01/13/2026
Je suis Marylene, maman de deux garçons très actifs qui m’apprennent chaque jour la patience, l’écoute, l’apprentissage… et surtout l’art du moment présent.
L’équilibre, quoi 😉
Je suis aussi un enfant « sandwich », partagée entre l’éducation de mes boys au primaire et la proche aidance de mes parents, maintenant dans la quatre-vingtaine.
Ce n’est pas toujours simple, mais ces défis demandent du temps, de l’empathie et énormément d’amour.
La maladie d’Alzheimer et d’autres complications ont touché notre famille au fil des années.
Avoir un père de 75 ans qui rénovait avec moi était tout à fait normal. Il oubliait parfois quelques mesures, s’obstinait un brin… mais entre un deux pouces et quart « fort » et deux traits de scie, nous formions une sacrée équipe.
J’avais les idées, il avait l’expérience. Il était fier de transmettre, et moi, profondément choyée de recevoir.
Puis, le vent a tourné.
Cet homme fort et actif a perdu des plumes à chaque nouvelle maladie. Dans notre ville « de côtes », comme il dit, il a dû ranger son vélo : son cœur s’essoufflait pour presque rien.
Un premier deuil… parmi tant d’autres.
Trois conditions se sont installées : le cœur, le cancer et les troubles cognitifs.
Un trio digne d’un menu McDo… mais sans jouet dans la boîte. Pas très festif.
Ma mère, douce, calme, discrète, a dû embarquer elle aussi dans ce bateau.
Épouse, infirmière, proche aidante.
Rendez-vous après rendez-vous, j’étais là : à noter, questionner, organiser. Toujours en mode solution.
Quand tout semblait enfin « sous contrôle », la maladie l’a frappée à son tour. Un choc immense pour nous tous.
Comment avancer avec eux, les soutenir, tout en restant présente pour ma famille… et pour moi ?
Un jour à la fois.
Comme disait ma grand-maman Cécile… le doux Jésus en moins 😉
Le gros kit a suivi : opération, chimiothérapie, radiothérapie.
Avec un père qui perdait de plus en plus ses repères, et une mère courageuse, mais fragilisée.
Être proche aidant ne vient avec aucune formation, aucune rémunération… et encore moins avec de la reconnaissance. Pourtant, c’est bien réel. Même quand c’est silencieux.
Dans tout ce chaos, ma propre vie a aussi basculé.
Pas une question de santé, mais un grand feu intérieur.
À l’aube du mi-siècle, j’ai dû revisiter ma vision de la vie… de ma vie.
J’appelle cette transformation ma Cinquième Saison.
Un espace entre ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore.
Un temps de transition, de préparation, de renaissance.
Être beaucoup plus dans l’ÊTRE, et un peu moins dans le faire.
Mes intérêts pour le bien-être, la créativité et l’humain me guident aujourd’hui vers ce qui fait du bien, simplement.
Accompagner mes parents dans cette étape de leur vie m’a profondément inspirée.
Aujourd’hui, j’ai envie de faire une différence pour vous.
Vous offrir ce que vous désirez.
Mon écoute.
Mon temps.
Mes mains.
Mes idées.
Pour que votre histoire soit entendue, partagée, parfois rieuse, parfois émotive…
et surtout, honorée 💛