réalité pour notre organisme et pour des centaines d’autres.
Le milieu communautaire ne peut plus continuer à survivre au jour le jour, au gré de budgets insuffisants et d’équipes épuisées. Nous invitons donc les décideurs à agir dès maintenant pour garantir la pérennité des services dont la population dépend au quotidien.
Parce qu’un Québec sans organismes communautaires serait tout sauf une blague.
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Pour information ou entrevues :
France Bouffard
Directrice générale de Maison Eurêka
819 536-0965 poste 224
France.bouffard@maisoneureka.ca
maisoneureka.ca